Nous envions le bonheur des autres, les autres envient le nôtre.
Il y a trois types de joueurs : ceux qui font l'événement, ceux qui le regardent et ceux qui en sont étonnés.
Y penser sans cesse ne labourera pas le champ.
La politique est un rude maître qui expose à bien des avatars ; le peuple récompense si mal ceux qui se dévouent pour lui !
Chacun de nous est un petit émetteur-récepteur qui s'ignore. Si nos ondes se heurtent violemment, naît le ressentiment.
Quand un politicien se touche le visage il dit la vérité, quand il se gratte l'oreille il dit la vérité, quand il lève le pouce il dit la vérité ; c'est quand il remue les lèvres qu'il ment.
Un fou c'est un homme sain d'esprit qui n'a plus les moyens de sa folie, qui perd les eaux de sa folie, d'un seul coup. Il fait faillite. Il lâche ce qui ne reposait que sur lui : la corvée du langage, la comédie du travail. Le monde entier.
Les gens traverseront Paris pour vous emprunter un livre. Ils ne monteront pas un étage pour vous le rendre.
Ce que les cours de nos écoles négligent presque totalement est ce qui intéresse le plus : la question de la vie.
Le vieux renard est triplement renard.
La télévision c'est le monde à temps plein, à ras bord de souffrance, impossible à voir dans ces conditions, impossible à entendre.
De tout temps, le désir le plus important a été le désir de rencontres. Rencontres avec l'autre, avec Dieu, entre les sexes.
Le droit doit-il s'arrêter où le devoir commence ?
La chose la plus importante à dire d'un poème, c'est : apprenez-le.
A mesure que nous vieillissons, les jours semblent devenir plus courts, et notre familiarité avec le temps diminue pour nous la perception de sa durée.
Nous vivons toujours dans un monde incertain. Ce qui est certain, c'est que les États-Unis iront de l'avant avec le temps.
Rien ne sert d'être vivant le temps qu'on travaille. L'évènement dont chacun est en droit d'attendre la révélation du sens de sa propre vie, cet évènement que peut-être je n'ai pas encore trouvé mais sur la voie duquel je me cherche, n'est pas au prix du travail.
Dans un pays comme le nôtre, les élections peuvent changer les équipes en place mais le vrai pouvoir reste aux mains de ceux qui possèdent et contrôlent la machine économique.
J'ai été manger chez le pape. Qu'est ce qu'il est sympa ! Mais alors elle !
Le fil qui unit deux amis est tellement bon qu'on ne peut jamais le rafistoler lorsqu'il est coupé.
J'adore le poisson et les légumes. J'ai été élevé avec des légumes ! Tout ce qui est vert - épinards, brocolis, choux de Bruxelles - j'en ai envie.
C'est peut-être le coq qui chante, mais c'est la poule qui pond les oeufs.
J'ai rencontré ma femme parce que nous sortions tous les deux avec le même gars.
J'ai des amis musulmans, ce sont des gens très bien, mais ils savent qu'il y a un problème, et on ne peut plus le tolérer
Mrs. Hudson : Oh ! Il a tué le chien, pour changer. Dr. John Watson : Qu'avez-vous encore fait à Gladstone ?! Sherlock Holmes : Je n'ai fait que tester un anesthésique.
L'imbécile est celui qui ne sait se servir, qui n'a pas l'idée de se servir, de ce qu'il possède. Tout le monde en est là.
Les vieillards et les oiseaux affrontent chaque année le même problème : passer l'hiver.
C'est l'esprit qui fait le bien ou le mal, qui rend heureux ou malheureux, riche ou pauvre.
Dans les rêves, on ne voit jamais le soleil, bien qu'on ait souvent la perception d'une clarté beaucoup plus vive. Les objets et les corps sont lumineux par eux-mêmes.
Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir.
Le tango, je me demande pourquoi ça se danse debout !
L'histoire est le déroulement d'une trame d'éternité sous des yeux temporels et transitoires.
Le monde n'est pas racontable d'un discours unique : l'universel n'en est pas la loi ; l'harmonie n'en est pas la règle.
Le travail s'allonge de façon à remplir la durée prévue pour son exécution.
Ce qu'on dit d'un malheur, qu'il n'arrive jamais seul, on le peut dire des passions : elles viennent ensemble, comme les Muses ou comme les Furies.
Le bon sens et l'ironie, en France, sont nés le même jour.
A-t-on le droit de se considérer comme l'auteur de pensées qu'on n'a pas souhaitées ?
Le bonheur n'est pas une expérience, c'est un souvenir.
Les pires tourments sont intérieurs et la véritable histoire de notre vie se déroule dans le secret des âmes et des coeurs ; là s'écrivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira.
Le mariage est mère du monde, il préserve les royaumes, remplit les villes et les églises, et même le paradis.
Le monde moderne est plein d'hommes qui s'en tiennent aux dogmes si fermement qu'ils ignorent même que ce sont des dogmes.
Un homme qui réussit son suicide est bien au-delà de la mort car il s'est mesuré à Dieu, en choisissant son heure, et a eu le dernier mot.
Lorsque vous commencez un travail d'importance, vous ne pouvez espérer le finir de suite : c'est la raison pour laquelle il ne faut laisser personne vous forcer à vous hâter ou vous décourager tant que vous n'êtes pas allés au bout de votre tâche.
Les idées qui bouleversent le monde marchent à pas de colombes.
Si la science sans la religion était estimable, rien ne serait plus estimable que le démon.
Le cul c'est dans la tête.
Ovide a tort. C'est dans le malheur que tu compteras de nombreux amis. Être le confident du bonheur exige des vertus plus rares.
L'important a toujours été le message, les mots, ce que tu as à dire [...] en Somalie, il ne faut pas forcément être un bon chanteur, ou avoir un bon son, mais il faut avoir quelque chose à dire. Voilà ce qu'est un bon musicien en Somalie.
Le bonheur, je crois, après pas mal d'expérience, s'atteint et se procure par des choses qui sont gratuites et de petites choses minuscules auxquelles d'ordinaire on ne fait pas attention.
Dans ces derniers temps, de grands efforts ont été faits pour soulever les répugnances populaires contre le capital, l'infâme, l'infernal capital ; on le représente aux masses comme un monstre dévorant et insatiable, plus destructeur que le choléra, plus effrayant [...] ► Lire la suite