Il n'y a que deux maux bien réels dans le monde : le remords et la maladie ; le reste est idéal...
Toutes les actions ou prétendues actions sont accomplies dans le but d'échapper à la souffrance et d'atteindre le bonheur.
Le courage existe seulement où il y a du bon sens et non l'emportement irraisonné d'un moment. Dans un coup de tête, on ne peut accomplir une action d'éclat, mais le vrai courage exige de la patience et du renoncement.
La femme n'a pas réussi à conserver le monopole du péché de curiosité.
Le champ du voisin paraît toujours plus beau.
Le bonheur continu nous rend audacieux.
On ne meurt jamais, on ne fait que changer de nature comme on change de culottes et la fin d'un être est toujours le commencement d'une nouvelle forme de vie.
La liberté devrait être le seul romantisme de l'être humain. C'est cela qui est respectable dans l'homme.
Le rêve est nécessaire quand s'achève à jamais le temps de l'adolescence.
La religion n'est plus qu'un marché aux puces où l'on troque avec le ciel. La foi, l'espérance et la charité sont bien loin des préoccupations humaines.
Les guerres font de ces trucs : au début, il y a le bon et le méchant et à la fin la confusion est à son comble, tout se mélange.
Le bonheur de l'homme, en amour, se proportionne à la liberté dont jouissent les femmes.
Il faut revenir au théâtre pour redevenir attentif à notre destin dans la langue et saisir le grand mouvement de nos vies, que la scène restitue et rend visible.
Le décor n'est-il pas le complément indispensable de l'oeuvre ?
Les vérités découvertes par l'intelligence demeurent stériles. Le coeur est seul capable de féconder ses rêves.
On attend tout de l'école, ce qui est le plus sûr moyen de ne rien obtenir d'elle.
Le juste milieu est le meilleur.
L'ombre à l'horreur s'accouple et le mauvais au pire.
C'est comme être prête pour le bal de Cendrillon. Une fois que vous avez perdu, vous vous réveillez et vous réalisez que vous n'êtes pas Cendrillon.
Le propre du véritable danger est précisément de ne jamais venir d'où on l'attend.
Chopin était venu trop tard et avait quitté ses foyers trop tôt pour posséder cette exclusivité de point de-vue ; mais, il en avait connu de nombreux exemples et, à travers les souvenirs de son enfance, non moins sans doute [...] ► Lire la suite
Snif ! Le saumon ne sent même plus la petite fille qui se néglige. L'andouillette ne sent plus la merde. Heureusement que les caissières ne gagnent pas de quoi se laver le cul.
Pour elle, Richard Wagner n'est pas seulement un génie, c'est un Messie ; le Drame, la Musique étaient jusqu'à lui dans l'enfance et préparaient son avènement ; les plus grands musiciens, Sébastien Bach, Mozart, Beethoven, n'étaient que des précurseurs. Il [...] ► Lire la suite
Chaque enfant a un terreau stable pour sa vie, mais le lieu où naît un poète, personne ne le sait. Dans quelle vallée de l'Eden il grandit, personne ne le sait. Le poète est un ange et il a des [...] ► Lire la suite
J'ai tout mon temps. Mordez un peu le matériel. Bouclée dans Paris la Rita, prise dans la nasse, condamnée à mort. Kafkaïen, coûteux, mais Kafkaïen.
Se rappeler que, bientôt, je serai mort, c'est l'outil le plus important que j'ai trouvé pour prendre de grandes décisions dans ma vie.
J'aime beaucoup les enquêtes de victimation et les experts médiatiques, mais je préfère le bon sens du boucher-charcutier de Tourcoing.
La nature est ma principale source d'inspiration - je ne cesserai jamais de m'inspirer de ce que j'appelle "le plus grand artiste".
La popularité est la couronne de laurier que le monde met sur le mauvais art. Tout ce qui est populaire est faux.
Moi je dis que les femmes seront vraiment les égales des hommes le jour où elles accepteront d'être chauves et de trouver ça distingué.
En réduisant le corps féminin à l'instrument de la domination, on a contraint les femmes à dénier leur propre corporéité.
La secrétaire idéale n'est-elle pas pour son patron celle qui ne prononce le mot "stop" qu'en dictant un télégramme ?
On ne peut désigner le sommet d'une pyramide sans localiser sa base.
La jalousie, passion éminemment crédule, soupçonneuse, est celle où la fantaisie a le plus d'action ; mais elle ne donne pas d'esprit ; elle en ôte.
L'homme obtus manque d'esprit, le sot d'entendement.
Il y a des gens à qui je fais la cour, et d'autres le jardin.
Dans le tragique, l'esprit humain, aussi loin qu'il descende, finit toujours par toucher le fond ; dans l'humour jamais.
Jouer, c'est expérimenter le hasard.
Quand le miel manque, on se contente de mélasse.
Communiquer ! Le grand mot, mais comme on en abuse ! Il signifie donner : on en fait le synonyme d'échanger.
Ceux qui croient avoir péché parce qu'ils sont tentés confondent la flamme et la brûlure. Ils ne peuvent voir le feu qu'ils ne se croient réduits en cendres.
Dans le pardon de la femme, il y a de la vertu ; mais dans celui de l'homme, il y a du vice.
Le malheur se fait d'autant plus lourd qu'il s'aperçoit qu'on le supporte difficilement.
Le savant seul a le droit d'admirer.
Tout acte humain révèle quelque chose par-delà lui-même, et l'amour est une ouverture sur le mystère de Dieu.
Il y a deux actes légaux de la vie pour lesquels on doit se cacher avant de les accomplir : le vote et l'amour.
Le vainqueur est celui qui fait une faute de moins que l'adversaire.
Aimer. Voilà bien le seul verbe qui, en tout lieu, en tout temps, du plus mauvais sujet fasse un bon complément.
Les artistes sont le résultat de l'avarice de la nature. Le peu d'esprit qu'ils ont leur est donné par la méchanceté.
La vie, qui crée le désespoir, est plus forte que le désespoir.