La corruption, c'est le manque de dignité, c'est l'absence de scrupule.
Ce n'est pas la lumière qui manque à notre regard, c'est notre regard qui manque de lumière.
Nous sommes toujours flattés d'être conviés à visiter de belles caves garnies mais les bouteilles les plus prestigieuses commencent à exister au moment où on les vide entre amis.
La superstition est un peu plus humaine que la religion, parce qu'elle manque de morale.
Les idées sont des fonds qui ne portent intérêt qu'entre les mains du talent.
La dignité s'immole à la tolérance.
C'est bien plus un manque de plaisir qui nous bat que l'abondance et l'indulgence.
Celui qui n'a pas de respect pour les dieux et pour lui-même, bien qu'il respire, ne vit pas.
Il me manque. C'est atroce, il me manque tellement. C'est pas par vagues, c'est constant. Tout le temps, sans répits.
Moi à la base, je voulais faire prêtre mais comme je suis trop timide pour aborder les enfants...
Il n'y a rien de si timide qu'une mauvaise conscience.
Cela paraît simple : ne chantons-nous pas déjà notre respect et notre amour pour la terre des êtres libres et la patrie des braves ? Oui, mais qu'aimons-nous, au juste ?
Dieu a tout créé. Dieu a créé le racisme. Mais Dieu a aussi créé l'antiracisme. Avec tout le respect que je lui dois, Dieu est un sacré fouteur de merde.
Il n'est pas de grands hommes sans vertu ; sans respect des droits il n'y a pas de grand peuple.
Il est doux de voir ses amis par goût et par estime ; c'est pénible de les cultiver par intérêt : c'est solliciter.
Un croyant qui a perdu la foi, la grâce, pourrait à juste titre accuser Dieu de trahison.
Je suis quoi ? Je suis le fils du chiffonnier, ce n'est pas le titre d'un film, c'est le titre de ma vie.
Je pensais que les vacances me videraient la tête. Mais non, les vacances, ça ne vide qu'une chose : le porte-monnaie.
L'influence de la mode est si puissante qu'elle nous oblige parfois à admirer des choses sans intérêt et qui sembleront même quelques années plus tard d'une extrême laideur.
La bouche manque davantage de mots, mais il en reste dans le ventre.
Heureux, Paul, l'homme qui sait dire : non ! Seul il est vraiment maître de son temps, de sa fortune et de son honneur. Il faut savoir dire : non ! même à un pauvre, même à une femme, même [...] â–º Lire la suite
Quand je donne à mes amis, je n'attends rien en retour, ça vient du coeur, y'a que le respect que l'on m'doit.
A force de vouloir rendre accessibles aux pauvres tous les plaisirs des riches, quel intérêt y aura-t-il encore à être riche ?
Cette frontière-là, entre les lecteurs et les autres, est plus fermée encore que celle de l'argent. Celui qui est sans argent manque de tout. Celui qui est sans lecture manque du manque.
Son meilleur ami c'est d'abord soi-même. Mes rêves traversent les nuits, s'étendent sur mes plaines. Près des montagnes de soucis où je vide ma haine j'essaye d'croire en la vie mais j'y arrive à peine.
Je sais le vide que ça laisse en toi, sans ma plus fidèle amie, je serais sûrement sans toit.
Il faut savoir, coûte que coûte, Garder toute sa dignité Et, malgré ce qu'il nous en coûte, S'en aller sans se retourner Face au destin qui nous désarme.
Envier chez les autres ce qui nous manque est double chagrin.
Sans musique, la vie serait un vide pour moi.
Le monde doit être romantisé. C'est ainsi que l'on retrouvera le sens originel. Cette opération est encore totalement inconnue. Lorsque je donne à l'ordinaire un sens élevé, au commun un aspect mystérieux, au connu la dignité de l'inconnu, au fini l'apparence de l'infini, alors je les romantise.
L'anthropophagie, qui a connu une certaine vague en Afrique noire au cours des siècles, est en très nette régression. Pourtant le procédé, outre son intérêt gastronomique, évitait tous les frais de funérailles et de sépulture.