Un opéra commence à six heures. Trois heures plus tard, on regarde sa montre... et il est déjà six heures vingt !
La langue est un théâtre dont les mots sont les acteurs.
Le théâtre n'est pas la Sorbonne et le public n'est pas un élève venu assisté à un cours d'histoire. Ils viennent pour se distraire.
Si le théâtre est bien le laboratoire des gestes et des paroles de la société, il est à la fois le conservateur des formes anciennes de l'expression et l'adversaire des traditions.
Le théâtre ne relève pas de la chasse à l'homme mais de la quête de l'être.
Nous voulons de la vie au théâtre, et du théâtre dans la vie.
Le théâtre est le désordre incarné et pour faire l'éloge du théâtre il faut commencer par faire l'éloge du désordre.
Le théâtre est un point d'optique. Tout ce qui existe dans le monde, dans l'histoire, dans la vie, dans l'homme, tout doit et peut s'y réfléchir, mais sous la baguette magique de l'art.
Le théâtre est le lieu où apparaissent violence et cruauté. Leur représentation doit servir à ce que l'horreur ne se reproduise pas.
Le théâtre est ce qui fait que le rouge d'une robe est le même que le bruit d'un décor qui tombe.