On ne fait pas le droit, il se fait. Cette brève formule contient toute son histoire.
De toutes façons, le dicton "Connais-toi toi-même" n'est pas bien dit. Il eût été plus juste de dire : "Connais autrui."
Nous ne comprenons guère les ruines que le jour où nous-mêmes le sommes devenus.
Les affaires sont le sel de la vie.
Le trésor que l'on espère Vaut presque le trésor qu'on a.
Le mensonge cadre parfois si bien avec la vérité qu'il n'y a plus la moindre faille entre les deux.
Les riches et les pauvres ne peuvent parler le même langage. L'argent érige une barrière entre eux.
L'art et la vérité peuvent partager le même lit sans que ça les empêche d'être incompatibles.
La volonté du souverain est le souverain lui-même.
Le passé ne sera jamais pire que l'avenir.
Le vent des hauts-plateaux souffle où il veut : qui peut lui imposer une direction ?
Le poète émet, transmet, il est une voix qui se découvre et s'affirme.
La mode c'est le goût des autres.
Le sens de toute chose réside peut-être dans l'absence de sens.
Les calamités sont de deux ordres : le malheur qui nous atteint et le coup de chance qui arrive aux autres.
Si Dieu existait, l'espèce humaine n'aurait jamais vu le jour !
Si les voitures veulent se suicider, ça les regarde. Mais je ne comprends pas cette manie de vouloir le faire lorsqu'elles ont des gens à bord.
Quelle est la frontière, la limite au-delà de laquelle on peut considérer que le cerveau ne répond plus comme avant ? Mieux vaut disparaître trop tôt que trop tard. Qu'est-ce qu'on y perd ?
A partir du moment où le plaisir des autres nous fait plaisir, les bons sentiments deviennent suspects.
La liberté de choix et d'intelligence en commun est contestée par l'exigence, en tous domaines, de réponses immédiates. Désormais, la vitesse est vraiment devenue notre milieu, nous n'habitons plus la géographie mais le temps mondial.
Oh ! le mari, le précieux mari ! personnage indispensable à la solidité des liaisons adultères !
Le sage avec mesure est un sage achevé.
Le drame du pianiste, c'est que son action est exclusivement verticale. C'est le défi permanent de notre art.
Les mathématiciens ont toujours aimé les problèmes pour le plaisir d'en créer de nouveaux.
Des Alpes aux Pyrénées et la main dans la main.Poètes, relevons-donc le vieux parler roman !C'est là le signe de famille,C'est là le sacrement qui unit le fils aux aïeux.L'homme à la terre ! C'est là le filQui tient le nid dans la ramée.
Toutes choses étaient ensemble, infinies en nombre et en petitesse ; car le petit aussi était infini.
contrairement aux esprits médiocres, les esprits intrépides cherchent la victoire sur les choses qui semblent impossibles... c'est avec une volonté de fer qu'ils s'embarquent le plus audacieux de tous les efforts... pour affronter l'avenir sombre sans crainte et conquérir l'inconnu.
Sur le point d'être rassasié, le désir apparaît encore infini.
Le bon sens est quelque chose dont tout le monde a besoin, peu ont, et personne ne pense qu'il en manque.
Le jour où vous entendrez quelqu'un m'appeler capitaine sera le jour où j'achèterai un bateau.
La calomnie vit héréditairement et s'établit pour toujours dans le lieu dont elle a une fois pris possession.
Le mariage, en tant qu'institution, est aussi mort que l'oiseau dodo.
La mélancolie, c'est le voyage des vies qu'on n'a pas eues.
Le pire est de ne même pas rêver gagner.
Je suis l'enfant naturel d'un couple diabolique, le fascisme et le stalinisme.
Tu n'élimines pas le rire en éliminant le livre.
Le but dans la vie est le plaisir. C'est un idéal inaccessible mais quand on le peut, il faut s'en souvenir.
Il est toujours mieux vu de lire "La Vie Catholique" dans le train que "La Vie du Rail" à l'église.
Le suicide est un crime religieux et social.
Mets les rieurs de ton côté - et le bateau chavire. Il te verse avec eux dans le vulgaire.
Economiser, c'est se passer de ce que l'on désire pour le cas où l'on désirerait un jour quelque chose que l'on ne désirera sans doute pas.
Avec le monde a commencé une guerre qui doit finir avec le monde, et pas avant : celle de l'homme contre la nature, de l'esprit contre la matière, de la liberté contre la fatalité.
L'amour est à l'homme ce que le gril est au pain rassis. Il le dore à l'extérieur, le ramollit à l'intérieur et le laisse plus racorni que jamais.
En amour, il importe seulement de ne pas paraître plus sot qu'on ne le devient.
Les habitudes de la jeunesse sont celles qu'on perd le plus difficilement.
Les voyages, ça ressemble à l'amour ! Il y a les amours qui éclairent et ceux qui assombrissent. Tout dépend du coeur qui les vit et les hommes ont le coeur qu'ils peuvent.
Si on ne se met pas en question, si on ne court pas une vraie aventure, au bout de laquelle on sera vainqueur ou vaincu avec le risque de se casser la gueule, alors ça n'a aucun intérêt.
La folie, ce n'est pas la confusion, c'est un palmier qui donne des dattes sans noyau, c'est une brûlure qui ne fait pas mal, c'est le baiser de l'absent.
Dans tous les cas, le jour qui se lève est l'aube d'un nouveau pas sur le chemin de l'évolution, de la croissance de l'être et - qui sait ? - de la sagesse.
La politique, c'est avant tout le ministère de la parole.