L'erreur des démocrates est de croire que leur vérité en soit une pour tout le monde, et force l'adhésion.
Chez tout acteur mêlé aux affaires du monde, les événements ne sont qu'une succession de chocs, d'émotions, de caprices, de coïncidences le plus souvent improbables.
Le courage est un état de calme et de tranquillité en présence d'un danger, état rigoureusement pareil à celui où l'on se trouve quand il n'y a pas de danger.
Le futur, c'est comme la météo ! Ce qu'il y a d'extraordinaire avec la météo, c'est que tous les gens la regarde tous les soirs, et le lendemain, ce n'est jamais ce que l'on nous a annoncé.
Une danseuse qui lève la jambe sera toujours préférable à un caissier qui lève le pied.
Le médecin à qui vous tirez la langue vous le fera payer cher.
La justice est comme le Pape : infaillible.
Pour faire le bonheur de son mari, il faut croire son mari et ne pas croire au bonheur.
Le monde se porte toujours mal pour celui qui en connaît trop.
Le processus d'apaisement bien féminin : pleurer.
Dans la vie, quand on pense le dernier acte arrivé, on s'aperçoit souvent que la pièce ne se comprend pas sans son épilogue.
Les gens vivent sans souffler mot de peur d'avoir à garder le silence !
L'imprévisible apparaît comme un défi scandaleux lancé à la face d'un monde dont le coeur bat chaque jour davantage au rythme des ordinateurs.
Dans une dictature, le passé et le présent sont des frères siamois qu'il vaut mieux ne pas séparer si on veut maintenir l'ordre au dehors et l'harmonie au dedans.
Une pièce n'est jamais faite, et quand elle ne se défait pas toute le soir de la première, c'est déjà bien gentil de sa part.
Entre les astuces des femmes et l'avidité des hommes, à quoi bon chercher à discerner qui porte le plus de responsabilité ?
La nuit de Noël est la plus horrible des nuits pour rester seul au lit, car le réveil ne ressemble pas du tout aux pubs Kodak avec des gosses en pantoufles... Ca ressemble à n'importe quelle autre journée de l'année !
Le cinéma, c'est comme le foot : un jeu simple compliqué par des idiots.
Dans le palais des émotions il y a beaucoup de chambres.
Le vrai métier d'un homme est de trouver son chemin vers lui-même.
Conquérir le monde à cheval est facile ; c'est démonter et gouverner qui est difficile.
Comme le bonheur du peuple est la seule fin du gouvernement, de même le consentement du peuple en est le seul fondement.
L'esprit moderne est en plein désarroi. La connaissance s'est étendue au point où ni le monde ni notre intelligence ne peuvent prendre pied. C'est un fait que nous souffrons de nihilisme.
Le diable est le président du Tribunal et les palais sont d'injustices, on nous prend pour des ploucs, on nous prend pour des boeufs avec nos vérités, que sont les justiciables.
Vous ne pouvez pas avoir peur de ce que les gens vont dire, car vous ne ferez jamais plaisir à tout le monde.
Quand quelqu'un est méchant avec moi, je le fais juste une victime dans mon prochain livre.
Ma définition de la beauté est sans règles. Ce peut être le visage d'une belle femme de 90 ans pleine d'histoires et d'émotions. La beauté est ce que les yeux de quelqu'un communiquent.
La robe est un vase que le corps suit. Mes vêtements sont comme des modules dans lesquels les corps bougent.
L'appel à la VIe République n'a pas d'autre sens qu'un retour vers le désordre.
Il y a 50 ans que le peuple et les intellectuels sont séparés. Il faut qu'ils ne fassent plus qu'un.
C'est le vrai droit du jeu de tromper le trompeur.
Le bonheur se vit à deux. C'est pourquoi on le déclare immoral.
Il faut vouloir quand on le peut, car ni la saison, ni le temps, n'attendent personne.
Presque toujours, en politique, le résultat est contraire à la prévision.
Seul l'Américain a le droit d'être con. C'est le privilège du seigneur.
Le génie est une question de muqueuses. L'art est une question de virgules.
Si l'envie pouvait regarder fixement le soleil, elle ne verrait que ses taches.
C'est le soulier qui sait si le bas est percé.
S'il est un Dieu, pourquoi Dieu permet-il le mal ? Question naïve. S'il est un Dieu, pourquoi obéirait-il à notre morale ?
Après l'amour, dix pour cent des hommes se retournent sur leur côté droit et s'endorment, dix pour cent font de même sur le côté gauche. Les autres se rhabillent et rentrent chez eux.
On peut changer d'affection ! Le coeur ça se déplace.
Mais de tous les monarques, le plus dur, le plus despotique, le plus intolérable, c'est le monarque "peuple".
Si l'homme est véritablement le roi de la création, le chien peut, sans être taxé d'exagération, en passer pour le baron, tout au moins.
Le moderne se contente de peu.
Le soleil c'est comme la mort, on ne peut le narguer trop longtemps, ça éteint les yeux.
On ne peut distinguer le sublime de l'agréable que parce que le souvenir vous en serre le coeur.
Le courage, chez les hommes, n'est pas encore aussi rare qu'on veut bien le dire : voyez combien se marient.
Ce n'est pas l'expérience qui compte, c'est le mensonge bien organisé.
Seule la richesse donne le droit d'être original.
Partout dans le monde une femme ne doit pas quitter le lit de son mari même si le mari injurie, frappe et menace la femme. Elle a toujours tort. C'est ça qu'on appelle les droits de la femme.