- J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle c'est que ta maman est dans le coffre. - C'est quoi la mauvaise ? - Elle est vivante.
Il existe un mot qui désigne l'acte de donner et celui de prendre, la charité et l'avidité, la bienfaisance et la convoitise, c'est le mot amour.
La justification, c'est le début du mensonge.
Autrefois on rêvait de posséder le coeur de la femme dont on était amoureux ; plus tard, sentir qu'on possède le coeur d'une femme peut suffire à vous en rendre amoureux.
La lutte de l'homme contre le pouvoir, c'est la lutte de la mémoire contre l'oubli.
J'aime passionnément le mystère, parce que j'ai toujours l'espoir de le débrouiller.
Pour gouverner quelqu'un longtemps et absolument, il faut avoir la main légère, et ne lui faire sentir que le moins qu'il se peut sa dépendance.
Je compterais plus sur le zèle d'un homme espérant une grande récompense que sur celui d'un homme l'ayant reçue.
Le rêve est une hypothèse, puisque nous ne le connaissons jamais que par le souvenir, mais ce souvenir est nécessairement une fabrication.
Le football. Étrange ballet tissé par les obscurs désirs du sexe masculin.
La vie est perdue contre la mort, mais la mémoire gagne dans son combat contre le néant.
Les années viennent à bout de tout. Avec le temps et l'âge, tout finit par passer. Il faut juste accepter de souffrir.
Si la girouette pouvait parler, elle dirait qu'elle dirige le vent.
Que signifie la liberté, sinon le néant, quand elle n'est plus relative à autrui ?
Le sens de la vie, c'est ce qui reste quand on se débarrasse de tout ce qui est absurde.
Je voudrais inventer un blues blanc. Je voudrais chanter un blues blanc. Comme ça pour sourire, pour la blonde. Je voudrais dire à ma blonde que même quand je ne suis pas là, quand je suis de l'autre côté de [...] ► Lire la suite
Le but principal de la vie est de vivre correctement, de penser correctement, d'agir correctement. L'âme doit languir quand nous donnons toute notre pensée au corps.
Les livres ne peuvent être anéantis par le feu. Les hommes meurent, pas les livres. Aucun être, aucune force ne peut abolir la mémoire.
Le luxe de demain sera la lenteur dans le silence.
Que serions-nous sans le secours de ce qui n'existe pas ?
Le hasard gouverne un peu plus de la moitié de nos actions, et nous dirigeons le reste.
Le plus grand péril se trouve au moment de la victoire.
Etre est plus indispensable qu'avoir. Le rêve, c'est d'avoir de quoi être.
Définir le rôle des amuseurs : celui de la goutte de citron sur l'huître.
De tous les événements inattendus, le plus inattendu c'est la vieillesse.
C'est si ennuyeux, le deuil ! A chaque moment, il faut se rappeler qu'on est triste.
L'amant timide n'est jamais heureux. Le bonheur est le prix de l'audace.
Tout se calme à la longue, notre joie comme notre peine. Tout s'en va avec le temps.
Le bonheur, c'est mieux de ne pas trop l'attendre des autres.
Le malheur est à l'art ce que le fumier est à la culture maraîchère.
Sans le saule, comment connaître la beauté du vent ?
Le zen n'est pas une forme d'excitation, mais la concentration sur notre routine quotidienne.
Le journalisme, c'est le contact et la distance.
Une seule maxime peut expliquer la rigidité et l'intolérance des dogmes religieux : "Le premier jour, l'homme créa Dieu à son image".
Tords le cou à la poule qui mange chez toi et ponds chez autrui.
Les vieux époux ont le même nombre de poils dans les oreilles tant ils finissent par se ressembler.
Le mythe prive l'objet dont il parle de toute histoire. Car la fin même des mythes, c'est d'immobiliser le monde.
De la possessivité naît le manque ; du non-attachement, la satisfaction.
Respecte ton corps, il est le temple de l'univers.
Je connais assez le monde maintenant pour avoir presque perdu la capacité d'être très surpris par quoi que ce soit.
Le problème de l'islam aujourd'hui, c'est avant tout qu'il n'y ait pas de pape ! Le pape élimine les déviances.
Je crois qu'il est dans ma destinée de tailler mon chemin dans le roc ; car je ne pourrais suivre celui pratiqué par les autres.
Les statistiques, c'est comme le bikini. Ce qu'elles révèlent est suggestif. Ce qu'elles dissimulent est essentiel.
Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.
La justice est le droit du plus faible.
L'oubli est un puissant instrument d'adaptation à la réalité parce qu'il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle.
Le désespoir est le suicide du coeur.
Le pire tyran n'est pas l'homme qui gouverne par la terreur. Le pire est celui qui gouverne par l'amour et en joue comme d'une harpe.
Les apparences, on ne le sait que trop, ont cette faculté d'être aussi trompeuses qu'un politicien en campagne électorale.
On peut parler à quelqu'un, dans le train, mais il est plus correct de lui parler dans l'oreille.