Les querelles ne dureraient pas longtemps si le tort n'était que d'un côté.
Nous payons cher une expérience que nous pourrions trouver à bon marché chez le voisin.
Nous naissons, pour ainsi dire, en deux fois : l'une pour exister, et l'autre pour vivre ; l'une pour l'espèce et l'autre pour le sexe.
L'inconvénient de la pudeur, c'est qu'elle jette sans cesse dans le mensonge.
C'est cela le mariage, la même peur partagée, le même besoin d'être consolé, la même vaine caresse dans le noir.
Qu'est-ce que la perfection, sinon un concept variable suivant le lieu, le temps et les autres circonstances ?
Le beau n'est que le premier degré du terrible.
Il ne faut pas oublier que, le jour du déluge, ceux qui savaient nager se noyèrent aussi.
Le monde pourrait vivre sans tuer ni animal ni végétal.
Le scrupule, une maladie comme la paresse.
Les oeuvres littéraires sont comme les visages ou les empreintes digitales, il n'y en a pas deux identiques. La littérature, c'est le règne de la singularité.
Nos idées ne dépendent pas plus de nous dans le sommeil que dans la veille.
Un jour, on ne peut plus dire à l'autre qu'il est beau, parce que l'amour a foutu le camp et que l'on n'est plus désirable.
Le secret est un lait sur le feu, il finit par se répandre si on n'y prend pas garde.
Quand je chante ma volonté de protéger la planète, c'est mon histoire mais c'est aussi l'histoire de tout le monde.
L'attrait qu'exerce le virtuose sur le public paraît assez semblable à celui qui attire les foule vers les jeux du cirque. On espère toujours qu'il va se passer quelque chose de dangereux : M. Ysaye va jouer du violon en [...] ► Lire la suite
Le poussin qui reste à côté de sa mère reçoit la cuisse de la sauterelle.
Dans la guerre, il n'y a qu'un moment favorable ; le grand art est de s'en saisir !
Le pouvoir est ce qu'ils aiment - c'est le plus grand de tous les aphrodisiaques.
Nul ne peut s'emparer de la foudre dans le ciel, et nul ne peut s'approprier le bonheur de l'autre au moment de l'abandon.
Le médecin a dit à mon grand-père : « Vous n'êtes pas malade. L'autopsie prouvera que j'avais raison. »
Ils pensent que je suis un fou, et peut-être que je le suis. Mais peut-être que je suis un génie.
Le compliment, c'est quelque chose comme le baiser à travers le voile.
Le sentimental est celui qui voudrait le profit sans assumer la dette accablante de la reconnaissance.
L'admiration est fondement de toute philosophie, l'inquisition le progrès, l'ignorance le bout.
La connaissance n'est pas le pouvoir, mais elle est liberté.
Celui qui va jusqu'au bout de son coeur connaît sa nature d'homme. Connaître sa nature d'homme c'est alors connaître le ciel.
L'amitié c'est aussi comprendre puis respecter le goût des autres.
Trop aimer quelqu'un empêche d'aimer avec désintéressement. Aimer quelque chose empêche d'aimer toutes choses. Aimer rétrécit le coeur.
Le talent, c'est une question d'amour.
C'est dans la boue qu'on trouve le plus bel or !
Les hommes sont mille fois plus acharnés à acquérir des richesses que la culture , bien qu'il soit parfaitement certain que le bonheur d'un individu dépend bien plus de ce qu'il est que de ce qu'il a.
Le baiser est flèche, et la volupté est jet d'eau.
Le bonheur consiste à avoir beaucoup de passions et beaucoup de moyens de les satisfaire.
L'homme regarde le miroir, le miroir regarde l'homme.
Le matin, chaque grande herbe porte une toile d'araignée comme une petite voile. Le soleil paraît, et tout sombre.
Avec le bois sec brûle aussi le bois vert.
Tout le monde doit croire en quelque chose. Je crois que je vais prendre une autre bière.
Le silence est le pire ennemi des couples.
L'amour de la vérité place l'homme devant l'étonnante expression du don. La gratuité est présente dans sa vie sous de multiples dormes qui souvent ne sont pas reconnues en raison d'une vision de l'existence purement productiviste et utilitariste. L'être humain [...] ► Lire la suite
L'idée, c'est la graine, la méthode, c'est le sol.
Le premier amour est toujours le dernier.
Tout le monde voit ce que vous semblez être, peu expérimentent ce que vous êtes vraiment.
J'ai commencé à voir ce que les gens étaient capables de faire. Quiconque a traversé ces années sans comprendre que l'homme produit le mal comme une abeille produit du miel, a dû être aveugle ou avoir tort dans sa tête.
La logique ou la stupidité.Le choix t'appartient.
Mon père était le seul homme que je connaissais qui m'aimait vraiment de manière désintéressée.
Méfiez-vous de ceux qui tournent le dos à l'amour, à l'ambition, à la société. Ils se vengent d'y avoir renoncé.
La musique offre aux passions le moyen de jouir d'elles-mêmes.
Une oie va pliant le cou, mais à ses yeux rien n'échappe.
L'histoire de l'industrie est le livre ouvert des facultés humaines.