A force de lire et de lire, le monde est mort, Et nul n'est devenu savant !
La nuit j'me réveille en nage sûrement noyé par mes torts, noyé par mes remords.
La mort révèle l'amour, c'est l'inconsolable qui pleure l'irremplacable.
On se demande, en voyant certains livres : qui peut les lire ? - En voyant certaines gens : que peuvent-ils lire ? - Puis ça finit par s'accrocher.
Il n'y a pas de mort digne ! Notre corps nous lâche parfois quand on a 90 ans parfois avant même qu'on vienne au monde mais ça arrive fatalement. Il n'y a jamais de dignité là dedans. Peu importe qu'on puisse [...] ► Lire la suite
Ô peuples, détrônez l'échafaud !... Lève-toi, sainte émeute de la vie contre la mort !
Et pourquoi la mort nous intéresse ? - C'est le secret de la vie.
Le jour de la mort de Brassens, j'ai pleuré comme un môme, alors que quand j'ai appris la mort de Tino Rossi, j'ai repris deux fois des nouilles.
- C'était terrible quand j'ai perdu mon grand-père. - Ah il est mort comment ? - 2e Guerre Mondiale. - Il est mort au combat ? - Nan, il skiait dans le Vermont, c'était pendant la 2e Guerre Mondiale.
Je ne vais à la Bibliothèque Nationale que pour lire des livres obscènes et je suis prêt à faire l'amour avec n'importe qui.
Les amants pensent à la mort et s'étreignent. De nous tous qui vivons, ce sont les plus vivants.
La paix n'arrive jamais par surprise. Elle ne tombe pas du ciel comme la pluie. Elle vient à ceux qui la préparent.
Nul ne connaît la mort s'il ne l'a une fois vue sur un visage adoré.
Le silence est rempli de toute vie, mais la mort est cachée dans le discours abondant.
La mort n'est pas drôle parce qu'elle ne supporte pas la répétition.
- Il y a une vie après la mort ?! - Ah ah... après la mort ? Comment pouvez-vous être si sûr d'être vivant à l'heure qu'il est ?
La mort n'existe pas. Surtout pas la mort. Le mot ne devrait pas exister car il désigne ce qui n'est pas.
Le menteur, quand il dit la vérité, tombe malade.
Jusqu'à la mort nous espérons toujours.
Chacun recèle en lui une forêt vierge, une étendue de neige où nul oiseau n'a laissé son empreinte.
Seul celui qui a franchi la lisière de la mort pourrait enseigner, seul il sait.
Le Roman est une Mort ; il fait de la vie un destin, du souvenir un acte utile...
Les gens ont encore plus peur de la mort que de la douleur. C'est étrange qu'ils craignent la mort. La vie fait bien plus mal que la mort. Au moment de la mort, la douleur est terminée.
L'homme qui s'attache à cueillir les plaisirs comme des fleurs, est saisi par la mort qui l'emportera comme un torrent débordé emporte un village endormi.
Quand on défie la mort on ne gagne qu'en perdant définitivement.
Quand on est né dans la capitale du monde, on en est prisonnier. C'est comme ça. Parce que c'est ce que tout le monde veut. C'est le désir dont il s'agit. On n'a plus de besoin. C'est comme le matin [...] ► Lire la suite
La mort ne m'impressionne pas, j'ai moi-même, en effet, l'intention bien arrêtée de mourir un jour.
En ce moment, je reçois beaucoup de prix : Méditerranée, trophée Marianne, d'autres que j'ai oubliés... Quand les hommages pleuvent, c'est que la mort est proche.
La mort de l'un est le pain de l'autre.
Dormir est une façon de mourir ou tout au moins de mourir à la réalité, mieux encore, c'est la mort de la réalité.
Un jour sans réponse, on croit à une stratégie. Deux jours sans réponse, on se vexe. Trois jours sans réponse, on tombe amoureux.