Quand on est né dans la capitale du monde, on en est prisonnier. C'est comme ça. Parce que c'est ce que tout le monde veut. C'est le désir dont il s'agit. On n'a plus de besoin. C'est comme le matin quand on se réveille, que la neige tombe déjà, il y a de la lumière entre les immeubles, là où le soleil passe. Mais à l'ombre, il fait déjà sombre. Ce n'est qu'une question de désir. Qu'est-ce que tu désires ? Parce que quand tu ne désires pas quelque chose, tu n'as rien. Tu es à la dérive. Tu es emporté puis enseveli sous la neige et les ombres. Et au printemps, à la fonte des neiges, personne ne se souviendra de l'endroit où ton corps gelé est enseveli. Et tu n'existeras plus. Nulle part.
J'ai toujours eu dans l'esprit, sans bien m'en rendre compte, une sorte de balance. Sur un plateau il y avait la douleur, la mort, sur l'autre la beauté de la vie. Le premier portait toujours un poids beaucoup plus lourd, [...] â–º Lire la suite