Le philosophe doit regarder la vieillesse comme un préjugé.
Le poète est en face du langage comme le peintre est en face de l'objet. Le langage devient sa matière première.
Un poète est un rossignol qui, assis dans l'obscurité, chante pour égayer de doux sons sa propre solitude.
Le chômage a un seul avantage : les accidents du travail y sont rares.
Chaque époque de l'existence a son odeur : l'enfance sent le lait, l'adolescence le fauve, l'âge mûr le parfum et la vieillesse le médicament.
A ce grand savant, à ce diagnostiqueur infaillible parlant de sa mort avec cette assurance tranquille, il n'y avait rien à répondre que d'inutiles banalités.
Un enfant, c'est le dernier poète d'un monde qui s'entête à vouloir devenir grand.
Le spectateur est tel un enfant qui a peur des monstres mais qui veut regarder sous le lit avec une lampe de poche.
Le poète achemine la connaissance du monde dans son épaisseur et sa durée, l'envers lumineux de l'histoire qui a l'homme pour seul témoin.
En espadrilles, on est tout juste assez civilisé pour tutoyer le globe, sans l'appréhension rétive du pied nu méfiant, sans l'excessive assurance du pied trop bien chaussé.
Pour les jeunes gens, tout ce qui a plus de vingt cinq ans, c'est la vieillesse ; trente, cinquante, ce sont des variations infimes et sans intérêt.
L'amour nous rend poète et la mort, philosophe.
Il faut observer que chez les anciens, on avait de la religion sans avoir le clergé, et que c'est le contraire chez les peuples modernes.
Célia c'est l'équivalent en femme de la rue aux dimensions idéales. On est pas longtemps sur terre alors forcément au début on a envie de vivre dans cette rue là... J'aurais adoré passer des heures à regarder une fille comme [...] â–º Lire la suite
Je suis un poète, mais je ne veux pas être un poète pour d'autres. Je dévorerai mes propres poèmes et j'en vivrai.
Le poète a toujours raison,Qui voit plus haut que l'horizon,Et le futur est son royaume,Face à notre génération,Je déclare avec Aragon,La femme est l'avenir de l'homme.
Le poète pense en pièces détachées, idées séparées, images formées par contiguïté ; le prosateur s'exprime en développant une succession d'idées qui sont déjà en lui et qui restent logiquement liées.
Ce qu'il y a de plus dur à regarder en face, c'est le visage d'une mère qu'on n'aime pas et qui fait pitié.
Je marche à l'aide des pieds, je philosophe à l'aide des sots. Même à l'aide des philosophes.
Chaque aboiement de chien ne doit pas te faire te regarder derrière.
La jeunesse est une ivresse sans vin et la vieillesse un vin sans ivresse.
Je serai heureuse dans la foule si je pouvais regarder tout le monde et que personne ne me regarde.
Heureux les bisexuels qui peuvent regarder toute l'humanité avec les yeux de l'amour...
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
Imagination. Entrepôt d'idées, dont le poète et le menteur sont copropriétaires.
Le philosophe n'obéit ni ne commande. Il cherche à sympathiser.
L'effet miroir est vécu par la personne qui désire toujours connaître comment il est perçu par les autres. Au lieu de se montrer critique, il émet des critiques, et se sent exposé à la critique comme sur une scène de théâtre.
Je prétends regarder face à face le gouffre.
L'orgueilleux se regarde dans un miroir ; le vaniteux se contemple dans les yeux des autres.
L'homme est le miroir de l'homme.
Sentir toute la vie des billes préservées dan sa poche, ajouter ici et là une agate ou une goutte d'eau. Les regarder de temps en temps dans la lumière. Des billes transparentes et, dans chacune un signe de ce qu'il y a de plus grand, de trop grand. de ce mieux qu'impossible.