Elle aime regarder les pompiers qui vont courir en groupe, qui portent des petits shorts découvrant leurs belles cuisses et quand ils transpirent on voit aussi les muscles, dans le dos, se dessiner sous la toile du tee-shirt.
Quand on se retrouve à côté des pestiférés, une fracture nette sépare votre monde de celui des épargnés. On ne veut ni charité, ni empathie. De chaque côté des frontières, les mots n'ont plus le même sens.
Passé quarante ans, tout le monde ressemble à une ville bombardée.
Il y a des batailles aériennes d'ondes qui... tourbillonnent entre ciel et terre comme le regret indestructible du suicidé qui à mi-chemin de sa chute du sixième étage, soudain ne voudrait plus mourir.
Si tu n'étais pas morte... Ces mots ne dansent pas sur mon cahier, mais blessent le silence de la marge.
Le vent faillit me faire tomber de la passerelle, dès j'y eus posé le pied. Il venait du désert, libre et sauvage. Il remplit mes bronches d'un seul coup, à éclater de chaleur, d'oxygène et de lumière. Depuis plus de vingt-quatre heures, j'étais mort à toute sensation, sauf à celle-là : l'appel de la vie.
La vie a été un enfer ces dernières années. On se tuait, on se volait, on s'assassinait. Tout le monde se livrait au brigandage. Beaucoup sont devenus fous ou se sont suicidés. Tout ça pour l'or, et cet or, s'est transformé en eau-de-vie...
Tout le monde a besoin de se sentir supérieur à quelqu'un" dit-elle. Mais d'habitude on présente une petite preuve avant de présenter ce privilège.
Le politicien opportuniste ressemble à un homme qui abandonnerait le billard parce qu'il a été battu au billard, ou le golf parce qu'il a été battu au golf.
Si tu attrapes un beau bonheur, un papillon rare, sans l'abîmer, si tu le prends dans ta paume et que tu la refermes pour l'emprisonner, il ne reste que de la poussière de bonheur sur les doigts, si tu le piques sur un bois il meurt.
Rions sur la terre en délireOù la lumière aime et fleurit,Puisque le clair, le divin RireNous appartient, comme l'Esprit.
Les prisons sont là pour cacher que c'est le social tout entier, dans son omniprésence banale, qui est carcéral.
Le haïku a cette propriété quelque peu fantasmagorique, que l'on s'imagine toujours pouvoir en faire soi-même facilement.
Quand on est convaincu que quelqu'un se trompe, que cette personne refuse de discuter, d'apporter des preuves en alléguant que tout à chacun à le droit de penser comme il veut - on ne peut pas être tolérant. Liberté de pensée ne signifie pas liberté d'errer et de divaguer.
Si l'homme est pauvre, il a peu d'esprit ; si le cheval est maigre, son poil est long.
Les mensonges font le tour de la terre tandis que la vérité essaie toujours de mettre ses chaussures.
Il faut que les forces de gauche travaillent avec le mouvement social et les syndicats.
Il m'arrive d'avoir des regrets, car le fait d'être quelqu'un de tempéré m'empêche d'accomplir des actions qui nécessitent un peu plus de feu.
Les histoires où tout le monde va très bien ne m'intéressent pas.
La nécessité engendre le vol.
Rechercher à savoir pour comprendre et corrompre c'est justement le narcissisme.
La deuxième vague est là. Nos services de réanimation sont sous pression. Sans mobilisation collective, ils seront rapidement saturés. Préserver notre système de santé et nos soignants, protéger les Français : tel est le sens des mesures que nous prenons.
J'étais assez nerveuse à l'idée de rencontrer le père de William, mais il était très, très accueillant, très amical, ça n'aurait pas pu être plus facile pour moi.
Je le regardai vivre : mon opinion sur lui se modifiait sans cesse, ce qui n'arrive guère que pour les êtres qui nous touchent de près ; nous nous contentons de juger les autres plus en gros, et une fois pour toutes.
Je fais souvent l'analogie avec le tennis. A chaque match, les règles sont les mêmes, mais aucun jeu n'est identique. Le théâtre est comme ça. Chaque fois c'est différent.
Si je devais le faire encore une fois? Pourquoi pas, je le ferais un peu différemment.
Je suis canadienne alors je dis toujours, soyez le meilleur que vous puissiez être.
La création est le seul substitut raisonnable à la violence.
Le meilleur du talent de l'orateur lui vient de la foule ou de l'assemblée. Pour que l'orateur soit grand et puissant, il faut que l'auditoire fasse la moitié du chemin.
Recherchez le succès, pas la perfection.
Les êtres humains sont humains. Ils savent dire ce qu'ils veulent, non ? Avant ils le disaient à leurs voisins en étendant la lessive. Maintenant ils le disent sur Internet.
La démocratie n'est pas simplement la loi de la majorité respectant comme il convient le droit des minorités.
Le bien n'est bien qu'en tant que l'on s'en peut défaire ; Sans cela, c'est un mal.
Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.
Il n'y a rien qui soit plus menaçant que le bonheur, et chaque baiser qu'on donne peut éveiller un ennemi.
Gouverne le mieux qui gouverne le moins.
Qui on épouse n'a guère d'importance : le lendemain matin, on trouvera toujours que c'est quelqu'un d'autre.
Le naturel est ennuyeux.
Le droit ; c'est ce qu'on ne peut pas te refuser.
Les hommes de lettres ont fait le tour des idées, et ils finissent par se marier avec de pauvres petits bouts de femmes laides.
La télévision et le cinéma saturent et banalisent nos vies, ils banalisent de plus en plus notre théâtre.
Le bonheur est euphorisant pour qui ne le fréquente pas.
Le sot ne s'intruit que par les événements.
Ne consens à vivre ni dans l'anarchie ni sous le despotisme.
Nous ne sommes pas le produit accidentel et dépourvu de sens de l'évolution. Chacun de nous est le fruit d'une pensée de Dieu. Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire.
Pendant comme avant la révolte, le colonisé ne cesse de tenir compte de colonisateur, modèle ou antithèse. Il continue à se débattre contre lui. Il était déchiré entre ce qu'il était et ce qu'il s'était voulu, le voilà déchiré entre [...] ► Lire la suite
Tous les hommes sont faits de la même glaise mais pas dans le même moule.
Quand le torrent dévore un homme, il ne le rend jamais.
Le descendant d'un singe n'est rien d'autre qu'un singe.
Le monde dans lequel je vis est mon influence.