L'homme sait que le monde n'est pas à l'échelle humaine ; et il voudrait qu'il le fût.
Chacun n'est devenu tout à fait soi-même que le jour où ses parents sont morts.
Le célibat s'assied seul, est confiné et meurt dans sa singularité.
Les cris des bêtes sont des sténographies sensorielles dans l'espace. Tel était le langage premier de l'homme.
C'est autant par le rêve que par la raison que le monde parvient à exister.
Le mariage, tel qu'il se pratique chez les grands, est une indécence convenue.
J'ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m'a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l'eau, et ont altéré la couleur de mon esprit.
Où est-il le temps des galères et celui des caravelles ? Il est loin comme une minute de sable dans le trébuchet du destin.
De même la vie dépose sur le visage des individus, couche après couche, les rides successives de l'expérience où il est absolument impossible de discriminer la part du rire et celle des larmes. Déjections de l'expérience sur la sables de la vie...
À chaque fois qu'il y a eu dans une colonie un supplicié, un torturé, une fillette violée, et qu'en France on accepte, il y a une régression universelle qui s'opère, un poison instillé dans les veines de l'Europe et le progrès lent de l'ensauvagement du continent.
Le déluge grossitBientôt il déferleraDans chaque valléeSur chaque toitureLe corps se noieraEt l'âme rompra ses liensJ'écris tout celaMais la preuve je ne l'ai pas.
J'ai eu du mal approcher le bonheur, le mien, avec cette putain d'envie que les autres aient le même au moins. Ce songe lointain. Bonheur humain où l'amour sera roi.
Il leur fallait Dieu sur le champ, comme il faut un carré de chocolat pour accompagner le café.
La pauvreté a le pouvoir a le pouvoir de faire sentir aux êtres humains la pesanteur de la chair et la servitude lamentable de l'esprit.
Tout ce que vous faites, faites-le avec amour ou alors ne le faites pas ! Car ce que vous faites sans amour vous fatigue, vous empoisonne même, et ne vous étonnez pas ensuite d'être épuisé, malade.
Il y a pusieurs attitudes vis-à-vis de l'amour : on peut le manger, on peut le boire,on peut le respirer, et on peut vivre en lui. Ceux qui le mangent restent dans le pain physique, et ils ne peuvent pas être satisfaits parce qu'ils se contentent des plaisirs inférieurs.
Qui t'a mordu sans que tu le mordes, celui-là dira de toi que tu n'as pas de dents.
Il y a le visible et l'invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm.
Le mot impossible a été et doit rester supprimé de notre dictionnaire.
La démocratie est parfois brouillonne, elle nécessite parfois un peu de patience aussi. (...) J'appelle chacun à rester calme, le processus fonctionne, le dépouillement touche à sa fin, on sera vite fixés.
J'ai réalisé à quel point le système ne voulait pas changer.
Et si le destin n'était que le résultat de l'indifférence de Dieu ?
Lorsque le fils ou la fille d'un scientifique devient un scientifique, ils disent "Merveilleux ! Merveilleux !" Alors, pourquoi, au nom de Dieu, une mère serait-elle jalouse de voir sa fille devenir un écrivain à succès ?
Je n'abandonne pas. Je suis un plodder. Les gens vont et viennent, mais je garde le cap.
Le cinéma explique la société américaine. C'est comme un western, avec des bons et des méchants, où les faibles n'ont pas leur place.
J'ai longtemps transformé le bonheur en enfer.
Il en est des hommes comme des chevaux, ceux qui piaffent le plus sont en général ceux qui avancent le moins.
Quand je vois tous ces couples fidèles je me dis que tout le monde peut se tromper.
Le monde est fait avec des astres et des hommes.
Quand tu seras le maître des autres hommes, souviens-toi que tu as été faible, pauvre et souffrant comme eux.
La ville est le lieu où le jeune homme perd ses idéaux et la jeune fille sa vertu.
Si les chiens, au lieu de couiner tout le temps, pleuraient franchement, ils pisseraient moins souvent et seraient moins chiants.
Devant Dieu, que vaut le génie sans la charité.
Même le pendule va avec son temps.
Jeunesse gloutonne, jamais ne jeûne, tout lui est bon : il écure, il évide. Même le vide.
Le génie égorge ceux qu'il pille.
Parfois je balise avec le langage html ou les liens hypertextes.
Ce qui a manqué, ce qui manque encore, c'est le capital.
De naissance, Rouletabosse avait le dos rond et il était journaliste.
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
Si je ne mettais pas un disque ou la radio, c'était le silence, le calme des cimetières, et je retournais toujours voir les livres... Je creusais là-dedans comme un archéologue.
Les voitures, c'est pour les ministres et les députés.Les femmes, c'est pour les députés et les ministres.Le père noël, c'est pour les nègres à monocle.Que le père noël soit pour tous !Voilà comme nous l'entendons, nous, l'indépendance du Congo !
Le RPR n'est pas le PSU. La branlette intellectuelle ça ne marche pas.
La vraie mesure des crimes est le tort qu'ils font à la nation et non l'intention du coupable, comme quelques auteurs l'ont cru mal à propos.
La peur donne de l'importance aux pitoyables fachos, le ridicule, contrairement à ce que prétend l'adage, les tue.
Les hommes de main, serviles, commencent déjà à rire tandis que le potentat cherche nonchalamment dans son imagination le plus raffiné des supplices.
Le grand attrait qui porte au célibat, c'est la liberté.
Le libertinage absolue, s'il existe, est certes une impasse ; loin d'y trouver une extase continue, on s'y écoeure et quelquefois l'on s'y détruit.
Comptant sur tes richesses, ne méprise pas le pauvre.
Ce que lécher ne peut pas donner, mordre ne le donne pas.