Le fermier qui aura réussi à croiser une dinde avec un kangourou aura créé la première volaille que l'on puisse farcir de l'extérieur.
Le sang bleu se retrouve parfois dans les veines d'un demeuré ou dans la trompe d'un moustique.
Le bon sens, tout le monde en a besoin, peu l'ont, et chacun croit l'avoir.
Le paresseux sans ambition se refuse entièrement à la lutte et se décerne le nom de philosophe.
Le mort le plus chargé de couronnes immortelles aurait souvent tort de ressusciter.
Il arrive à un âge où le moindre mâle est un bien pour une femme.
Nous avons adopté certains mots que nous façonnons au gré de nos ambitions et de nos désirs. Utilité devient utilitarisme avec tous les relents d'argent que le terme comporte.
L'amour, le bonheur, la justice... On essaie de donner des noms à des réalités qui nous échappent. L'amour, si ça existe, ça doit être simplement se trouver avec quelqu'un et se sentir bien.
Ecarquiller les yeux n'a jamais amélioré le regard... et les fermer non plus.
Le vrai peuple est compris entre les combinards d'en haut qui le mènent, et les aminches d'en bas qui le desservent.
Il n'y a que le sommeil qui permette d'échapper à l'incertitude et à l'angoisse.
Le théâtre porte au plus haut l'intention (souvent oubliée) de la poésie, qui est de maintenir ouverte, pour tous, dans la langue, la circulation de l'infini.
Vus de face, le lièvre et l'âne se ressemblent, cependant ils n'ont aucun lien de parenté.
Celui qui se lance dans une entreprise atroce doit s'imaginer qu'il l'a déjà réalisée, il doit s'imposer un avenir irrévocable comme le passé.
Les femmes dont on dit qu'elles ont été belles ont le même intérêt que les pièces démonétisées dont on dit qu'elles ont été bonnes.
Les deux Dumas ont renversé la théorie de l'économie. C'est le père qui fut le prodigue, et le fils qui fut l'avare.
Le coeur découvre, la tête invente.
Pour réaliser le possible, nous devons tenter l'impossible encore et encore.
Pour l'homme, la tranquillité de l'âme provient de la modération dans le plaisir et de la mesure dans le genre de vie.
Les médias savent ce qui est vendeur : le conflit et la division. Simple et efficace. Trop souvent, la colère et le ressentiment l'emportent sur la réflexion. Nos émotions trompent notre vigilance. Un discours enflammé et moralisateur, même sans fondements, aura plus d'impact qu'une allocution réfléchie et argumentée.
ll pleut des jours le jour en pleure,L'avril périt de ses parfums,Et comme lui les regrets meurent,Sait-on d'un mort s'il fut quelqu'un.
On a bien le droit de pleurer et de sourire en même temps. C'est parce qu'on accepte le monde et qu'on décide de l'aimer de toutes ses forces.
La queue du singe est longue mais quiconque la piétine il le sent.
Je crois au pouvoir des femmes. En tant que nourricieres, nous avons une capacité unique à prendre soin et à partager et à rendre le monde meilleur.
Quand j'avais 17 ans, mon père était si stupide, je ne voulais pas être vu avec lui en public. Quand j'avais 24 ans, j'ai été étonné de voir tout ce que le vieil homme avait appris en seulement 7 ans.
Le parfum ne doit pas être lié uniquement à la mode car cela signifie qu'un jour il se démodera.
De toute évidence, rendre Peter Parker soudainement bisexuel ou gay n'aurait pas vraiment de sens logique ou dramatique. C'était une sorte de question hypothétique sur la nature de ces personnages de bandes dessinées et la nature de ce personnage particulier, [...] ► Lire la suite
Le diable est le président du Tribunal et les palais sont d'injustices, on nous prend pour des ploucs, on nous prend pour des boeufs avec nos vérités, que sont les justiciables.
La vie est la question et la vie est la réponse, et Dieu est la raison et l'amour est le chemin.
Je n'aspire ni à posséder ni à être possédé. Je n'aspire plus non plus à atteindre le Paradis. Et plus important encore à mes yeux, je ne crains plus l'Enfer.
Dans mon métier, je suis le roi des emmerdeurs.
Tout le discours politique est fondé sur cette opposition entre ventre creux et ventres dorés.
C'est le terreau de la vie, la banalité. Rarement, une perle, un grain de sable, une particule luisante tombe sur notre épaule. Et dans cet océan de vagues ordinaires, le pouvoir est le vice banal le plus à son aise chez l'homme.
Certains amis ont le naturel du chien : prêts aux caresses, prêts aux coups.
Le privilège de l'âge est de pouvoir subordonner sa manière de vivre à ses idées au lieu d'asservir ses idées à un genre de vie imposée.
Le voleur connaît le voleur et le loup le loup.
L'ennui est le malheur des gens heureux.
Tout ce qui peut être fait un autre jour, le peut être aujourd'hui.
Le manque de mémoire est un don de Dieu accordé aux débiteurs en compensation de la pauvreté de leur conscience.
Le roi qui règne est toujours le plus grand.
Se reconnaître dans une race est le seul moyen de conjurer l'échéance mortelle dont chaque instant nous rapproche.
Trop de douceur écrite sur la figure. C'est le signe de ceux que l'on exploite.
Ce n'est pas l'expérience qui compte, c'est le mensonge bien organisé.
Le processus d'apaisement bien féminin : pleurer.
Rien n'est estimable en soi, ni l'or, ni les perles, ni les soieries les plus fines. Un objet, si parfait soit-il, n'a de valeur que par le souvenir qu'il incarne.
Il ne suffit pas d'observer et de décrire le monde, mais il faut le transformer par l'activité humaine.
Au poète trop épris de lui qui manie le revolver et la fronde Rendons le verbe pour le verbe A la fois matière et pensée A la fois granit et temple.
Ceux qui prétendent que le théâtre n'est pas cher puent la morgue des riches.
Dans le combat entre les volées de mouches et le troupeau d'éléphants, ce ne sont pas les gros qui toujours l'emportent.
Le salut du monde viendra de la pensée populaire.