Le désert c'était l'infini mis à la portée des hommes.
La société moderne a enseigné à l'homme que son bonheur (ou, pour employer une terminologie théologique, son salut) n'est pas le but de la vie, mais que celui-ci réside dans l'accomplissement de sa tâche, ou dans sa réussite.
Les femmes, au rebours des hommes, sont rarement disposées à ajourner les démarches. Les hommes détestent ataviquement les résolutions à prendre.
Si la loi du matérialisme était la vraie loi, tout serait éclairci. Le "pourquoi" du phénomène serait ramené au "comment".
C'est à tort que les hommes se plaignent de la fuite du temps, en l'accusant d'être trop rapide, sans voir qu'il s'écoule à la bonne vitesse.
Les hommes vont beaucoup plus loin pour éviter ce qu'ils craignent que pour obtenir ce qu'ils désirent.
Les hommes forts pleurent aussi.
Il est impossible que deux têtes humaines conçoivent le même sujet absolument de même manière.
Tout en étant libres, les hommes sont habitués à être obligés, ne fût-ce que par la manière d'être des autres.
Parfois on a besoin de faire une grosse bêtise pour se rendre compte qu'on était sur le mauvais chemin.
Les hommes sont si bêtes qu'une violence répétée finit par leur paraître un droit.
Tous les malheurs des hommes viennent de cette malédiction que leurs femmes ne savent pas qu'elles sont heureuses quand elles le sont.
J'ai toujours su que l'humanité était cruelle, méchante, injuste, fourbe, inhumaine, j'ai voulu la quitter, pour de vrai, lui préférant une autre pourriture, plus saine, celle de la mort.
Comme si la mort était quelque chose de terrible, comme si quiconque avait une telle importance !
Sénèque ferma le vaste cercle de sa connnaissance en apprenant qu'un ami au pouvoir était un ami de moins.
Elle était de celles qui, une fois commencées, seraient toujours amoureuses.
Un monde sans abrutis, ce serait le chaos ! Au lieu de chômeurs comme on a aujourd'hui, il y aurait du travail en trop, et personne pour travailler !
On se dit quelquefois : si Dieu était partout, où se trouverait l'homme ?
Règle d'or : ne pas juger les hommes d'après leurs opinions, mais d'après ce que leurs opinions font d'eux.
Mais quand même... pas question de faire "vieille" comme métier... plus tard !
Lorsque la mémoire était la seule écriture, l'homme chantait. Lorsque l'écriture naquit, il baissa la voix. Lorsque tout fut mis en chiffres, il se tut.
Ma théorie est que les hommes aiment avec leurs yeux, les femmes avec leurs oreilles.
La politique dépend des hommes d'Etat, à peu près, comme le temps dépend des astronomes.
Les hommes sont comme les chiffres : ils n'acquièrent de valeur que par leur position.
Tous les hommes rêvent. Mais il semble parfois, que ce soit l'histoire qui rêve à travers eux.
Les jeunes hommes ne doivent pas encore se marier, et les vieillards ne doivent jamais se marier..
Le silence était si épais qu'on eût pu le découper en cubes.
Un défaut qui empêche les hommes d'agir, c'est de ne pas sentir de quoi ils sont capables.
Les hommes sont de plus en plus proches les uns des autres, le monde se surpeuple.
Il y a un monde de différence entre faire une chose et y penser. Sans cette distinction, la vie serait impossible.
Paulo disait qu'il y avait deux écoles. La première était de se jeter dans un livre pour éviter la vie. La deuxième était de se brûler à la vie pour écrire un livre. Lui préférait la voix. Ça brûlait aussi.