Entre l'homme et l'animal, il y a cette différence que le premier, ayant reçu l'usage de la parole, peut plaider en vers et en prose, pour les bas instincts qu'il partage avec le second...
L'usage exige qu'un sadique reconnaisse le meurtre mais non pas le plaisir.
Au fond la femme nue est essentielle au puritanisme comme l'enfer est la condition du ciel. Le mythe du fruit défendu n'est acceptable que si, dans l'autre monde, il devient votre nourriture.
Les anciens étaient des gens qui prévoyaient. Ils prévoyaient toujours le pire, c'est pour ça qu'ils ont toujours eu raison.
Merde : ce mot est une friandise. Seuls les crétins de haut vol ne l'utilisent jamais. Un mot qui se crie, qui se hurle, qui se susurre, se murmure, se savoure. C'est le mot qui console, dont on a besoin.
Lieu du texte, lieu pluriel et contradictoire, le théâtre reste un art fragile, minoritaire par nature, trop éphémère pour modifier en profondeur le tissu social. Néanmoins, l'art du théâtre est un art profondément moral.
Le théâtre est un acte artificiel.
S'il n'y avait pas les socialistes, le socialisme gouvernerait le monde entier.
Quand on est couronné, On a toujours le nez bien fait.
Agiter le thème de l'exception culturelle française, c'est chercher à se réhabiliter comme on sauverait les meubles.
Le progrès en art n'existe pas. Il y a de grands artistes dans tous les siècles, et dans tous les pays, il y a des développements de style, mais il n'y a pas de progrès.
Les acteurs qui n'ont jamais connu le succès doivent ressentir un manque.
Chaque soir, pendant les représentations d'une pièce de théâtre, c'est sur la même réplique que les spectateurs enrhumés se mettent à se moucher ; c'est le moment où la pièce faiblit.
Si vous voulez toucher le coeur d'un homme, sciez-lui les côtes.
Le Zen est une pratique qui nous pousse à faire l'expérience de ce qui est, à le réaliser, à l'actualiser.
Il n' y a que dans le silence que la douleur s'entend.
L'amour est muet, dit Novalis ; seule la poésie le fait parler.
Celui qui conduit l'action doit fixer l'horizon. Mais s'il souhaite qu'elle aboutisse, il doit savoir garder le silence.
Je hais les indifférents. Je pense que vivre, c'est résister. Il ne peut y avoir seulement des hommes, des étrangers à la cité. Un homme ne peut vivre véritablement sans être un citoyen et sans résister. L'indifférence, c'est l'aboulie, le parasitisme et la lâcheté, non la vie. C'est pourquoi je hais les indifférents.
l'Algérie, voilà... C'est le pays de mes parents, c'est dans le coeur. Mais bon après sportivement, c'est vrai que je jouerai en équipe de France. Je serai là toujours présent pour l'équipe de France.
Changer les choses de place c'est le travail des hommes. Il faut choisir de faire cela ou rien.
Je savais tout et j'ai tout reçu. Mais le vrai bonheur, c'est de donner.
On s'attend à des défaillances d'entreprise et des licenciements, le sujet, ça va être de limiter la hausse du chômage.
J'ai le meilleur cul que l'on puisse avoir à l'âge de 39 ans.
J'espère voir le jour où la loi garantira une liberté civile égale à tous les habitants du même empire.
Le sentiment de pouvoir du père traditionnel est lié au fait que la maisonnée dépend financièrement de lui. Si sa femme s'arrondit, c'est son pouvoir qui s'agrandit.
Le possible est une matrice formidable.
On court après le bonheur, et l'on oublie d'être heureux.
La contemplation prolongée de la Joconde ne nous donne pas le talent de Vinci.
Pourquoi les femmes qui coûtent le plus cher sont-elles celles qui ne valent pas grand-chose ?
Ma vie entière a été déterminée par deux idées antagoniques : le sommet et le fond.
Les temples érigés en l'honneur de la religion le sont, en vérité, en l'honneur de l'architecture.
Le véritable esprit de révolte consiste à exiger le bonheur ici, dans la vie.
La carrière des lettres et des arts est plus que décevante ; le moment où l'on arrive est souvent celui où on ferait bien mieux de s'en aller.
S'il est un Dieu, pourquoi Dieu permet-il le mal ? Question naïve. S'il est un Dieu, pourquoi obéirait-il à notre morale ?
Aucune langue n'est assez belle pour Dieu. Le silence est la seule langue possible pour parler à Dieu. Dieu sait tout, voit tout. Il lit au fond de moi mieux que moi-même.
Il n'est de souvenir douloureux que des morts. Or ceux-ci se détruisent vite, et il ne reste plus autour de leurs tombes mêmes que la beauté de la nature, le silence, la pureté de l'air.
On peut changer d'affection ! Le coeur ça se déplace.
Le monde conserve encore assez de beauté pour en garder l'espérance.
Ecrire, c'est le bonheur de tourner le dos à la société.
La joie existe mais le malheur l'emporte toujours.
On essaie en vain de rattraper sa vie. Le passé, présence hallucinante qui fut quand on veut la rejoindre.
Le reportage et la propagande utilisent les mêmes images.
Le fâcheux, c'est d'être né, et l'on peut pourtant dire de ce malheur-là que le remède est pire que le mal.
Tout ce qu'on entend dans le jour, ce sont des bruits d'écus ; et ce qui ne dit rien dans la nuit, c'est la conscience des hommes.
Dieu a permis le malheur parce qu'il rend l'homme intelligent.
Les masses peuvent être magnétisées mais le social les enveloppe comme une électricité statique et la plupart du temps elles font masse, c'est-à-dire qu'elles absorbent toute l'électricité du social et du politique.
Sur les chaînes nationales, on constate que le fait divers l'emporte parce que l'émotion prime sur l'analyse : à peu près tout ce qui paraît complexe est banni de l'information télévisée.
Sentiment. Le plus beau des bouquets offerts ne peut remplacer les sentiments ; des bijoux au moins sont nécessaires.
Ô mon dieu, comme il est difficle d'être le père d'une jeune fille.