Tu sais ce que c'est la mélancolie ? Tu as déjà vu une éclipse ? Eh bien c'est ça : la lune qui se glisse devant le coeur, et le coeur qui ne donne plus sa lumière...
Le dernier refuge contre les téléphones portables : les cabines téléphoniques.
On est mal fait pour le mariage quand on n'a l'étoffe ni d'un despote ni d'un esclave.
Le calembour représente l'unique point de jonction entre un imbécile et un génie.
Quand je vois tous ces couples fidèles je me dis que tout le monde peut se tromper.
Le monde entier n'est qu'un accident effroyable, avec quelques incidents agréables mêlés à la masse.
Le sondage est le jeu de mots des chiffres.
L'homme sait que le monde n'est pas à l'échelle humaine ; et il voudrait qu'il le fût.
Chacun n'est devenu tout à fait soi-même que le jour où ses parents sont morts.
Le célibat s'assied seul, est confiné et meurt dans sa singularité.
Les cris des bêtes sont des sténographies sensorielles dans l'espace. Tel était le langage premier de l'homme.
C'est autant par le rêve que par la raison que le monde parvient à exister.
Le mariage, tel qu'il se pratique chez les grands, est une indécence convenue.
De naissance, Rouletabosse avait le dos rond et il était journaliste.
J'ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m'a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l'eau, et ont altéré la couleur de mon esprit.
Où est-il le temps des galères et celui des caravelles ? Il est loin comme une minute de sable dans le trébuchet du destin.
De même la vie dépose sur le visage des individus, couche après couche, les rides successives de l'expérience où il est absolument impossible de discriminer la part du rire et celle des larmes. Déjections de l'expérience sur la sables de la vie...
Le déluge grossitBientôt il déferleraDans chaque valléeSur chaque toitureLe corps se noieraEt l'âme rompra ses liensJ'écris tout celaMais la preuve je ne l'ai pas.
La pauvreté a le pouvoir a le pouvoir de faire sentir aux êtres humains la pesanteur de la chair et la servitude lamentable de l'esprit.
Le libertinage absolue, s'il existe, est certes une impasse ; loin d'y trouver une extase continue, on s'y écoeure et quelquefois l'on s'y détruit.
Tout ce que vous faites, faites-le avec amour ou alors ne le faites pas ! Car ce que vous faites sans amour vous fatigue, vous empoisonne même, et ne vous étonnez pas ensuite d'être épuisé, malade.
Il y a pusieurs attitudes vis-à-vis de l'amour : on peut le manger, on peut le boire,on peut le respirer, et on peut vivre en lui. Ceux qui le mangent restent dans le pain physique, et ils ne peuvent pas être satisfaits parce qu'ils se contentent des plaisirs inférieurs.
Qui t'a mordu sans que tu le mordes, celui-là dira de toi que tu n'as pas de dents.
Ce que lécher ne peut pas donner, mordre ne le donne pas.
Il y a le visible et l'invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm.
Le mot impossible a été et doit rester supprimé de notre dictionnaire.
La démocratie est parfois brouillonne, elle nécessite parfois un peu de patience aussi. (...) J'appelle chacun à rester calme, le processus fonctionne, le dépouillement touche à sa fin, on sera vite fixés.
Je ne sais pas quoi dire alors je vais juste dire ce que j'ai sur le coeur... badoom, badoom, badoom.
J'ai réalisé à quel point le système ne voulait pas changer.
Je n'abandonne pas. Je suis un plodder. Les gens vont et viennent, mais je garde le cap.
Le cinéma explique la société américaine. C'est comme un western, avec des bons et des méchants, où les faibles n'ont pas leur place.
Tout était beau, parfait. On était quatre, ma soeur, mon père, ma mère et moi et c'est vrai que la mère c'est le noyau de la famille. La mère part et puis la famille explose.
Les profs de théâtre c'est genre : « - Fais l'arbre ! - Mais j'en suis pas un. - Mais fais le quand même ! » Tous des pervers !
Il en est des hommes comme des chevaux, ceux qui piaffent le plus sont en général ceux qui avancent le moins.
Le monde est fait avec des astres et des hommes.
Quand tu seras le maître des autres hommes, souviens-toi que tu as été faible, pauvre et souffrant comme eux.
Je le répète, et dis, vaille que vaille, Le monde n'est que franche moutonnaille.
La ville est le lieu où le jeune homme perd ses idéaux et la jeune fille sa vertu.
On apprend à se faire à tout dans le monde, à la misère comme à la jouissance.
Si les chiens, au lieu de couiner tout le temps, pleuraient franchement, ils pisseraient moins souvent et seraient moins chiants.
Devant Dieu, que vaut le génie sans la charité.
Même le pendule va avec son temps.
Jeunesse gloutonne, jamais ne jeûne, tout lui est bon : il écure, il évide. Même le vide.
Le courtisan rajoute à ce qu'il a vu pour plaire.
Le génie égorge ceux qu'il pille.
Parfois je balise avec le langage html ou les liens hypertextes.
Le monde se trompe. Vous croyez que c'est ce que vous gardez qui vous fait riche. On vous l'a dit. Moi je vous dis que c'est ce que vous donnez qui vous fait riche.
Ce qui a manqué, ce qui manque encore, c'est le capital.
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
Si je ne mettais pas un disque ou la radio, c'était le silence, le calme des cimetières, et je retournais toujours voir les livres... Je creusais là-dedans comme un archéologue.