Je fais souvent l'analogie avec le tennis. A chaque match, les règles sont les mêmes, mais aucun jeu n'est identique. Le théâtre est comme ça. Chaque fois c'est différent.
N'est-il pas évident qu'une vie pieuse et l'austérité de la morale chrétienne s'accommodent mal avec la fréquentation habituelle du théâtre contemporain ?
La lingerie est le théâtre de notre intimité.
Si je te balance dans la piscine maintenant, tu coules comme un caillou à la con ! T'en a trop pris mon vieux ! T'en a trop pris ! Trop pris ! Et n'essayes pas de lutter hein ! T'aurais des bulles d'air au cerveau, une rupture d'anévrisme, tu te ratatinerais et tu crèverais.
Le théâtre est un paratonnerre que chacun a dans le fond de sa langue.
Je ne suis en compétition avec personne d'autre que moi-même. Je veux être excellent dans tout ce que je fais.
Je me suis embrouillé avec tellement de monde qu'avant un match je ne sais plus à quel joueur serrer la main.
On fait du théâtre parce qu'on a l'impression de n'avoir jamais été soi-même et qu'enfin on va pouvoir l'être.
Où trouve-t-on meilleur abri contre l'ennui qu'au théâtre ?
La guerre est un drame passionné et non une science exacte.
Le théâtre est un temple du contact d'homme à homme, une dramaturgie de la rencontre.
Le théâtre est un art, dont toute l'ambition semble se limiter à être le laboratoire des conditions humaines.
Traçons le vrai portrait de Paris : au nord, le mont Martre ; au sud le mont Parnasse, entre les deux la Seine, et sur la Seine, la piscine Deligny.
Le tennis est un sport très objectif dans le sens où le tableau de bord ne ment pas.
Le théâtre partage ses limites avec la religion. La religion n'est que du théâtre qui veut être vrai.
La vie c'est du théâtre et des souvenirs.
Le peu de morale que je sais, je l'ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre qui resteront mes vraies universités.
Ce n'est pas le hasard d'une bataille qui décide qu'on est vainqueur ou battu, mais une obscure prédestination.
Deux sortes de films : ceux qui emploient les moyens du théâtre (acteurs, mise en scène, etc.) et se servent de la caméra afin de "reproduire" ; ceux qui emploient les moyens du cinématographe et se servent de la caméra afin de "créer".
Un opéra commence à six heures. Trois heures plus tard, on regarde sa montre... et il est déjà six heures vingt !
Les miracles, les événements ayant des chances astronomiquement faibles de se produire, tel l'oxygène se transformant en or ; j'étais impatient de voir un tel miracle mais tout ce temps j'oubliais celui de l'accouplement humain ; le fait que des millions de [...] ► Lire la suite
Sans un élément de cruauté à la base de tout spectacle, le théâtre n'est pas possible.
Le langage de l'art du théâtre est un langage de proximité. A la mesure de l'homme.
Toujours, quand l'affection commence, le drame commence.
Ce drame au-dedans de nous, qui ne comporte pas de cris, ne crée-t-il pas le climat même de la poésie ?
On m'a demandé dernièrement si le tennis est propre ou non. Je ne sais plus comment vous jugez si un sport est propre. Si un joueur sur 100 se dope, à mes yeux ce n'est pas un sport propre.
Le code du théâtre est beaucoup moins riche que la variété des simulacres de la vie.
Un bon film c'est quand le prix du dîner, l'entrée au théâtre et la baby-sitter en valaient la peine.
Pour Staline, « un homme qui meurt, c'est un drame épouvantable. Cent mille, c'est une statistique ». Notre époque banalise la mort sous le feu de l'actualité.
Un athlète s'échauffe et étire ses muscles avant la compétition : un acteur doit en faire autant avec ses muscles émotionnels.
Il faut étaler au théâtre la passion de l'amour dans toute sa force, ou ne pas la traiter.