Je suis un arbre aux branches folles,L'épouvantail, le sous-marin...J'ai plusieurs morts. Une paroleSuffit à me tuer. Je crains
Tomber amoureux, c'est rendre du relief aux choses, s'incarner à nouveau dans l'épaisseur du monde, et le découvrir plus riche, plus dense que nous ne le soupçonnions.
Le ridicule est comme le loup, il ne tue que ceux qui ont peur de lui.
Que croire se souvenir est le pire leurre,La main qui prend la nôtre pour nous perdre ?Il me parut pourtant qu'il souriaitLorsque bientôt l'enveloppa la nuit.
Mais ce qu'il y a d'épatant, dans ce monde, c'est que rien n'y est jamais définitif, le succès comme l'échec.
Qui Dieu veut punir, il le punit dans sa raison.
Les matérialistes auront beau soutenir le contraire, la pensée mène le monde.
Je déteste perdre. Peu importe que ce soit la course ou le ping-pong - je déteste ça.
La fausse modestie est le chef-d'oeuvre de la vanité : montrant l'homme vain sous un jour si illusoire qu'il apparaît dans la réputation de la vertu tout à fait opposée au vice qui constitue son véritable caractère ; c'est un leurre.
Je n'aime pas changer avec le vent; J'aime m'en tenir à moi-même.
Ce qui me bluffe dans la vie ? Le courage.
Il y a une divinité qui façonne nos fins, les tailler grossièrement comme nous le voulons.
Il y a le populisme light, nouveau, à visage humain, comme aurait dit l'autre : le bobopulisme de Monsieur Macron.
Lorsque l'on est comme moi le fils d'une institutrice du Gers, issu de l'école Républicaine ... On ne vous propose pas souvent de telles fonctions.
Comme les grandes oeuvres, les sentiments profonds signifient toujours plus qu'ils n'ont conscience de le dire.
En aucun cas nous ne pourrions obtenir une telle idée de la grandeur de la nature que lorsque l'on considère, conformément à la loi de la conservation de l'énergie dans l'Infini, les forces sont dans un équilibre parfait, et donc l'énergie d'une simple et unique pensée unique peut déterminer le mouvement d'un univers.
Le tyran broie ses esclaves et ils ne se rebellent pas contre lui, ils écrasent à leur tour ceux en-dessous d'eux.
Tout le monde doit être bilingue dans une langue et en parler une autre.
Les fonctionnaires du fisc sont des personnes qui croient précisément le double de ce qu'on leur dit.
La tragédie échauffe l'âme, élève le coeur, peut et doit créer des héros.
Dans l'échec, tous les hommes finissent par se ressembler. La réussite est le révélateur des natures, et ce qu'elle révèle n'est pas souvent beau.
Les hommes éprouvent à se gratter le même plaisir qu'à faire l'amour.
Pour chanter le rossignol n'ouvre qu'un petit bec.
La charité est le moyen d'entretenir la pauvreté, de la fomenter, de la pérenniser.
Réclamons pour le cinéma le droit de n'être jugé que sur ses promesses.
L'ardoise vient d'Angers, et c'est même pour ça que le métier de couvreur est si "dangéreux".
Le début de l'absence est comme la fin de la vie.
Un enfant endormi est bien le plus beau, le plus tendre et le plus plaisant spectacle qui puisse s'offrir à des yeux humains.
Quand la taupe boit dans le fleuve, elle ne prend que ce qu'il lui faut.
Les larmes de la femme moisissent le coeur de l'homme.
Il ne faut pas craindre les pièces ennuyeuses ; quand le public s'ennuie, il croit qu'il pense, et ça le flatte.
L'argent ne se souvient de rien. Il faut le prendre quand il est là et le jeter par les fenêtres. Ce qui est salissant, c'est de le garder dans ses poches, il finit toujours par sentir mauvais.
Le plus orgueilleux peut avoir besoin qu'on le croie modeste.
Un dilettante s'amuse à découvrir ce qu'il pourrait faire s'il savait le faire.
Le bon goût s'acquiert au prix de maintes lectures ennuyeuses.
Il y a deux sortes de journaux : ceux qui approuvent et soutiennent le gouvernement quoi qu'il fasse, et ceux qui le blâment et l'attaquent quoi qu'il fasse.
Le bonheur est dans la possession des êtres ou des choses que l'on aime. On doit vivre pour réaliser le bonheur de ces êtres.
L'amour est aussi grand par le bavardage que par la concision.
On ne cherche pas le bonheur, on l'attend.
La vie est donnée à tout le monde, mais tous ne sont pas capables de la vivre.
Ce qu'il y a de plus grand dans les religions, c'est le mal qu'on inflige aux autres pour le bien de leur salut. C'est une grandeur qui marche sur des faiblesses.
Les voleurs de basse-cour le savent et le disent : Quand on réussit un coup mirifique avec un second, on ne jouit pleinement du fruit de la rapine qu'après avoir éliminé ce second.
Il y a dans l'acteur une part d'enfance non maîtrisée. C'est grâce à elle qu'on peut le capturer, l'apprivoiser, le ranger en troupe, le réduire en dépendance, en esclavage.
Le bogue du rêve, c'est de ne pas pouvoir s'éveiller pour de vrai.
Le désir d'un jour de posséder ce que l'on n'a pas c'est ce qui nous fait avancer. Mais lorsqu'on ne veut rien de plus, comment avance-t-on ?
La clémence honore le pouvoir.
L'épreuve rassure notre confiance, elle est le remède contre l'erreur et contre la fourberie.
Comprendre que le comportement blessant de l'autre n'est pas l'autre, mais plutôt la manifestation de sa souffrance, aide à amener l'esprit vers la compassion.
L'amour est l'activité la plus stimulante dans laquelle les humains s'impliquent. Vous savez, quand nous avons le sentiment que nous ne pouvons pas vivre sans amour. Cette vie a peu de sens sans l'amour.
Vous avez souvent dit des injures, car c'est bien là votre habitude.Inévitablement le fumier doit puer, les taons piquer, et les guêpes bourdonner ; de même les gens hargneux doivent médire.