Le seul engin moderne efficace, c'est l'argent ; le seul moyen de vaincre dans un monde corrompu.
L'argent est très estimable, quand on le méprise.
Il faut mettre son coeur dans l'art, son esprit dans le commerce du monde, son corps où il se trouve bien, sa bourse dans sa poche et son espoir nulle part.
Aucune mère n'a conçu un fils dans le sentiment de la patrie.
On n'écoute pas d'autre prédication que le temps, qui vous inculque toutes les idées que les gens plus âgés que vous, avaient vainement essayé de vous mettre dans la tête.
Notre envie dure toujours plus longtemps que le bonheur de ceux que nous envions.
Il y a bien moins de difficultés à résoudre un problème qu'à le poser.
Les hommes ont la volonté de rendre service jusqu'à ce qu'ils en aient le pouvoir.
Le mensonge compte bien plus que la vérité. La preuve : n'est-il pas répandu à bien plus d'exemplaires ?
Dans le monde, on épouse une femme, on vit avec une autre, et l'on n'aime que soi.
L'homme a dans le corps un habit d'arlequin : son âme.
Il arrive à un âge où le moindre mâle est un bien pour une femme.
Monter à cheval transforme le "je voudrais bien" en "je peux".
Dieu est absence du livre et le livre, lent déchiffrement de son absence.
Les hommes ont inventé des choses qu'ils disent sérieuses. Le principal c'est le divertissement. Ce qui est sérieux n'est pas à notre portée.
Les célibataires en savent plus long sur le mariage que les hommes mariés. Sans quoi, ils ne seraient pas restés célibataires.
Sur cette terre, il n'est pas un homme qui ne cherche le bonheur. C'est un besoin naturel.
Aucun effort ne peut aboutir si la divinité en a décidé autrement mais l'inverse n'est pas vrai : aucune victoire ne peut être obtenue, quand les dieux lui sont favorables. Si l'homme ne va pas, le tout premier, au-devant de leurs désirs.
Un fou ne saurait être égalé en perfection sur le point où il déraisonne.
Le philosophe doit regarder la vieillesse comme un préjugé.
La fin suprême de la famille serait qu'entre les trois personnes il n'y eût plus ni sexe ni âge, que les fils fût le père de ses parents, l'époux de sa mère.
La mort, c'est avec le temps qu'elle nous écrase, nous les survivants.
Etre nus, c'est ne plus rien se cacher, c'est ne même plus avoir besoin de mots car le corps parle de lui-même, dans cet ailleurs de l'enfance qui n'est plus que la simplicité quand elle sait s'habiter.
Le pot-au-feu, c'est idéal pour travailler sur un dossier.
Dans le combat entre les volées de mouches et le troupeau d'éléphants, ce ne sont pas les gros qui toujours l'emportent.
Ce que les femmes aiment le plus, c'est d'être louées pour des talents qu'elles n'ont pas.
Lorsque le pot en bouillant déborde, il s'apaise lui-même.
Les images sont faites pour circuler, y compris sur le Net.
Le jardin c'est la plus petite parcelle du monde et puis c'est la totalité du monde. Le jardin c'est depuis le fond de l'Antiquité, une sorte d'hétérotopie heureuse et universalisante.
Si le fou persistait dans sa folie, il trouverait la sagesse.
Le silence de l'esprit est le plus puissant de tous les sons.
Je hais les indifférents. Je pense que vivre, c'est résister. Il ne peut y avoir seulement des hommes, des étrangers à la cité. Un homme ne peut vivre véritablement sans être un citoyen et sans résister. L'indifférence, c'est l'aboulie, le parasitisme et la lâcheté, non la vie. C'est pourquoi je hais les indifférents.
La beauté est une force qui a le pouvoir de transformer l'âme et de la rendre lumineuse.
Le Dieu qui existait avant toute religion compte sur vous pour faire connaître et célébrer l'unité de la famille humaine.
La vertu est la santé, le vice est la maladie.
Pour mieux regarder le réel, pour être contemporain de toutes les malversations possibles, pour tenir le coup, être comédien m'a paru comme une distraction totale.
Je pense que tout le monde est bizarre. Nous devrions tous célébrer notre individualité et ne pas en être embarrassé ou honteux
Au sage, un signe suffit. Au sot, à peine le bâton.
Le cadeau de Dieu à ses créatures endeuillées est une joie digne de leur destin.
Je chantais à la télévision avec le micro très loin de ma bouche. Tout le monde pouvait voir que c'était en play-back.
J'ai lu personnellement le message du Coran, dans la mesure où il peut être traduit. Et le Dieu du Coran est miséricordieux, bon et pacifique.
Les sages ne le sont que parce qu'ils aiment.
Ce n'est pas le fleuve qui compte mais les gouttes qui le remplissent...
Que le bonheur qu'on prend ne soit pas du malheur qu'on donne : je n'ai pas d'autre morale.
Monsieur le capitaliste affirme, sournois : "C'est le destin qui fait les pauvres".
Le malheur fait dans certaines âmes un vaste désert où retentit la voix de Dieu.
Le malheur de l'autre est toujours une langue étrangère.
Les choses dont on parle le plus souvent en plaisantant sont généralement celles qui ennuient, mais dont on ne veut pas avoir l'air ennuyé.
Le style n'est que le mouvement de l'âme.
Ce qui sauve les Anglais, c'est le flegme avec lequel ils savent appréhender n'importe quelle situation.