Si l'on veut savoir le peu de cas que Dieu fait de la richesse, il n'est que de regarder ceux à qui il la dispense.
Croire, c'est laisser à Dieu le soin d'expliquer les actes que l'on pose.
La vie d'hôtel est une vie fausse, toute de surface ; elle n'a rien de profond ni d'enviable, puisque le coeur semble ne pas y avoir de place.
Le romancier s'inspire de sa vie ou de celle des autres, il raconte des histoires vécues en lui ou autour de lui. Le reste est littérature, syntaxe et stylistique.
Mieux vaut toucher de l'argent que du bois, car l'argent conjure plus sûrement le mauvais sort que le bois.
Si le bonheur ou le malheur va tout nu, il n'est jamais assez visible ! Les gens ne le reconnaissent que lorsqu'ils l'ont emplumé à leurs couleurs.
Le coeur d'un enfant c'est grand. Le temps s'y transforme en espace.
Le style, c'est ce qui arrache une idée au ciel où elle se mourait d'ennui.
Le monde entier n'est-il pas une vaste maison close dont on a perdu les registres ?
Le sourire d'une mère cache souvent une croix et puis, aimer, n'est-ce pas s'oublier ?
La tendresse et le ridicule ont parfois un air de famille.
La sagesse suprême, c'est de regarder le monde comme un message publicitaire.
Le théâtre est le seul lieu où les crimes puissent se changer en métaphores, et les morts en vivants.
Qui ne se soucie plus de vivre, dit tout ce qu'il a sur le coeur.
Le seul futur qui nous appartienne jamais est le présent que nous sommes en train de vivre.
Rien ne fera que le monde tourne mieux, le tout c'est de lui trouver un sens.
Le christianisme a beaucoup fait pour l'amour en en faisant un péché.
Le monde est une huître, mais on n'ouvre pas une huître avec douceur.
Une action n'est bonne que si le principe auquel elle se soumet peut être érigé en loi universelle.
Les formules qui semblent avoir perdu tout leur sens à force d'avoir été répétées trop souvent sont celles qui contiennent le plus de vérité.
Si les femmes enceintes portaient leur bébé dans le dos, il y aurait plus de places assises dans le métro.
On dit le malaise des banlieues. Mais si c'étaient les banlieues, le malaise.
Le mariage c'est échanger de mauvaises humeurs le jour et de mauvaises odeurs la nuit.
C'est pas moi le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre,Et j'ai compris les règles du jeu, ma vie c moi qui vais la peindre.
J'ai décidé de retirer de la guerre tout le bonheur qu'elle peut me donner : la preuve de la santé, de la jeunesse et l'inestimable satisfaction d'emmerder Hitler.
Le livre est l'ami de la solitude. Il nourrit l'individualisme libérateur. Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.
Je définis la culture ainsi : c'est tout ce que les hommes ont imaginé pour façonner le monde, pour s'accommoder du monde et pour le rendre digne de l'homme.
Donner plus de voix aux jeunes. Ils sont l'avenir et ils sont beaucoup plus sages que nous ne le pensons.
Quand la raison fait défaut, le diable aide !
Par la vérité nous sommes défaits. La vie est un rêve. C'est le réveil qui nous tue. Celui qui nous vole nos rêves nous vole notre vie.
Le bon homme blanc meurt, le mauvais reste.
Stanley Kubrick doit continuer à filmer des personnages qui existent, et non idées qui n'existent plus que dans les tiroirs de vieux scénaristes croyant que le cinéma, c'est le septième art.
Longtemps que je simule, persuadé que je fixe le temps. Incapable de voir que tous mes refuges sont mes tombeaux.
'Hard Boiled' est mon dernier film à Hong Kong, avant que je ne déménage aux États-Unis. C'est le film le plus accepté par le public occidental.
En ces fêtes pascales où la vie triomphe sur la mort, l'espérance sur le désespoir, nous devons plus que jamais croire aux Pâques françaises tant il est vrai que c'est la nuit qu'il est beau de croire en la lumière.
Pour être désespéré, il faut avoir vécu et aimer encore le monde.
Le monde se divise en deux catégories de gens : ceux qui lisent des livres et ceux qui écoutent ceux qui ont lu des livres.
Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton.
Le cancer dont l'homme, ce grand scientifique, cherche en vain à percer les secrets alors que, Dieu merci, il a triomphalement percé ceux de la machine à sécher le linge et ceux de l'action du vent sur les cerfs-volants.
Le prince cueille un fruit et les valets coupent l'arbre.
Le beau est supérieur au sublime parce qu'il est permanent et ne rassasie pas ; tandis que le sublime est relatif, passager et violent.
Le patriotisme fait décidément beaucoup d'imbéciles.
La météo c'est ce à quoi on s'attend, le climat c'est ce que nous obtenons.
Il y aura toujours des femmes trompées, des hommes trahis, le pacte conjugal n'est pas plus solide qu'un traité entre nations.
Le dévouement d'un homme va souvent plus loin que lui.
Le mieux est d'aimer son mari par devoir et non par passion...
Dans un univers de voleurs, le seul péché définitif est la stupidité.
Le politicien est un acteur contrarié, toujours en quête de bravos ; le poète est un spectateur implacable toujours prêt à siffler.
Dans une discussion, seul le plus sage se tait.
Le féminisme ne peut être une question de sexe puisque le Français est plus femme que l'Anglaise.