Le manche de la hache se retourne contre la forêt d'où il vient.
Elle vient et se livre à mes bras, toute fraîche,D'avoir senti passer l'air solennel du soir,Sur son corps opulent, sous les plis du peignoir.A bas peignoir ! le lit embaume. Ô fleur de pêche,Des épaules, des seins frissonnants et peureux !
Je m'insurge contre ceux qui interdisent le beau aux humbles et qui confondent intelligence et culture.
L'évidence du parfum possède une conviction irrésistible, elle pénètre en nous comme dans nos poumons l'air que nous respirons, elle nous emplit, nous remplit complètement, il n'y a pas moyen de se défendre contre elle.
Il vient un temps que les vaches ont besoin de leur queue.
Nous sommes pour la religion contre les religions.
Avec l'âge vient la sagesse, mais parfois l'âge vient seul.
Celui qui vient en ce monde et s'en va sans rien troubler ne mérite aucun respect.
Les meilleurs remèdes contre la dépression sont des bonnes actions et des bains chauds.
On déclame contre les passions sans songer que c'est à leur flambeau que la philosophie allume le sien.
L'ironie n'est pas seulement une arme ingénieuse, elle est, à l'opposé du respect, qui est stérile, un exercice intellectuel, un entraînement critique à la lucidité.
On ne souffre jamais que du mal que nous font ceux qu'on aime. Le mal qui vient d'un ennemi ne compte pas.
L'amour ne peut être forcé. L'amour ne peut être cajolé ou taquiné, il vient du ciel.
Une journée nuageuse ne peut rien contre un tempérament radieux.
On gueule beaucoup contre la routine, mais il suffit d'en sortir pour se rendre compte que c'est le prix de la paix.
Le véritable remède contre le chômage est qu'il n'y ait plus de travail pour personne, mais pour chacun une place dans la société.
Je ne sens plus rien, l'amour, l'ardent amour a tout dévoré; il a réuni en un seul point toutes les parties sensibles de mon être, et il y a placé ton image en mon coeur : c'est là le temple [...] ► Lire la suite
De René Char me resteront deux phrases glissées dans un carnet : « Le fruit est aveugle, c'est l'arbre qui voit... » et « Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience. »
Le mal vient à cheval et s'en va à pieds.
Il n'existe que deux espèce de folies contre lesquelles on doit se protéger. L'une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire. L'autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.
Ma motivation vient du fait de jouer au jeu que j'aime.
La destinée ne vient pas du dehors à l'homme, elle sort de l'homme même.
C'est impressionnant comme ça vient vite, l'autorité, quand on a un peu de pouvoir.
Aucune action ne peut se faire pour l'homme sans se faire aussitôt contre des hommes.
La conversation est un jeu où il ne faut pas mettre un louis contre un écu.
Quand on est connu, je crois qu'on prend déjà énormément de place dans une famille. Trop. Il faut se faire petit auprès des siens.
L'épargne est rassurante : un fétiche contre l'insécurité.
La première chose que l'indigène apprend, c'est à rester à sa place, à ne pas dépasser les limites; c'est pourquoi les rêves de l'indigène sont des rêves musculaires, des rêves d'action, des rêves agressifs. Je rêve que je saute, que [...] ► Lire la suite
Du feu qui va en mer la flamme est brève,Mais quand elle s'éteint contre la vague,Il y a des irisations dans la fumée.Le mot ronce est semblable à ce bois qui sombre.
L'amour est possible entre les mortels. La guerre des sexes est une illusion sociale imposée. Nous sommes en guerre, oui, mais contre ce pouvoir de destruction et de haine.
Ni la richesse ni le savoir ne permettent de lutter efficacement contre les excès humains.