La lutte pour le pouvoir se mène contre lui.
Le bonheur, on vit dedans. On ne le voit jamais venir.
Le jour où l'humanité sera libérée de ses complexes, quel ennui sur la terre !
A quoi sert le succès sinon à séduire son père ?
La fortune est une créature fantasque, toujours ivre, et aveugle par-dessus le marché : aussi, ne voit-elle point ce qu'elle fait et ne sait-elle ni qui elle abat, ni qui elle élève.
Les morts ont forcément le dernier mot, ils ne lâchent jamais prise, ils sont en vous désormais.
Le rassurant de l'équilibre, c'est que rien ne bouge. Le vrai de l'équilibre, c'est qu'il suffit d'un souffle pour faire tout bouger.
Une mauvaise nature, déterminée à mal faire, quand elle ne peut pas se couvrir d'un beau masque, fait le mal à visage découvert.
Le monde entier est une terrible collection de témoignages qui me rappellent qu'elle a existé, et que je l'ai perdue !
Les dimanches où le bon Dieu est gentil, je n'entends aucune musique ; je vous en fais toutes mes excuses... Enfin, veuillez vous en tenir au mot « Impressions », auquel je tiens pour ce qu'il me laisse la liberté de garder mon émotion de toute esthétique parasite.
L'esprit d'entreprise et le courage sont des choses purement subjectives qui ne peuvent pas être imposées.
Je veux prouver que quiconque agit bien et noblement, peut par cela même supporter le malheur.
Un regard qui ne prend pas mais qui reçoit, dans le silence le plus absolu de l'esprit.
La colère est le hoquet de l'humeur.
C'est le train des choses, les obsessions du dieu Boulot. On ne comprend rien au monde moderne tant qu'on ne s'est pas appliqué un peu de métro quotidien sur la viande.
La politique est un jeu où tout le monde triche.
Rouge le soir, beau temps arrive, rouge le matin, eau et vent en chemin.
Je sais jusqu'où je peux aller et jamais en tout cas je ne prendrai le risque de nuire à ma santé. On n'emporte pas l'argent dans sa tombe. C'est à chacun de prendre ses responsabilités.
Si le Canada veut survivre, il ne peut survivre que dans le respect mutuel et l'amour les uns pour les autres.
J'ai toujours cru que le service aux autres est un loyer que nous payons pour notre temps sur cette planète.
Les policiers et les gendarmes vont partout, ce qui explique notamment le doublement du nombre de policiers blessés en quinze ans.
Les coeurs et les visages des hommes sont toujours écartés; les femmes ne sont pas seulement en étroite connexion, mais sont comme un miroir dans le pouvoir instantané de la réflexion.
une douleur est guérie par une autre. attraper une nouvelle infection dans votre oeil et le poison de l'ancien mourrait.
Nous sommes tous distraits, parce que nous avons nos rêves ; seul, le perpétuel recommencement des mêmes choses finit par nous imprégner d'elles.
Le confinement c'est une contrainte, je le sais. C'est une contrainte pour les familles. Mais nous devons tenir pour protéger ceux qu'on aime.
Le matin, je me dis : tiens je suis encore en vie et qu'est-ce que je vais faire ? Mon problème c'est : quel est mon programme ? Ce n'est pas : Ah hier, c'était formidable, la nostalgie...
Je pense que la Terre et tout ce qui l'entoure sont connectés - le ciel et les planètes et les étoiles et tout ce que nous voyons comme un mystère.
Quand j'arrive à un sommet, je le quitte avec beaucoup de réticence, à moins que ce soit pour en atteindre un autre, plus haut.
Le monde a besoin de fantaisie, pas de réalité. Nous avons assez de réalité.
L'église, comme vous le savez, c'est de là que je viens, c'est un cadre naturel pour moi, mes racines.
Lire, c'est voir le monde par mille regards, c'est toucher l'autre dans son essentiel secret, c'est la réponse providentielle à ce grand défaut que l'on a tous de n'être que soi.
Les idées se pressent sous ma plume si abondantes que je n'ai même pas le temps de les exprimer.
Toutes les morales sont fondées sur l'idée qu'un acte a des conséquences qui le légitiment ou l'oblitèrent.
Le meilleur moyen d'arrêter de fumer est d'emporter des allumettes humides.
Abolir le délit, c'est abolir la loi.
Les hommes éprouvent à se gratter le même plaisir qu'à faire l'amour.
Bien qu'une beauté mérite qu'on l'adore, Pour en perdre le goût, on n'a qu'à l'épouser.
La peur est ce qui gronde dans le courage ; la peur est ce qui pousse le courage au delà du but.
Le public est si malin qu'il rend moins volontiers justice aux vivants qu'aux morts, et que souvent il n'élève les morts que pour rabaisser les vivants.
La difficulté ou l'obscurité d'un sujet n'est pas une raison suffisante pour le négliger.
Le repentir est le dernier profit que l'homme tire de sa faute.
Le Net est un animal qui ne dort jamais, et les Netsclaves font des nuits blanches pour le nourrir...
Comment juger un état avec le plus de justesse possible ? Tout simplement : d'après son système judiciaire.
La solitude est le lot de ce qui vit sur terre ; et des êtres terrestres, l'homme est le plus solitaires. D'autant plus solitaires, tristement, s'il est entouré de sa race.
L'ennui, avec l'amour, c'est que la plupart des gens le confondent avec un embarras gastrique. Quand la crise s'achève, ils découvrent qu'ils sont mariés à une femme qu'ils n'auraient pas souhaitée à leur pire ennemi.
Afin d'apprécier le vrai bonheur, nous devons voyager vers des pays très lointains, hors de nous-mêmes.
C'est un bien petit espace qui sépare les vivants des morts. La preuve : vous pouvez le franchir en quelques secondes.
Le remords surgit chaque fois que quelqu'un part malheureux.
Le plus difficile dans la chanson ? Arriver à se faire payer.
Le cercueil, un pardessus sans manche.