Dans le langage des jardiniers, les plantes crèvent, mais les roses meurent.
Le devoir envers soi est le premier, le plus sacré ; c'est de lui que découlent les autres.
Il semble que le goût des livres croisse avec l'intelligence.
Comment trouver le chemin qui mène au pays où vit ton désir ? En renonçant à tes désirs.
La seule arme des enfants contre le monde, c'est l'imaginaire.
Le fait qu'il soit mort ne prouve pas qu'il ait vécu.
Il faut que les hommes fassent du bruit, à quelque prix que ce soit - peu importe le danger d'une opinion, si elle rend son auteur célèbre ; et l'on aime mieux passer pour un fripon que pour un sot.
La solitude est le lot de ce qui vit sur terre ; et des êtres terrestres, l'homme est le plus solitaires. D'autant plus solitaires, tristement, s'il est entouré de sa race.
Le monde se contente de grimaces, il se paie de ce qu'il donne, sans en vérifier l'aloi.
C'est le langage qui a besoin d'être simple et les opinions un peu compliquées.
Il ne faut pleinement révéler à eux-mêmes que ceux qui sont assez forts pour supporter le fardeau.
Le sage se réfugie dans les livres des Anciens et n'y apprend que de froides abstractions ; le fou, en abordant les réalités et les périls, acquiert à mon avis le vrai bon sens.
C'est fou le nombre de perroquets du rire qui s'épanouissent sur les écrans de télévision. Inconscients ou pas, ils sombrent tous dans le pastiche ou le plagiat. Ce ne sont plus des clowns, ce sont des clones.
Le changement durable est une série de compromis. Et le compromis est bien, aussi longtemps que vos valeurs ne changent pas.
Peut-être ce mot famille évoque-t-il pour vous la chaleur tiède et mélancolique d'un passé, ou bien la force du nombre des moyens d'action et de relations dont vous lui êtes redevable, une espérance, peut-être aussi un regret. Peut-être ce mot est-il pour vous synonyme d'étouffement, de charges écrasantes, de chape de plomb sur le coeur.
Le souvenir est un filet qui nous surprend et nous entraîne dans le sillage de son choix.
Je sais seulement que celui qui noue un lien est perdu. Le germe de la corruption est entré dans son âme.
Un homme qui joue toujours la comédie se fait parfois mal juger. On finit par ne plus le prendre au sérieux.
Nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles.
Un jour Émile Zola, dont l'esprit graisseux n'est huilé que pour glisser sur les surfaces, s'avisa de peindre Huysmans. Le fantômatique « Souvarine » de Germinal est le portrait physique, ressemblant à faire peur, de ce virtuose de fascination. Mais ce n'est qu'un portait physique, le seul dont Émile Zola soit capable.
Pour obtenir une femme qui le veut bien, il faut la traiter comme si elle ne nous voulait pas.
Écrire dans le plaisir m'assure-t-il - moi, écrivain - du plaisir de mon lecteur ? Nullement.
N'attendez pas que le poisson morde, allez le chercher.
Le bonheur ne nous arrive pas parce que nous nous plaignons des malheurs de la vie.
Ne pas goûter au pharmacien et ne pas toucher le forgeron.
Le ciel n'est pas plus grand que l'embouchure du puits.
Un meneur...est comme un berger. Il reste derrière le troupeau, laissant les plus agiles partir en avant, sur quoi les autres suivent, sans se rendre compte que tout le long ils sont dirigés par derrière.
J'ai une théorie selon laquelle vous pouvez donner l'impression que n'importe quelle phrase est profonde en écrivant le nom d'un philosophe mort à la fin.
Le monde peut pardonner pratiquement tout sauf les gens qui s'occupent de leurs propres affaires.
Tel que vous envoyez l'écho dans le bois, l'écho vous le renvoie.
La passion doit toujours l'emporter sur le bon sens.
Le journalisme d'investigation n'existe pas !
Tout le monde a un cul, pourquoi on ne parle que du mien ?
Sans Claudia, aujourd'hui je serais dans le pétrin. La drogue vous tue, elle vous annihile.
Même si tu crois avoir touché le fond, ne plus croire en rien, penser au pire, il y aura toujours un espoir qu'un jour tu te réveilles dans un lit, le bonheur au bout des lèvres.
- Je m'apprête à briser le tabou du mot en F... à l'antenne d'une radio britannique. Fffffffaudrais d'abord mettre un p'tit morceau de musique. - Le gouvernement nous hais. Si tu fais ça, tu nous condamnes. Un jour on pourra [...] ► Lire la suite
Un drogué est paré à toute éventualité. il peut voir sa grand-mère morte, grimper le long de sa jambe, un couteau entre les dents. Mais personne ne peut avoir assez de cran pour soutenir un trip pareil !
Dans la vie, tout tient à un fil. Ca commence par le cordon ombilical ; ça continue par les liens de l'amour et ça finit par les cordons du poêle !
Le futur, pour les hommes et autres organismes vivants, est totalement imprévisible ; nous créons notre propre histoire, bien que dans des circonstances que nous n'avons pas choisies.
Le pire inconvénient des actes, c'est qu'ils finissent par agir sur la pensée.
En Corse, c'est l'âne qui porte tout, sauf le deuil.
La peur est ce qui gronde dans le courage ; la peur est ce qui pousse le courage au delà du but.
Avec le violon, il faut choisir : ou bien tu joues juste, ou bien tu joues tzigane.
Culte de la solitude : besoin d'autonomie à tout prix, aux dépens le plus souvent des relations à long terme.
On ne doit pas compter sur le miracle.
Faute de temps, le journaliste moderne doit choisir : ou voir l'événement ou le décrire. Il a rarement le loisir de faire les deux.
Les larmes de la femme moisissent le coeur de l'homme.
Il ne faut pas craindre les pièces ennuyeuses ; quand le public s'ennuie, il croit qu'il pense, et ça le flatte.
Le miracle est, avec la vigne, l'une des principales cultures de la France.
Historiens de l'art, avez-vous fini par découvrir un style pour le monde tel qu'il a été créé ?