On blesse l'amour-propre, on ne le tue pas.
Les soldats se plient aux ordres de leur général comme les herbes se plient sous le vent.
Je suis la personne avec qui je m'ennuie le moins.
Le pouvoir absolu a cela de commode qu'il sanctifie tout aux yeux des peuples.
Celui qui n'est rien est l'égal de tout le monde.
Le fardeau de l'amour : il pèse si peu sur le coeur !
Le terrorisme, c'est la propagande par l'action.
Le libéralisme contemporain profite aux riches ; et à personne d'autre.
Si tu commets une erreur, reconnaîs-le. Si tu ne le fais pas, tu ne fais qu'empirer les choses.
La fin suprême de la famille serait qu'entre les trois personnes il n'y eût plus ni sexe ni âge, que les fils fût le père de ses parents, l'époux de sa mère.
Le médecin à qui vous tirez la langue vous le fera payer cher.
Le monde se porte toujours mal pour celui qui en connaît trop.
La liberté n'a pas de prix. On paye la rançon qui nous a été demandée - fût-ce notre chair - le jour où l'on a compris qu'on ne pouvait vivre sans elle.
Il n'y a pas d'amour malheureux : on ne possède que ce qu'on ne possède pas. Il n'y a pas d'amour heureux : ce qu'on possède, on ne le possède plus.
Le temps est un enfant qui ne se laisse pas étreindre.
Le point faible de la tactique de la méditation est que de nombreuses questions restent sans réponse.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
L'amitié est "réduite aux acquêts", elle va généralement croissant, ce qui n'est pas toujours le cas pour l'amour.
Un amant ne donne pas seulement la vie à tout, il fait aussi oublier la vie : le mari ne donne la vie à rien.
Dieu a dû chier le monde un jour pour se guérir d'une colique.
Dans la vie, le passé c'est de la vie qui est déjà morte.
La cornemuse sonne exactement de la même façon après dix ans de pratique que le premier jour où vous en avez joué.
Voyez-vous, Pasquier, il n'y a pas de bon régime politique. Tous ont leurs vices et leurs inconvénients. Le meilleur, à mon sens, ou plutôt le moins mauvais, c'est celui qui gêne le moins l'individu, celui qui laisse l'individu libre d'exercer avec fruit ses vertus cardinales.
Le soir, on rencontrait par les chemins le vieux meunier poussant devant lui son âne chargé de gros sacs de farine.
Le journal de mes nuits dit que tu es une reine et le journal du matin dit que tu es mienne.
Il y a autant de chemins qui mènent à Dieu qu'il y a d'êtres humains. Car même à l'intérieur de la foi, le chemin de chaque homme est entièrement personnel.
Il brille, le sauvage Été,La poitrine pleine de roses,Il brûle tout, hommes et choses,Dans sa placide cruauté.
C'est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S'il se passe un truc moche, on boit pour essayer d'oublier; s'il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s'il ne se passe rien, on boit pour qu'il se passe quelque chose.
Pour me comprendreIl faudrait connaître mes nuitsMes rêves d'amourEt puis mes longues insomniesQuand vient le jourLa peur d'affronter la vie.
Le fantastique est une ressemblance abstraite des choses par l'imagination.
Le repos, mon bien-aimé, le Repos, n'est-ce pas le nom de la Vie divine ?
Le pénis de la hyène n'est pas une balançoire pour un chevreau.
Le sot a un grand avantage sur un homme sensé ; il est toujours satisfait de lui-même.
Si vous avez un peu de gaz, vous devez le laisser partir. Alors les gens me disaient : 'Tu es comme un coussin péteur.'
Je ne comprends vraiment pas le minimalisme. C'est tellement poli et ennuyeux. Si vous voulez que personne ne vous remarque, vous devriez rester à la maison et cultiver vos propres légumes.
J'ai toujours eu le même style de jeu. Je ne m'inquiétais pas vraiment que les gens me donnent des coups de pied.
Vie de plaisir, et mort de saint, le diable y perd son latin.
Une rose semble grise à minuit, mais la flamme est juste endormie. Et l'acier est résistant car il connaît le marteau et la chaleur blanche.
Le jour où j'ai vu ma mère manger les biscuits du père Noël sur l'assiette a été l'un des plus horribles jours de ma vie.
J'ai cueilli la fleur des champsJe l'effeuille dans le vent,Un pétale pour mon papaQui me soulève dans ses brasUn pétale pour ma mamanQui m'endort en me berçant.C'est la fleur de mon amourJe veux la garder toujours.
Au théâtre, le plus drôle est susceptible de relever d'un fond cruel, voire tragique.
Il faut distinguer le réel, et la représentation du réel qui se traduit par des récits de tristesse et d'abattements.
A notre époque, on se refuse à croire que le plomb puisse être transformé en or... jusqu'au moment où on reçoit la facture du plombier.
Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier la pierre.
Souvent le désespoir a gagné des batailles.
Le parfait bonheur ne consiste qu'à rendre les hommes heureux.
L'être humain n'a jamais le temps d'être, il n'a jamais le temps que de devenir.
Le doute est en effet un état de balancement ou une espèce d'équilibre où les enfants ne peuvent pas se tenir.
Il y a deux sujets sur lesquels les Français mentent : le nombre de livres qu'ils lisent et le nombre de coups qu'ils tirent.
Peut-on devenir paranoïaque à force de penser que les autres pensent que nous le sommes ?