Les gens qui jamais n'ont le temps sont ceux qui le moins accomplissent.
Il n'y a pas de conditions, de classes, de rang, dans la nature. Les hommes seuls ont cherché à mettre de l'ordre, là où il y en avait déjà et ils ont établi le désordre !
Dieu est le meilleur des gargarismes.
Quand un Français dit du mal de lui, ne le croyez pas, il se vante !
Les hommes teintent le monde aux couleurs de leurs passions successives.
Amertume de constater que le temps, naguère infini comme l'espoir, est une marchandise qu'on mesure en travail donné, en argent reçu, que la vie même n'est pas une matière, mais un maître !
Il y a antinomie entre les lignes hertziennes et les lignes du poète : comment la télévision, qui est lumière, éclat, mise en scène, évidence, peut-elle faire exprimer le secret d'une parole, l'écart d'une sensibilité, le risque du cri ou du chuchotement
Le public a sa part dans la grâce du théâtre, dans sa force esthétique elle-même. Il est la chair de l'émotion.
Au théâtre, on ne gagne pas en solitaire. D'où le rôle central du capitaine, le metteur en scène.
Si on n'était fidèle qu'à ceux qui le méritent, on ne le serait même pas à soi-même.
Saisir l'universel dans le particulier nous aide à affronter l'existence en étant à la fois concerné et détaché, capable d'alterner la tristesse et le rire.
Ceux qui bénéficient du système le déplorent moins que ceux qui en pâtissent.
Il faut faire d'abord volontairement, avec plaisir, ce qu'on fait. Le résultat importe peu. On ne le prévoit pas, et on l'apprécie mal. Mais l'auteur s'est satisfait lui-même : c'est toujours ça.
Le critique a quelque chose à voir avec le médecin.
Il y a trois catégories de films : les gros budgets, les petits budgets, et ceux sur lesquels on ne peut pas se permettre le moindre gâchis.
Le monde marche sur une sorte d'antiaméricanisme, qui blesse nos idées raffinées.
Il vaut mieux que les gens vous sourient dans la rue quand vous promenez le chien, plutôt que rentrer avec quelqu'un qui vous regarde mal à la maison.
Les papillons de nuit ne voient jamais le soleil, c'est dommage, je suis sûr que ça leur plairait.
Le travail est l'allié de la paresse dès qu'il est motivé. Rares sont ceux qui ont la chance de savoir vraiment pourquoi ils travaillent.
On trouverait à peine dans les républiques modernes, et même dans les plans tracés par les philosophes, une institution dont les républiques grecques n'aient offert le modèle ou donné l'exemple.
Je crois qu'on ne peut pas être acteur si on n'a pas eu le sentiment d'être abandonné dans l'enfance.
Plaisanter devant le danger est la politesse suprême, un refus délicat de se poser en héros tragique.
Osez prendre des risques, de peur de laisser votre talent enfoui dans le sol.
La plupart des anthologues de poésie ou de citations sont comme ceux qui mangent des cerises ou des huîtres, cueillant d'abord le meilleur et finissant par tout manger.
Peur. C'est l'émotion la plus fondamentale, la plus humaine. Enfants, nous avons peur de tout. L'obscurité. Le croque-mitaine sous le lit. Et nous prions pour le matin. Pour que les monstres s'en aillent. Bien qu'ils ne le fassent jamais. Pas vraiment.
Ce n'est pas parce qu'il y a eu la grande tragédie du Bataclan, que la musique s'est arrêtée. On continue la musique et on continuera le dessin.
On soigne un corps qui abrite une âme. Quand celle-ci est torturée par des pensées, comment le corps peut-il être pansé ?
Je détruis tout c'que j'crée, rarement j'me laisse guider. La course contre le temps inspire à abandonner l'envie d'respirer.
Dans les drames atroces de Montauban et de Toulouse, la France voit l'Afghanistan se transporter sur son territoire national. Le sanglant dément de Montauban a prétexté la présence français dans ce pays pour tirer dans le dos de quatre de [...] ► Lire la suite
Les médias sont ainsi. Il suffit de dire que vous avez «moins le temps» de lire pour que l'on dise que vous ne lisez pas
A quoi bon faire avancer le Monde si l'Humanité recule ?
Le coeur d'un homme est son propre dieu.
Tu plantes ta canne, le lendemain un rosier a poussé.
Il est bien difficile de dire si l'homme naît méchant ou s'il le devient tout de suite.
Le problème crucial de notre temps est engendré par la stagnation des théories politiques à une époque de progrès technologiques.
Plus on est semblable à tout le monde, plus on est comme il faut. C'est le sacre de la multitude.
Une vie de bonheur, n'est-ce pas la chose que tout le monde veut et que personne au monde ne refuse ? Mais où l'a-t-on connue pour la vouloir tant ? Où l'a-t-on vue pour en être si épris ?
La vérité est le soleil des intelligences.
Pour le vieil homme, chaque colline est une montagne.
On se met en peine de savoir comment est fait le monde, et l'on ne s'inquiète pas de savoir comment on est fait soi-même.
Le percepteur est un homme vraiment intraitable dans l'exercice de ses "ponctions".
Les femmes ont autant de façon d'aimer que d'amants, de sorte que chacun peut croire qu'il est le premier.
L'homme est le seul animal qui se moque de lui-même.
Même pour applaudir à quelque chose, il faut avoir le sens de la mesure.
Le discours politique vole bas, mais il n'atterrit jamais.
A part le doute, c'est le doute de croire qui fait le plus souffrir.
Le bon écrivain est celui qui a le dernier mot.
La morale n'entend que le langage des faits.
Ce ne sont pas les héroïsmes et les coups d'éclat qui font avancer le monde, mais plutôt l'accumulation de tous les gestes quotidiens et modestes dont la somme finit par racheter l'humanité toute entière.
On n'est jamais vraiment vaincu que le jour où l'on croit l'être.