Le présent accouche, dit-on, de l'avenir.
N'attendez pas d'être à la mort pour donner ; car un mourant donne à vrai dire le bien d'autrui.
La définition la plus juste du mariage dans notre état légal, c'est le passage d'un porte-monnaie d'une poche dans l'autre.
Les femmes, c'est le quotidien mis au premier plan : d'où la peur qu'il faut avoir des femmes.
Le fait de donner Dieu comme réponse à toutes les question peut paraître un refus de poser les questions.
Le sage sait que le nord de la prudence consiste à se conformer au temps.
Le zèle est bon pour les sages, mais on le trouve surtout chez les sots.
Le bonheur consiste sans doute à jongler efficacement avec les multiples réalités qui nous atteignent.
Ne jamais perdre le contact avec les menues réalités quotidiennes, c'est là un principe qui permet de beaucoup endurer.
Je reconnais le pet comme mode d'expression. Il contient des vertus comiques certaines.
Il faut abattre le libéralisme, car il donne des armes à ceux qui veulent lui substituer l'autoritarisme.
N'est ce pas soi-même qu'on reconstruit dans l'authenticité retrouvée de sa langue : le style ?
Le mariage : un marais, un exercice d'auto-mystification qui dure la vie entière.
Ton chien est méchant ? Garde-le ainsi ! Si tu le tuais, celui d'un autre te mordrait.
Les premières étreintes sont toujours un peu ratées. On se jette l'un sur l'autre, à l'aveuglette ; poussé par trop de hâte on ne prend pas le temps de faire connaissance avec une peau, une odeur, un sexe étrangers.
La société et même l'amitié de la plupart des hommes n'est qu'un commerce qui ne dure qu'autant que le besoin.
Un ami est celui qui arrive quand tout le monde vous a laissé tomber.
Trois ans pour faire un livre, cinq lignes pour le ridiculiser et des citations fausses.
L'on peut voir pendant des mois le matin se lever sur la brousse, et cette neuve fraîcheur et cette neuve beauté sont des choses à quoi l'on ne peut pas entièrement s'accoutumer.
Le Temps se venge de ceux et de celles qui n'en tiennent pas compte !
Ce que certains découvrent dans la poésie et les musées, je le ressens dans un bon coup de départ.
Le Petit Chose s'arrachant aux étreintes de ses amis franchit bravement la passerelle.
Certaines peuplades ont des mannequins de proportions colossales, faits d'osier tressé, qu'on remplit d'hommes vivants : on y met le feu et les hommes sont la proie des flammes.
Que serait la vie si nous n'avions pas le courage de tenter quoi que ce soit ?Faire un nouveau pas, prononcer un nouveau mot, c'est ce que les gens craignent le plus.
Fais briller le beau soleil, jusqu'à ce que j'aie acheté un verre, Afin que je puisse voir mon ombre en passant.
La photo remplace la mémoire. Quand quelqu'un meurt, après un certain temps, vous ne pouvez plus le visualiser, vous ne vous en souvenez qu'à travers ses photos.
Dans la vie, il faut une maison et une voiture. Après, vous avez le choix.
Quand la psychologie d'une personne est impeccable même des magistrats, même des experts ou autres spécialistes ne pourront malheureusement rien y faire car un diamant ça raye le parquet !
Je suis l'illustration vivante du proverbe « Nul n'est prophète en son pays ». Pour ça, je suis jaloux de mon ami Cabrel : dans sa région, c'est Dieu le père.
Je souhaite vivre jusqu'à 150 ans, mais le jour où je meurs, je souhaite que ce soit avec une cigarette dans une main et un verre de whisky dans l'autre.
La bêtise est universelle! Et si les gens rigolent, c'est surtout parce qu'ils ne le prennent pas pour eux.
Le superflu est le premier des besoins.
Lorsque le coeur est satisfait, on oublie le pour et le contre.
Je prends beaucoup plus de plaisir à m'instruire moi-même que non pas à mettre par écrit le peu que je sais.
Aimer, c'est n'avoir plus droit au soleil de tout le monde. On a le sien.
Le soleil brillait, n'ayant pas d'alternative, sur le rien de neuf.
La vie à deux adoucit l'égoïsme en le dédoublant.
Tout penseur qui voudra devenir orateur, tout homme d'esprit et de coeur qui voudra se faire éloquent et être éloquent, remuer les masses, dominer les assemblées, avec sa parole, n'aura qu'à passer de la région des idées dans le domaine des lieux communs.
Le bon Dieu reconnaît les siens, mais il est si bon qu'il fait semblant de reconnaître tout le monde.
On dit communément : "La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu'elle a" ; ce qui est très faux : elle donne précisément ce qu'on croit recevoir, puisqu'en ce genre c'est l'imagination qui fait le prix de ce qu'on reçoit.
Lorsque ma femme me fait un cadeau, j'éprouve deux surprises : d'abord le cadeau et ensuite de le payer.
Nous jugeons les actes de l'histoire avec la conscience de notre époque. Or la conscience ne peut pas devancer celle qui prévaudra dans une société de l'avenir... et vous ne pouvez pas retourner pour changer le passé.
Ce qui instruit les sots, ce n'est pas la parole, c'est le malheur.
Le philosophe est le marchand de sommeil des élites.
A travers le couple se réalise la jouissance de soi dans l'infinité ; c'est l'extase.
L'expérience, c'est le résultat des bêtises qu'on a faites de bonne volonté...
Le bonheur s'édifie parfois sur des ruines plus solidement que sur des fondations nouvelles.
Le doute ?... C'est peut-être de la peur distillée !
Qui a frôlé l'irréversible, découvre dans le futile merveilles.
Le commerce est le plus grand de tous les intérêts politiques.