Celui qui vénère le pouvoir est un homme en péril et celui qui révère les signes du pouvoir est un homme à sa fin !
La peur aussi rend l'homme semblable à la bête et souvent le fait mourir.
Un homme ne doit pas avoir deux patries. Le patriotisme qui se divise s'affaiblit.
Il en est des serments d'enfants comme des étoiles ou des soleils. Ils ne s'oublient qu'une fois dissous, non pas dans le ciel, mais dans la mémoire.
Qu'est-ce qui est le pire : mourir trop jeune, ou vivre trop vieux ?
L'histoire s'est toujours écrite dans le sang des hommes et des femmes prêts à le verser.
Un style est ce qui décourage le plagiat et tente le pastiche.
Si les armes ont parfois évolué - mais ni toujours ni partout... - toujours et partout par contre le pouvoir est conquis par la force de la puissance.
Quand on aime, le Paradis est parfois sur Terre.
Original est le seul mot que les gens connaissent pour étiqueter ceux qui vivent différemment d'eux.
Si le Seigneur avait voulu que les hommes volent, il aurait simplifié l'accès aux aéroports.
Le cinéma est un langage. Il peut dire des choses - de grandes choses abstraites. Et c'est ce que j'adore dans le cinéma.
Passer le temps à se rafistoler l'âme. Croire en sa force et puis lâcher prise. Dégringoler. Avoir peur de soi. De la partie inconnue. De celle qui brise.
Le sot reste inconscient de ses actions mauvaises, mais elles le brûlent comme une braise.
Le sage ne s'assied pas pour se lamenter, mais se met gaiement à la besogne pour réparer le mal.
N'aies jamais honte de ce que tu ressens. Tu as le droit de ressentir l'émotion que tu as envie.
Quelle tristesse de voir les nantis s'approprier le révolté que fut Albert Camus.
La glace du printemps est trompeuse, le nouvel ami n'est pas sûr.
Ma mère avait depuis toujours une histoire d'amour avec la France, avec le fait d'être accueillie, de s'être sentie aimée par les Français bien plus que dans son pays.
Les films que je fais sont des rôles profonds, introspectifs, sombres, qui vous plongent dans un état d'esprit pesant tout le long.
Quand j'étais un enfant, tout ce que j'aimais étaient les livres et le chocolat.
On nous donne un code pour vivre notre vie. Nous ne le suivons pas toujours, mais il est toujours là.
Le coeur a beau mentir, la blessure est au fond.
Pouvez vous me trouver quelqu'un pour m'amener à l'aéroport ; Monsieur Corleone est un homme qui aime apprendre les mauvaises nouvelles rapidement. En tout cas je vous remercie pour le repas et la charmante soirée.
Il se passe, entre un roman et son lecteur, un phénomène analogue à celui du développement des photos, tel qu'on le pratiquait avant l'ère du numérique.
Ne vient-il pas un temps dans la vie où le devoir est le plaisir plutôt que le plaisir un devoir...
La liberté n'existe que là où l'intelligence et le courage parviennent à mordre sur la fatalité.
Tiens ferme et défends-toi comme un homme de coeur ! Le danger le plus grand est celui de la peur.
Quand il est converti, un cannibale, le vendredi, ne mange que des pêcheurs.
Le temps des armes n'est pas celui des lois.
Ceux qui connaissent les hommes savent que le regret de n'avoir pas fait une mauvaise action profitable est bien plus commun que le remords.
Avez-vous jamais entendu la marchande de poissons dire que le maquereau sent mauvais ?
La guerre rend tout le monde méchant, même ceux qui ne la font pas.
Rien comme la confiance pour conjurer le sort !
La seule chose intelligente à faire serait d'abonder dans le sens du destin.
Lorsqu'on a l'impression que l'être que vous aimez le plus au monde risque de vous échapper à tout jamais, on analyse chaque mot, chaque geste, chaque silence aussi.
La perversité est le don d'additionner des valeurs imaginaires et des sensations en un idéal.
Il y a du supplice dans la passion, le mot l'indique.
Le péché corrompt les actes mais les actes ne créent pas le péché.
Si l'amour n'était pas la plus noble des passions, on ne le donnerait pas pour excuse à toutes les autres.
Tout le monde a un ennemi à l'intérieur de soi.
Seul le dépaysement constitue un remède à la douleur.
La poésie, c'est le point où la prose décolle.
Le monde marche ! Pourquoi ne tournerait-il pas ?
Dans les grandes lignes, nous décidons, nous sommes libres. Mais pour ce qui est des "choses de la vie", le hasard les dirige beaucoup plus que nous.
C'est là le plus beau cadeau que la télévision - une certaine télévision - peut offrir à nos sociétés : permettre à chaque professeur d'enseigner, comme Socrate, de pratiquer, comme lui, la maïeutique avec ses élèves.
La mode change, le cul demeure.
Le comble pour un couturier, c'est de se faire arrêter sur l'autoroute à l'embranchement d'une bretelle parce qu'il n'a pas sa ceinture !
Le plus terrible c'est que je vais mourir seul, tu ne seras pas là pour me rassurer, me tenir la main, me fermer les yeux.
Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l'autre. Comme si j'avais des mots en guise de doigts ou des doigts au bout de mes mots.