Il n'est rien qui plus abatte le coeur d'un homme que de hanter ou trop aimer les femmes.
Chaque homme s'invente lui-même. Mais c'est une invention dont il ne connaît pas le terme.
Le démon ne peut rien sur la volonté, très peu sur l'intelligence et tout sur l'imagination.
On ne peut se rendre maître des choses en les possédant toutes ; il faut s'en rendre le maître en les méprisant toutes.
Tant que les hommes pourront mourir et qu'ils aimeront à vivre, le médecin sera raillé et bien payé.
Sur dix personnes qui parlent de nous, neuf disent du mal, et souvent la seule personne qui dit du bien, le dit mal.
En politique, nous passons le plus clair de notre temps à parler des absents, il arrive que leur présence n'y change pas grand-chose.
Mourir, c'est enterrer tout le monde en une seule fois.
La mort est le jouet sérieux de Dieu.
Les vertus de la société sont des vices pour le saint.
Dans le mariage, on fait l'amour par besoin, par devoir. Dans l'amour, on fait l'amour par amour.
Il est difficile de faire triompher des opinions qui ne sont pas celles de tout le monde.
L'économie regorge de trucs qui vous donne le goût de reculer loin loin loin, de courir comme un dément et de vous planter la tête la première dans le mur qui vous attend flegmatiquement.
Ceux qui ont voulu changer le monde en sont morts et ceux pour qui rien n'a changé sont morts également.
Le tempérament français, tout ce qui n'est pas nécessaire.
L'homme se réduit en acceptant le jeu des délimitations politiques.
La spéléologie, c'est l'alpinisme de ceux qui ont le vertige.
Faire du vélo, aller danser, pouvoir siffler, regarder le monde, me sentir jeune et libre : j'ai soif et faim de tout ça et il me faut tout faire pour m'en cacher.
Sophie von La Roche ne cesse dans ses revues "pour les filles allemandes" de s'insurger contre le danger majeur de "trop savoir" qui ne peut mener qu'à la névrose et en tout cas au célibat forcé. La femme savante fait [...] ► Lire la suite
Pour tous ceux qui sentent profondément et qui ont conscience de l'inextricable labyrinthe de la pensée humaine il n'y a qu'une seule réponse possible : une tendresse ironique, et le silence.
Le pain des pauvres, c'est leur vie. Celui qui les en prive est un meurtrier.
Je suis désormais à l'approche de deux rives désirées : le monde réel qui n'est pas toujours exaltant et celui, bien plus fréquentable, d'un imaginaire prrmanent.
L'amour est l'activité la plus stimulante dans laquelle les humains s'impliquent. Vous savez, quand nous avons le sentiment que nous ne pouvons pas vivre sans amour. Cette vie a peu de sens sans l'amour.
Si sauvage qu'elle soit par nature, la guerre n'en porte pas moins la marque des faiblesses humaines, et la contradiction que nous constatons ici, c'est à dire le fait que l'homme cherche et crée le danger tout en le redoutant, ne surprendra personne.
Je ne blâme pas les génies qui prennent l'art à pleines mains, emploient à profusion toutes ses ressources. Je ne suis pas de ceux qui, admirant Ingres, croient devoir mépriser Delacroix, et réciproquement. Prendre les grands artistes tels qu'ils sont, [...] ► Lire la suite
Il sait que le temps est le seul allié de ceux qui ont une plaie au coeur.
Mais le rire n'est pas autant qu'il semble un contraire des larmes : l'objet du rire et l'objet des larmes se rapportent toujours à quelque sorte de violence, interrompant le cours régulier, le cours habituel des choses. Les larmes se [...] ► Lire la suite
La vie d'une baleine intelligente et sensible vaut-elle le sacrifice de 70 000 poulets peut-être un peu moins intelligents et sensibles ?
Celui qui est naturellement droit et juste n'a pas le coeur pervers : pourquoi demanderait-il s'il sera récompensé par le ciel ?
Pour l'homme ingrat et pour le chou en fleur, tout ce que tu fais est perdu.
Autrement dit, le but n'est pas là pour être atteint mais pour donner l'occasion d'agir, il n'est que le moyen de l'action même.
À la Sécurité sociale, tout est assuré. Sauf la pendule. Ça, on risque pas de la voler : le personnel a les yeux constamment fixés dessus !
Sur telles affaires toujours, le meilleur est de ne rien dire.
C'est une folie sans pareille; essayer d'améliorer le monde.
Le domaine où nous sommes le plus grand est le domaine dans lequel nous inspirons, encourageons et nous connectons avec un autre être humain.
Si vous devez regarder en arrière, faites-le avec indulgence. Si vous regardez vers l'avenir, faites-le dans la prière. Mais le plus sage serait d'être présent dans le présent avec reconnaissance.
Le pauvre qui s'élève fait des amis de ses ennemis.
L'amour se vit sur la paille comme sur le duvet.
Le premier baiser, c'est le premier verset du champ de la vie.
Je revendique le dépassement politique. S'entourer de femmes et d'hommes qui viennent de gauche, de droite, de la société civile. C'est ça la force de notre pays.
Comme les grandes oeuvres, les sentiments profonds signifient toujours plus qu'ils n'ont conscience de le dire.
Méfiez-vous du luxe ! Méfie-vous d'en acquérir le goût et le besoin, sous prétexte de prévoir le lendemain.
Le tyran broie ses esclaves et ils ne se rebellent pas contre lui, ils écrasent à leur tour ceux en-dessous d'eux.
Ce n'est pas le but qui est intéressant, ce sont les moyens pour y parvenir.
Le rôle de l'historien n'est pas de prévoir l'avenir mais de rétablir la lucidité à l'égard des processus en cours, grâce à sa pratique de la distance temporelle.
Même si je conjugue ma vie à tous les temps, sur toutes les modes, manquera toujours le mode d'emploi.
Tout le monde s'agite pour trouver enfin le repos ; mais il y a des hommes si paresseux qu'ils mettent le but au début.
L'expérience est dans les doigts et dans la tête. Le coeur n'a pas d'expérience.
La vie à deux use le coeur d'un homme.
Mort à jamais ? Qui peut le dire ?