Le bonheur c'est toujours pour demain.
Dans certains coins d'Irlande, le sommeil qui ne connaît pas de réveil est toujours suivi d'un réveil qui ne connaît pas de sommeil.
Même avec Dieu, il ne faut pas tenter le Diable !
Le bac, je ne crois pas que ça serve à quelque chose. Comme ils disent à Tancarville : Plutôt que de passer le bac, prenez le pont !
On a caché notre histoire pour en avoir une mais si le secret commence à la détruire, alors je ne veux plus de secret...
Il n'y a pas de révolution où on aime l'ennemi, où on supplie le système qui nous exploite de nous intégrer.
L'amour est comme une fleur au bord du précipice qu'il faut avoir le courage d'aller cueillir.
Il semble prudent de remercier un auteur pour son livre avant de le lire. Cela évite d'avoir à mentir.
Le métier, c'est ce qui ne s'apprend pas.
Si le doute est un moyen de se préparer à connaître, c'en est un aussi de se tromper : j'ai douté à tort quelquefois.
L'homme s'exerce dans le monde comme le couteau s'affûte sur la pierre.
Le fonctionnaire paresseux est, en général, mal noté de ses supérieurs hiérarchiques ; il répugne à faire semblant de travailler comme tout le monde !
Quant au bonheur, il n'a presqu'une seule utilité, rendre le malheur possible.
A force de lire et de lire, le monde est mort, Et nul n'est devenu savant !
Un bon diplomate est quelqu'un qui peut égorger son voisin sans que celui-ci le remarque.
Pourquoi a-t-on tant lutté pour la liberté ? Parce qu'elle est comme le pain, existentielle.
La mise en scène de notre vie est aussi importante que le scénario. Chaque déplacement est une pierre qui se rajoute à notre monument.
Le chien vaincu n'a d'autre choix que de retourner à la niche la queue basse.
Il n'y a parfois aucune différence entre le salut et la damnation.
Il y aurait aussi du dopage dans le rugby : avant les perfusions, le ballon était rond.
Il faut que notre pays se lance dans la lutte contre l'exclusion sociale, en multipliant le nombre d'emplois.
D'une manière douce, vous pouvez secouer le monde.
En ce monde, faire le mal est souvent regardé comme louable ; faire le bien passe pour folie.
La faim dans le monde n'est pas aujourd'hui un problème agricole, elle est un problème politique.
Le rock'n'roll, c'est l'attitude et la rébellion. C'est supposé être amusant et spontané.
Le temps est un chirurgien paresseux qui laisse de profondes cicatrices sur les plaies qu'il referme.
Le sixième jour, Dieu créa le Clown, Antonet, Pipo, Bario, Paul, Albert et François Fratellini, Little Walter, Footit et Chocolat, Grock... Le septième jour, il dut se reposer tellement il riait encore !
Mieux vaut la mort dans le combat que la vie d'un vaincu.
Le client attend l'avocat, l'avocat attend le juge, et le juge attend de l'avancement.
L'homme n'existe que par la société et la société ne le forme que pour elle.
Le seul capital qui ne coûte rien et qui rapporte beaucoup, c'est la flatterie.
On devrait essayer les femmes comme les chaussures. Si cela va, on les garde. Si elles vous cassent les pieds, on les rend le lendemain matin.
Le criquet tient dans le creux de la main, mais on l'entend dans toute la prairie.
Le style est l'homme même.
Au paresseux laboureur Les rats mangent le meilleur.
Le meilleur remède ne s'achète pas à une pharmacie et sur ordonnance. Le meilleur remède, vous l'avez en vous et il s'appelle l'instinct de vivre.
Nous obéissons à quelque chose d'obscurément sacré : la volonté de vivre, qui n'a rien à voir avec la volonté de faire le bien.
Le rire dilate l'esprit.
Etrange est l'équilibre qui s'établit entre la page blanche, la machine à écrire, le corps, l'esprit, secrète osmose, jeu de vases communicants, alchimie.
Les humains sont le résultat d'un chemin évolutif d'une exquise complexité, plein de faux départs, d'impasses et d'accidents statistiques.
Que le monde fasse ce qu'il veut, qu'il s'offre ou se dérobe, je ne ferai que l'effleurer.
Sois modeste ! C'est le genre d'orgueil qui déplaît le moins.
L'homme est un être essentiellement paradoxal. C'est quand il ressent le plus cruellement sa fragilité qu'il est grand.
Ce n'est pas parce que c'est difficile qu'on n'ose pas le faire, mais parce qu'on n'ose pas le faire que c'est difficile.
Que restera-t-il sur la terre dans cinquante ans ? On empoisonne les rivières, les océans ; on mange des hydrocarbures, que sais-je encore ? Le Rhône charrie du mercure, des poissons morts. Pour les enfants des temps nouveaux, restera-t-il un chant d'oiseau ?
Quand les temps changent, nous devons le faire aussi.
Le journalisme, c'est l'urgent. Et l'écrivain, c'est le temps qui dure, c'est l'essentiel. Le temps ne compte pas pour lui.
Si vous voulez voir un miracle, soyez le miracle.
Plus j'avance dans le métier, plus je deviens superstitieuse. Je touche du bois tout le temps.
Le droit de propriété est à la fois sacré et limité : limité par le bien commun, il ne peut jamais être invoqué contre le droit commun.