Dieu a fait tout de rien. Mais le rien perce.
Pauvres gens et misérables, peuples insensés, nations opiniâtres en votre mal et aveugles en votre bien, vous vous laissez enlever, sous vos propres yeux, le plus beau et le plus clair de votre revenu, piller vos champs, dévaster vos maisons [...] â–º Lire la suite
La vie n'est rien sans autrui.
Oeuvrer n'est rien ou si peu. Encore faut-il savoir causer de l'oeuvre.
L'immortalité, l'unité et la liberté sont en nous et y attendent notre découverte ; mais pour la joie de l'amour, Dieu en nous sera toujours la multitude.
Une vie, c'est 70, 80 sapins de Noël. Remarquez, quelquefois il suffit d'un platane.
Tenez votre âme en état de désirer toujours qu'il y ait un Dieu et vous n'en douterez jamais.
Si un sage subit volontiers des malheurs sans rien dire, un homme ordinaire doit parler de ses souffrances afin de pouvoir se faire passer pour un sage.
Pour créer la femme, Dieu s'est inspiré de la contrebasse : une petite tête sur un long cou, un encombrement maximal, elle ne vibre que lorsque vous lui frottez le ventre, et émet un son qui couvre tout.
Les malheureux qui n'ont rien de particulier à vivre, à aimer, à penser, ou à donner, n'ont plus qu'une dernière petite joie dans la vie : les vices des autres.
A qui doit mourir du choléra, Dieu dépêche le microbe du choléra, de même qu'il décerne le microbe du coup de pied dans le cul à celui qui doit recevoir un coup de pied dans le cul.
La possibilité que Dieu n'existe pas n'est pas encore un motif de croire aux hommes.
Qu'est-ce que la renommée ? L'avantage d'être connu par des gens dont vous ne savez rien vous-même et dont vous vous souciez aussi peu.
Croire en Dieu est le dernier luxe qui échappe encore à une taxe.
Il suffit de regarder une chose avec attention pour qu'elle devienne intéressante.
Si Dieu existe, à quoi sert-il ?
Il n'y a rien de plus facile à dire ni de plus difficile à faire que de lâcher prise
Je ne sais si la soumission est en marche, mais la peur est là et, malgré les crayons brandis, malgré les professions de foi martiales, il y aura de moins en moins de « Charlie » sur notre sol.
Au moral comme au physique rien n'est moins guérissable que les maladies du coeur.
Qui est le plus sage ? Celui qui accepte tout ou celui qui a décidé de ne rien accepter ? La résignation est-elle une sagesse ?
La bougie ne perd rien de sa lumière en la communiquant à une autre bougie.
Le mensonge ne conduit à rien de bon.
Seule la personne qui a foi en elle-même peut être fidèle aux autres.
Rien n'est possible sans les hommes rien n'est durable sans les institutions.
Qui n'a pas connu l'absence ne sait rien de l'amour.
Je suis soldat. Je n'ai pas peur des hommes. Je ne crains que Dieu. S'il faut mourir, je mourrai comme un soldat qui n'a rien à se reprocher.
Si Dieu existe, qu'il le prouve, et s'il n'existe pas, qu'il ait le courage de l'avouer...
La femme a été constituée par Dieu la garde-malade de l'homme. Son dévouement ne surmonte pas le dégoût : il l'ignore.
La joie véritable se suffit à elle-même.
Mieux vaut ne rien savoir que beaucoup savoir à moitié !
La peste, c'est le moment où le quadrillage d'une population se fait jusqu'à son point extrême, où rien des communications dangereuses, des communautés confuses, des contacts interdits ne peut plus se produire. Le moment de la peste, c'est celui du [...] â–º Lire la suite