Moi, fonctionnaire de la vie, je touche mon salaire et de jour et de nuit ; l'heure me paie, les années me ruinent et déjà me remercient.
Le réchauffement climatique n'existe pas, j'ai froid...La faim dans le monde n'existe pas, je viens de manger.Le chômage n'existe pas, j'ai un travail.La pauvreté n'existe pas, j'ai une maison.Le racisme n'existe pas, j'ai un ami noir.
Il y a un million de jeunes ni en emploi ni en formation. C'est le double des bonnes pratiques européennes. C'est le moment de s'attaquer à cette difficulté structurelle que notre pays connaît depuis des décennies.
Tout salaire mérite travail.
Je comprends que ceux qui ont eu une vie de dur labeur ou ont exercé un métier qu'ils n'ont pas choisi aspirent à leur deuxième vie, mais moi, j'ai tant aimé mon métier...
Le regret qu'ont les hommes du mauvais emploi du temps qu'ils ont déjà vécu ne les conduit pas toujours à faire de celui qui leur reste à vivre un meilleur usage.
J'ai toujours détesté le labeur et si je travaille, c'est dans le but unique de subvenir à mes débauches (je me passe aisément du nécessaire).
Les rappeurs m'envient, sont tous en galère. Un jour de mon salaire c'est leur assurance vie.
Assurer un emploi exige non seulement une mentalité de prisonnier sur parole, mais une faculté de toujours recommencer les mêmes gestes.
Il n'y a pas de classes sociales en Californie, il y a des échelles de salaire et des barreaux qui manquent.