Veux-tu connaître le point faible de quelqu'un ? Observe quelles sont les fautes qu'il remarque le plus rapidement chez les autres.
Le monde se divise en deux catégories de gens : ceux qui lisent des livres et ceux qui écoutent ceux qui ont lu des livres.
Le génie commence les beaux ouvrages, mais le travail seul les achève.
Etre amoureux, c'est se créer une religion dont le dieu est faillible.
Je lis dans chaque épitaphe cette règle de conduite : voulez-vous qu'on dise du bien de vous ? Faites le mort.
L'important pour un homme politique est de vivre assez vieux pour inspirer confiance, avoir eu le temps de se faire appeler, remercier, déboulonner puis panthéoniser... Après quoi on donne votre nom à une rue, ce qui n'est qu'une manière de vous y jeter.
Le dévouement d'un homme va souvent plus loin que lui.
Il y a tant de femmes qui, le lendemain de leur mariage, sont veuves du mari qu'elles avaient imaginé.
Le judaïsme n'est pas qu'une affaire de foi, c'est avant tout une affaire de pratique sociale.
Il vaut mieux ne pas jouer le rôle du temps, il travaille mieux que nous.
Je peux joyeusement endurer une douleur et savourer sans joie le bouquet d'un vin.
Quand la France rencontre une grande idée, elles font ensemble le tour du monde.
C'est encore en blaguant avec la vie qu'on est le moins malheureux.
Où la réalité perd ses droits, le merveilleux se détraque vite.
Zut ! : pauvre injure libératrice des culs-bénits et autres indécrottables bourgeois qui n'ont jamais osé lancer le fameux MERDE libérateur !
Il ne faut pas lâcher le poisson que l'on a dans la main pour capturer celui qui nous chatouille l'oeil.
Plus on constate qu'on n'est pas comme tout le monde, plus on veut être comme tout le monde.
En faisant attention à la cuillerée, on perd tout le pot.
Quand le droit n'est pas la force, il est le mal.
Il ne faut pas le bruit d'un canon pour empêcher ses pensées. Il ne faut que le bruit d'une girouette ou d'une poulie.
On ne peut vivre qu'en dominant ses peurs, pas en refusant le risque d'avoir peur.
Les réglements c'est comme la Bible. Tout le monde pense les connaître mais personne ne les lit.
L'orgueil et la colère sont nuisibles parce qu'ils dérangent l'équilibre mental et faussent le jugement.
Le gros poisson mange toujours le petit.
Pour la marche à pied, le meilleur des chapeaux de paille ne remplacera jamais une bonne paire de chaussures.
La popularité est la couronne de laurier que le monde met sur le mauvais art. Tout ce qui est populaire est faux.
La politique, c'est comme le flirt ; pour aller plus loin, il faut commencer par aller plus près.
Même si je ne regrette pas ce que j'ai fait, je préférerais que ma fille prenne le temps d'apprendre, et, surtout, de vivre son enfance.
C'est dans une prison que la musique a le plus de sens. On en a besoin pour ne pas oublier. Ne pas oublier qu'il y a des endroits dans le monde qui ne sont pas faits de mur et de [...] ► Lire la suite
S'il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c'est le poids au coeur de l'indicible.
L'appel à la VIe République n'a pas d'autre sens qu'un retour vers le désordre.
L'amour vient aisément à celui qui ne veut pas le prendre au sérieux.
Rien n'est nouveau sous le soleil même quand il n'y a pas de soleil.
Pour gagner du bien, le savoir-faire vaut mieux que le savoir.
Ceux qui ont le don de la parole et qui sont orateurs ont en main un grand instrument de charlatanisme : heureux s'ils n'en abusent pas.
Au fond, les financiers ne sont que des voleurs qui ont acheté près du gouvernement le droit de voler.
Tout le monde parle de progrès, et personne ne sort de la routine.
Il est bien rare que les petits osent attenter aux droits des grands. Il est bien naturel que l'orgueil des grands tende à méconnaître le droit des petits.
Le spirituel est le dernier de nos soucis, avant de devenir le premier de nos regrets.
Il y a toujours une disproportion immense entre le désir et son objet. L'illusion nous porte à trop demander à la vie.
La mort est le meilleur sauf-conduit vers l'oubli.
Pour représenter le monde entier, sa grandeur, il faut la petitesse du théâtre.
L'artiste, c'est le vrai riche. Il roule en automobile, le public suit en omnibus. Comment s'étonnerait-on qu'il suive à distance ?
Il vaut mieux ne pas faire le voyage que s'arrêter en chemin.
Il faut croire que les grandes forêts ont le don d'attirer les prodiges, comme les cimes élevées ont celui d'attirer la foudre.
On ne parle de clonage qu'en termes biologiques. Or il a déjà été précédé par un clonage mental : le système de l'école permet de fabriquer des êtres qui deviennent une copie conforme les uns des autres.
La peur engendre le besoin de sécurité, celle-ci étant à son tour une des conditions du bonheur.
Je juge les actes à l'aune de la jouissance qu'ils donnent. L'extase voluptueuse est le but souverain de l'existence.
Le mépris est la maladie la plus dangereuse d'un état, et dont la contagion se répand le plus aisément et le plus promptement du chef dans les membres.
Un chemin se reconnaît au fait que l'autre passant devient notre semblable et qu'il nous paraîtrait inconvenant de ne pas le saluer.