Le mariage est un remède à la concupiscence.
Pas de connaissance de soi qui ne passe par le corps.
La morale compose les trois quarts de la vie et le sexe, la moitié.
Vous trouverez en vous le repos.
Le monde est une prison où il n'y a ni espoir, ni saveur, ni odeur. Une prison... pour ton esprit.
Quand on croise son destin, le secret s'impose. La magie est à ce prix.
Pour échapper à la souffrance, le plus souvent on se réfugie dans l'avenir. Sur la piste du temps, on imagine une ligne au-delà de laquelle la souffrance présente cessera d'exister.
Les sciences biologiques ignorent ce qui fait l'humanité de l'humanité, la culture, le langage, l'esprit, la conscience.
On ne peut pas mettre tout le monde à la porte sous peine de se retrouver seul.
C'est un roman qu'il ne faut pas prendre à la légère... Il faut le jeter très loin de toutes ses forces.
Je n'ai pas beaucoup aimé cette pièce de théâtre . Il faut dire que je l'ai vue dans de mauvaises conditions : le rideau était levé...
Le romancier est indispensable à l'historien et, inversement, il n'y a jamais eu de grand romancier qui n'ait été un peu historien.
Il suffit parfois d'un mot, d'un regard, pour éviter l'irréparable. Ou le provoquer.
Le vin qui coule des pressoirs,Est moins traître que ces yeux noirs.
Ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre ?
« J'irai aujourd'hui », c'est ce que dit un berger ; « J'irai demain », c'est ce que dit un berger. « J'irai », c'est « j'irai », et le temps passe.
Personne ne veut qu'on touche un point sensible, et donc une société avec tant de plaies tremble quand quelqu'un a le courage de le toucher.
Nous ne devons pas chercher le bonheur dans la paix, mais dans le conflit.
La France, ce pays sans aucune croyance religieuse, prouve que le fond de la civilisation occidentale est un fond chrétien.
Le tout, c'est de ne pas s'enfermer dans la haute gastronomie et ses prix astronomiques, mais de rester sur terre.
Ce qui rend homme, ce n'est pas la possibilité d'avoir un enfant, mais c'est d'avoir le courage d'élever en un.
À la fin de sa vie, on peut évaluer sa vie à partir de six critères : le physique, la famille, l'époque, les amitiés, l'amour, la profession.
Quand vient la fin, quand tout le reste n'est plus que poussière, la fidélité envers ceux qu'on aime est tout ce que nous pouvons emporter avec nous dans la tombe.
La littérature bouleverse des vies quand on rencontre le livre qui donne envie de lire.
On peut dire schématiquement que le monde ne dort plus. ; l'une de ses moitiés tenue éveillée par la faim, et l'autre par la peur des affamés.
Les gens courent toujours après le temps, mais c'est toujours le temps qui les rattrapent.
Le flux et le reflux me font "marée".
L'hermine, c'est tout blanc avec le bout de la queue noir alors que le ramoneur, c'est tout noir avec une grande échelle sur le dos.
Autant en emporte le vent.
C'est le jouir, non le posséder, qui nous rend heureux.
Tout le mal de ce monde vient de ce qu'on n'est pas assez bon ou pas assez pervers.
C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra.
Le bonheur n'est pas fait pour les humains, selon toute apparence : s'il entre chez eux par une porte, ils s'empressent de le chasser par une autre porte.
L'écrivain travaille toujours mais son travail ne le rend pas toujours écrivain.
Vouloir le bien, que ce soit dans l'amitié ou dans l'amour, est encore la première vérité du coeur.
A chaque sépulture, il y a un homme qui reçoit le fardeau de la main de l'homme qui va se reposer.
En définitive, nous aimons tout pour nous-mêmes. L'amour est le plus égoïste des états...
Le monde est irréel, sauf quand il est chiant.
Dieu se repose une fois l'an chez les riches, et les pauvres se reposent sur lui tout le reste du temps.
Il en faut des pauvres pour faire une vraie paroisse. Sans les pauvres, le banquet du ciel ne serait pas complet.
On peut très bien éprouver le sentiment de l'absolu en se faisant la barbe ou en mangeant des gaufres.
Le chant des oiseaux est le même en forêt et dans les champs ; il est le même devant le wigwam et devant le château ; il est toujours le même, qu'ils s'adressent au sauvage ou au sage, au chef ou au roi.
Le journalisme est le règne de l'éphémère et du volatil.
Le bottin mondain est en Angleterre le plus extraordinaire ouvrage de fiction.
Le théâtre est cet espace où se mesure, plus que celle du metteur en scène ou de l'auteur, l'imbécillité du public.
Celui qui prie avec des larmes Voit moins le temple que le Dieu.
L'erreur enivre ; l'indifférence assoupit : mais ni l'une ni l'autre ne comble le vide de l'âme.
A Rome, les gens semblent aimer avec plus d'entrain, tuer avec plus d'imagination, se soummettre aux besoins créateurs plus souvent, et perdre le sens de la logique plus facilement que nulle part ailleurs.
Il faudrait qu'Hollywood comprenne que l'aspect humain d'une histoire est le meilleur des effets spéciaux.
Le métro a cent ans, ça se sent.