La sagesse est le moyen. La vie est la fin.
Nous devons vivre nos vies comme si le Christ allait venir cet après-midi.
La modestie rétrécit le coeur, qui ressemble alors à un petit galet extrêmement solide malgré sa petitesse ; il faut être solide pour pouvoir être sincère.
Le théâtre est indispensable à ce qui nous rend humain.
L'artiste, c'est le vrai riche. Il roule en automobile, le public suit en omnibus. Comment s'étonnerait-on qu'il suive à distance ?
Le sport est l'espéranto des races.
Il existe un havre où l'on peut toujours savourer une relation authentique : le coin du feu chez un ami auprès duquel on peut se défaire de ses petites vanités et trouver chaleur et compréhension.
Si le coeur vieillit, le rêve vieillit aussi et devient décombres.
Le bien c'est l'intelligible au sens le plus élevé, le mal est l'expression d'une ignorance.
Dans l'art, rien n'est mineur par définition. Il y a le bon et le moins bon. Il en est ainsi de tous les arts.
Pour mener l'être humain vers la civilisation, il a fallu quelques millions d'années, alors que le retour au Néandertal prend moins d'une semaine.
Le contact de l'étranger nous aide bien souvent à mieux nous comprendre nous-mêmes.
La manière de bien conduire une guerre ce n'est pas de suivre, mais de précéder les évènements. Un général marche à la tête des troupes, de même un bon politique doit marcher à la tête des affaires, afin d'être toujours [...] ► Lire la suite
La science commence dès que le savoir, quel qu'il soit, est recherché pour lui-même.
Le véritable ornement de la femme est son caractère, sa pureté.
Les médias, c'est le deuxième secteur économique le plus rentable aujourd'hui dans le monde, après le luxe. (...) Notre intérêt n'est pas politique et n'est pas idéologique : c'est un intérêt purement économique.
Le paresseux est le frère du mendiant.
La vie éternelle ne commence-t-elle pas lorsque la dépouille se dissout,se laisse avaler par la terre, digérer par elle, et retourne ainsi dans le grand cycle de la nature ?
On ne fonde pas le mariage sur « l'amour », on le fonde sur l'instinct de l'espèce, sur l'instinct de propriété (la femme et les enfants étant des propriétés), sur l'instinct de la domination qui sans cesse s'organise dans la famille en petite souveraineté.
Le jeu ne peut pas être gagné, il peut être seulement joué.
un enfant peut épidermiquement percevoir, sans se tromper, le malheur et le bonheur des adultes.
Quand l'amour est éteint, rien ne le rallume.
Parmi les dirigeants, il y a ceux qui dirigent par le contrôle et ceux qui dirigent par la confiance. Les uns sont des dirigeants-managers et les autres sont des dirigeants-leaders.
Rien de plus dangereux que l'homme qui agit bien et pense mal. Le contraire ou le symétrique de l'hypocrite est fort redoutable.
Chez la plupart des hommes, le calme est léthargie, l'émotion fureur.
Tristesse du réveil. Il s'agit de redescendre, de s'humilier. L'homme retrouve sa défaite : le quotidien.
Le courage, c'est-à-dire le doute dans l'ordre théorique et l'action dans l'ordre pratique.
Des malheurs évités, le bonheur se compose.
Jouer, c'est expérimenter le hasard.
Le paradoxe, je ne sais pas ce que c'est. Je crois que c'est le nom que les imbéciles donnent à la vérité.
Peut-être qu'à force de retenir le pire, on finit par oublier le meilleur.
Le fou et l'écrivain sont des hommes qui voient un abîme et, y tombent.
Les fumeurs de pipes passent beaucoup de temps à nettoyer, préparer et s'amuser avec leur pipe, ils n'ont pas le temps d'avoir des problèmes.
C'est le commencement, le monde est à repeindre, l'herbe veut être verte, elle a besoin de mes regards.
Celui qui récompense plutôt le mal que le bien, est indigne de vivre tranquillement.
La vie est une sorte de machine à voyager dans le temps.
Un grand vin n'est pas l'ouvrage d'un seul homme, il est le résultat d'une constante et raffinée tradition. Il y a plus de mille années d'histoire dans un vieux flacon.
Les animaux sont un peu comme les gens : il y en a des cons et des géniaux. Quoiqu'il en soit, aucune raison de les persécuter comme on le fait.
Le sort apaise les différends, et il est l'arbitre entre les grands mêmes.
Le salut des vaincus est de n'en plus attendre.
Dans une société hédoniste aussi superficielle que la nôtre, les citoyens du monde entier ne s'intéressent qu'à une chose : la fête. (Le sexe et le fric étant, implicitement, inclus là-dedans : le fric permet la fête qui permet le sexe.)
Il n'existe aucune différence entre un banlieusard de Neuilly-sur-Seine et un banlieusard de Vaulx-en-Velin, sinon que le premier aime bien le second.
Le plaisir est rond comme la lune et en bout de course il se fait étoile filante.
Evidemment, la science nous a appris à pasteuriser le fromage. Mais quid de la bombe à hydrogène ?
Déblatérer : parler beaucoup pour chasser le cafard.
En intimité maritime, le lagon est à la lagune ce que chacun est à sa chacune.
On dit le malaise des banlieues. Mais si c'étaient les banlieues, le malaise.
La capacité humaine à supporter les épreuves ressemble au bambou ; beaucoup plus souple qu'on ne le croirait jamais à première vue.
La femme a le droit de monter à l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune.
On se rend compte de l'ensemble de qualités, de circonstances, de bonheurs rejoints qu'exige, à la Chambre, un véritable succès de tribune, capable de déterminer un acte national, ou un changement d'orientation politique! C'est le gros lot à la loterie, [...] ► Lire la suite