Le dictateur m'avait jeté à la porte de mon pays. Pour y retourner, je passe par la fenêtre du roman.
Un gentleman accepte la responsabilité de ses actes et porte le fardeau de leurs conséquences.
Ayant créé le ciel et la terre, les étoiles et les plantes et les bêtes, l'homme et la femme, Dieu referme sa porte en disant : "Et maintenant je n'y suis pour personne".
Chacun porte au fond de lui comme un petit cimetière de ceux qu'il a aimés.
Qui aima jamais porte une cicatrice.
Qui pourrait s'imaginer qu'à notre époque il se commet autant d'atrocités dans un pays chrétien et civilisé ? On épargne les enfants, qu'on vend ou qu'on donne pour en faire des domestiques, ou plutôt des esclaves, aussi longtemps toutefois que leurs possesseurs peuvent les persuader qu'ils sont esclaves.
La littérature fait directement appel à l'imagination : lire, c'est une façon de faire fonctionner son imaginaire particulier.
Il n'y a pas de littérature érotique. Ou plus précisément [...] toute littérature peut être considérée comme érotique. [...] Et oui, la vérité est là... il n'y a de littérature érotique que dans l'esprit de l'érotomane.
L'écriture d'un roman n'est pas fonctionnelle. Le style n'est pas le vêtement mais la peau d'un roman. Il fait partie de son anatomie comme ses entrailles.
La littérature, et même le roman qui est d'expression plus libre, finissent par être soumis à des règles, à des conventions qu'il faut de temps en temps secouer pour y réintroduire la vie.
Boire, c'est croire qu'on vient de fermer sa porte à l'ennemi alors qu'on vient de l'installer chez soi, de façon définitive, derrière les verrous du silence.
Demain, c'est le pays du hasard.
Déjà se fracture l'unanimisme factice né de la secousse morale qu'a subie notre pays le 7 janvier 2015.
Un chef-d'oeuvre de la littérature n'est jamais qu'un dictionnaire en désordre.
La politique est comme le sphinx de la fable : elle dévore tous ceux qui n'expliquent pas ses énigmes.
L'imagination porte bien plus loin que la vue.
Le TGV, trop rapide, est un mauvais coup porté au livre.
Les lois de l'espace scénique sont différentes de celles de la littérature, mais l'enjeu reste toujours de faire passer le plus possible de littérature sur l'espace scénique.
L'homme est un solitaire qui a besoin des autres. Et plus il est ouvert plus il devient grand.
- Tu crois que c'est en paralysant le pays qu'on va s'en sortir ? - Mais les gens ne se mettent pas en grève par plaisir, Jany. Tu devrais le savoir... Si les grenouilles avaient des ailes, elles s'emmerderaient pas à sauter.
Celui qui n'a jamais quitté son pays et les siens ne saura jamais à quel point il leur est attaché.
C'est une femme qui a déjà quitté la vie. Elle regarde derrière elle par une porte - sans regret.
La France ne s'en sortira pas en alignant ses salaires sur ceux des pays émergents.
Un pays qui développe son industrie atomique choisit de par là même un état fort, et cela de façon permanente.
Le monde se porte toujours mal pour celui qui en connaît trop.
Comment imaginer que le pays d'où vient Schuman n'a pas sur son sol une institution de la construction européenne ?
Chaque homme est une porte entrouverte conduisant à une pièce pour tout le monde.
La nuit porte nourriture, le soleil affine la partie nourrie.
Aucune carte du monde n'est digne d'un regard si le pays de l'utopie n'y figure pas.
L'accent du pays où l'on est né demeure dans l'esprit et dans le coeur, comme dans le langage.
Dans les drames atroces de Montauban et de Toulouse, la France voit l'Afghanistan se transporter sur son territoire national. Le sanglant dément de Montauban a prétexté la présence français dans ce pays pour tirer dans le dos de quatre de [...] â–º Lire la suite