Vous ne pouvez pas le faire à moins que vous ne puissiez l'imaginer.
Si un oiseau transportait chaque grain de sable, grain à grain, de l'autre côté de l'océan, quand il aurait tout amené de l'autre côté, ce ne serait que le début de l'éternité.
Connaître à demi est périlleux. Bois à en perdre le souffle ou ne t'abreuve pas à la source des Muses. Là des courants affleurant la surface intoxiquent le cerveau, mais si tu bois à satiété ta lucidité t'est rendue
Gorz s'attache à montrer comment le système, pour se développer, crée artificiellement, notamment par l'omniprésence de la publicité, des besoins de consommation qui, faute d'être satisfaits, deviennent aussi obsédants que l'ancienne pauvreté.
Des nuits et des nuits j'ai rêvé d'un pays d'oranges, où langue, religion, couleurs, goûts, feraient tous le même bouquet. Celui des vraies oranges, celles d'avant. Tout le monde s'en souvient.
Toi, tu n'est pas dans l'espace, c'est l'espace qui est en toi.Jette-le hors de toi, et voici déjà l'éternité.Toi-même crées le temps, tes sens forment l'horloge.Arrête donc en toi le balancier, et c'en est fait du temps.
Le christianisme se soucie du développement humain, des aspects politiques et sociaux de la vie.
Je crois que le remords est le moins actif de tous les sens moraux de l'homme.
Le monde est paritaire qu'on le veuille ou non, à vous de comprendre.
Si on dit quelque chose à un homme, ça entre par une oreille et ça sort par l'autre. Si on le dit à une femme, ça entre par les deux oreilles et ça sort par la bouche.
Le coeur suit aisément l'esprit.
Je pense que Pam n'est pas heureuse de mon choix, parce qu'elle trouve que je ne gagne pas autant que je le devrais. Mais quelle importance ? Tout le monde s'en moque, sauf l'Etat au moment de la déclaration d'impôts !
Je suis quoi ? Je suis le fils du chiffonnier, ce n'est pas le titre d'un film, c'est le titre de ma vie.
L'observation est active et volontaire. La contemplation involontaire et passive. Dans l'observation, le courant principal va de l'esprit à l'univers. Dans la contemplation, c'est le contraire.
Celui qui n'est jamais parti, le matin, au petit jour, tout son bagage à l'épaule, et la canne en main, ne sait pas ce que c'est que de partir. Il ne sait pas davantage ce que c'est d'arriver.
Non, mais tu le vois cet enflé qui fume sa pipe sur la mélinite. Pas de ça, mon vieux, tu vas nous faire sauter.
On court deux dangers spirituels à ne pas posséder une ferme. Le premier est de croire que la nourriture pousse dans les épiceries. Le second, de penser que la chaleur provient de la chaudière.
Il est vrai aussi qu'on doit s'habituer, comme les médecins avec la souffrance, les magistrats avec le crime... l'accoutumance, tout s'aplanit, même les agréments on les trouve trop naturels, on ne se méfie plus des retours de trique... les peuples aussi bien que les individus !
Le passé est indistinct de la culture, et celle-ci indistincte de la mémoire.
À ceux qui, inquiets, frustrés, oppressés, éructent contre le destin, les dieux, les démons, les princes, le triomphe de la masse et de la technique, je préfère ceux qui chuchotent, en passant, cette simple phrase : " Je ne sais plus où j'en suis. "
L'esprit le plus capable de recevoir des impressions est très souvent le moins capable de tirer des conclusions.
C'est l'échec qui vous donne la bonne perspective sur le succès.
Nous avons le droit, en tant qu'individus, de donner autant de notre propre argent que nous le souhaitons à des oeuvres de charité; mais en tant que membres du Congrès, nous n'avons pas le droit de s'approprier un dollar de l'argent public.
Avec Nulle Part Ailleurs, j'éatais le conducteur du train, on m'a demandé de mettre des rails et le probléme c'était d'aller de plus en plus loin avec ces rails.
J'ai déjà essayé le Botox et ça m'a fait loucher !
Le vingtième siècle parle à l'oeil, et comme la vue est un des sens les plus volages, il lui faut hurler, crier avec des lumières violentes, des images désespérantes à force d'être gaies.
En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu'on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd'hui. Le manque de confiance, la jalousie, mon envie de plaire.
Cette prétendue franchise, à l'aide de laquelle on débite des opinions tranchantes ou blessantes est ce qui m'est le plus antipathique.
J'aimais conduire. Vite. En rupture avec la raison. Nuit et jour. Au petit matin. À l'heure du blues crépusculaire. Avec des bouts de lumière qui te pètent dans l'oeil, avec Marvin Gaye qui chante à la radio. Des courbes qui s'engouffrent dans le noir des longs tunnels. Faut pas lâcher le pied.
Le psychotique vit dans la crainte de l'effondrement.
Le capitalisme avait besoin que les gens aient de plus grands besoins.
En quarante ans d'observations, l'attitude de confiance - ou de défiance - en la personne nous est apparue, sous des formes très diverses, comme la quintessence des conduites culturelles, religieuses, sociales et politiques qui exerce une influence décisive sur le développement.
Pour m'alléger du poids du monde, je le mis sur le papier.
Je pense que le seul guide ultime que nous ayons est notre conscience, et si la loi du pays va à l'encontre de notre conscience, je pense que nous devrions désobéir à la loi.
Quelqu'un m'a dit que je devrais mettre un caillou dans ma bouche pour soigner mon bégaiement. Bon, j'ai essayé, et pendant une scène j'ai avalé le caillou. C'était la fin de cela.
Je n'ai pas besoin d'une vie fantastique comme autrefois. C'est la vie de l'imagination dont j'avais grand besoin. Les films étaient le moyen idéal pour satisfaire ce besoin.
Je me sens mieux dans les matériaux doux et naturels tels que le coton et la soie. Je porte des collections de tous les designers. Ils ont tous des coupes exceptionnelles et des matériaux extrêmement agréables.
Qu'est-ce que cela veut dire le « patriotisme économique » ? Cela veut dire que, face à un coup qui a été porté à l'économie mondiale et à la population, nous devons réagir avec responsabilité, sérénité et dignité - et donc, volonté.
Grandir n'apporte qu'une chose : l'indépendance. Et l'indépendance on en rêve. Parfois nous arrivons à l'acquérir en nous servant des autres et parfois c'est en étant avec l'être que nous la trouvons. Certaines personnes vont jusqu'à monnayer leur indépendance et le prix peut être très élevé.
Je ne veux pas être le chroniqueur qui raconte sa vie.
Le bonheur, on ne sait jamais très bien où il commence si on sait où il finit.
Dans cette pièce, le lit est le seul ressort de l'action.
Le génie crée, l'esprit arrange.
La France ? Une nation de bourgeois qui se défendent de l'être en attaquant les autres parce qu'ils le sont.
On trouve dans le monde plus souvent matière à s'instruire qu'à se consoler.
L'économie au sens le plus large du terme comprend également la théorie de l'organisation de la vie. C'est la science pratique en totalité. Tout ce qui est pratique est économique.
L'autodestruction de la nature, qui est un thème fondamental chez Sade, cette autodestruction dans une sorte de monstruosité déchaînée, n'est jamais effectuée que par la présence d'un certain nombre d'individus qui détiennent un surpouvoir. Le surpouvoir du prince, du seigneur, du ministre, de l'argent, ou le surpouvoir du révolté.
Le Coryphée : C'est ton courage, sache-le, qui fait ton malheur. Cassandre : C'est là une chose qu'on ne dit jamais aux gens heureux.
Le sensationnel se vend mieux que le réel.
On m'a vu dans le VercorsSauter à l'élastiqueVoleur d'amphoresAu fond des criquesJ'ai fait la cour à des murènesJ'ai fait l'amour.