Nous ne croyons le mal que quand il est venu.
Réservant au peintre la tâche sévère et contrôlable de commencer les tableaux, attribuons au spectateur le rôle avantageux, commode et gentiment comique de les achever par sa méditation ou son rêve.
Prenez garde à l'homme dont le dieu est dans les cieux.
Dieu parle à tout le monde, mais la plupart d'entre nous ne lui laissent pas placer un mot.
L'abandon fait le larron.
Le surhomme est un idéal prématuré qui suppose l'homme.
La pierre de touche du succès n'est pas que le problème soit difficile, mais qu'il soit différent de celui de la veille.
C'est leur apanage aux guerres d'amener sur le devant de la scène ce qui se tenait caché en coulisses, qu'on ne voit pas d'ordinaire, le mettre sous les projecteurs.
Il faut tourner chaque film comme si c'était le dernier.
Le monde semble reposer sur la résignation de milliards d'inconnus.
Tenter le mariage n'est pas grave en soi. Il y a de plus en plus de mariages à l'essai. Ce qui est plus grave, c'est qu'il n'existe pas encore de formule pour les "enfants à l'essai".
Sans le pardon de nos fautes et de celles de nos proches autant que de celles de nos ennemis, l'avenir n'a pas la moindre chance d'approcher l'idée du bonheur véritable, à jamais perdu parmi tant d'autres illusions.
La vertu d'amour est un don d'en haut, une grâce qui descend dans le coeur de l'homme, s'il en est digne.
La folie et la mort s'en donnaient à coeur joie. Le monde n'avait plus de sens. Le soleil brillait dans le ciel bleu de France, les oiseaux chantaient, et les hommes s'étripaient avec une férocité bestiale.
Mlle Andray-Fairfax imagina, pendant que se lamentait la musique, un jeu de comparaison entre le public et le lustre, qui tourna, je dois le dire, tout à la gloire du lustre.
Je suis une ninja de l'amour, ce que j'aime c'est les débuts d'histoire. Les mecs n'ont pas le temps de se lasser, je suis déjà avec un autre.
Adieu la Cour, adieu les dames,Adieu les filles et les femmes,Adieu vous dis pour quelques temps,Adieu vos plaisants passe-temps ;Adieu le bal, adieu la danse, Adieu mesure, adieu cadence,Tambourins, hautbois et violons,Puisqu'à la guerre nous allons.
Ceux qui ne construisent pas doivent brûler. C'est vieux comme le monde et la délinquance juvénile.
Je marche dans l'antiquité la plus reculée. Je veux relier le passé au présent, reprendre le souvenir, juger et arriver à compléter.
La politique est un jeu où tout le monde triche.
Le bien est de plomb ; le mal est de plume.
Des coups répétés achèvent le tronc d'arbre.
Le savoir et l'histoire sont les ennemis de la religion.
Le boeuf ne se vente pas de sa force devant l'éléphant.
Il faut prendre ce qui vient, avec le sourire.
Tout le monde apprend différemment et tous arrivent à un certain point dans une direction différente.
L'identité est une prison que vous ne pouvez jamais échapper, mais le moyen de racheter votre passé n'est pas d'en sortir, mais d'essayer de le comprendre et de l'utiliser comme base pour grandir.
Comment pourrait-on mesurer le travail, le bonheur, la vie, si l'on pouvait ramasser l'or à la pelle, comme de l'argile?
La meilleure chose sur le fait d'être célèbre, c'est que l'on puisse voyager. J'ai toujours voulu traverser les mers, comme pour aller au Canada et tout ça.
Chuck Norris sera déclaré recordman du lancer du poids le jour où le poids retombera.
Il y a plein de gens qui n'ont pas compris plein de choses. Je partage le point de vue de Jean-Marie Bigard. Il est devenu l'humoriste qu'il aurait du être, qui a une aura populaire extremement large et une inspiration forte, qu'il n'a pas peur de bousculer, le tabou énorme qu'est celui du 11 septembre.
À l'époque, on se réunissait le soir pour regarder « Le Grand Échiquier » ou « Apostrophes ». Aujourd'hui, on file dans sa chambre ou devant son ordinateur.
L'argent est le grand mètre qui mesure les hommes.
Le seul homme qui peut changer d'idée est celui qui en a une.
L'amour, tel qu'il existe dans la société, n'est que l'échange de deux fantaisies et le contact de deux épidermes.
Le devoir d'une fille est dans l'obéissance.
Il n'y a pas de problème assez énorme pour qu'on ne puisse pas le fuir.
Dans le coeur humain, il y a des cordes qu'il est préférable de ne pas faire vibrer.
Dieu a créé l'homme à son image, dit la Bible ; les philosophes font exactement le contraire en créant Dieu à la leur.
L'amour est comme la rougeole, plus on l'attrape tard, plus le mal est sérieux.
Le plus intolérable serait un Dieu tel qu'on le souhaite.
La pub peut tuer. C'est d'ailleurs l'un de ses objectifs : tuer le citoyen responsable, annihiler ses mécanismes de défense, le convaincre que le sens vient de l'objet, qu'il n'en a pas assez, qu'il n'en aura jamais assez.
Liberté ? Nom donné le plus souvent à tous les sentiments inutiles. Ou à une dispersion à justifier.
Allez de monde en monde, de richesse en richesse, vous ne trouverez pas votre bonheur. La terre entière ne peut pas plus contenter une âme immortelle qu'une pincée de farine, dans la bouche d'un affamé, ne peut le rassasier.
Le théâtre est, de toutes les expressions artistiques, celle qui trahit le moins son auteur.
Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.
Le christianisme, cadenasseur de vulves.
Tout le monde peut s'intituler critique, et d'autant plus facilement que l'on n'y connaît rien.
Il buvait toutes mes paroles, et comme je parlais beaucoup, à un moment, je le vois qui titubait...