Si la fortune est aveugle, le riche est sourd.
Rien n'est peut-être plus égoïste que le pardon.
Mais que sert le mérite où manque la fortune ?
On dit communément : "La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu'elle a" ; ce qui est très faux : elle donne précisément ce qu'on croit recevoir, puisqu'en ce genre c'est l'imagination qui fait le prix de ce qu'on reçoit.
Il n'y a rien de plus salutaire que la diversion, de plus tonifiant que le changement.
Le bonheur n'est pas fait pour les humains, selon toute apparence : s'il entre chez eux par une porte, ils s'empressent de le chasser par une autre porte.
La vie est une courtisane séduisante dont le coeur est aussi faux que son visage fardé. On peut s'en amuser, c'est une jolie maîtresse mais il faudrait être fou pour lui livrer son coeur.
Les yeux : les seuls points d'eau dans le désert de la viande.
Révolution : c'est retourner le sablier.
Le suicide n'alimente pas l'orgueil : c'est là son seul défaut.
L'histoire s'est toujours écrite dans le sang des hommes et des femmes prêts à le verser.
Le journalisme est le règne de l'éphémère et du volatil.
Le venin insidieux du passé se mêle au présent et l'empoisonne.
Il est de ces êtres qui ont le privilège de s'affirmer en se niant et de se retrouver en se reniant.
Chaque fois que je vois le nombre 1, j'ai envie de l'aider à s'échapper... Il a constamment à ses trousses, derrière, le zéro qui veut le rattraper et devant, toute la mafia des grands nombres qui le guettent.
Le plus grand bonheur ? Avoir tous les vices du monde, sans les reproches ni les remords qui les accompagnent.
Les femmes dont on sollicite les faveurs sont comme les énigmes dont on cherche le mot : dès qu'on les a devinées, on les oublie.
L'amour, le vrai, c'est le seul lien palapable entre l'homme et ce que nous nommons "Dieu".
Dans le monde, il y a trois sangsues : la punaise, la mouche et le brahmane.
Celui qui accepte les inconvénients de la vie politique, ses servitudes, ses responsabilités, ses salissures et parfois ses risques, le fait pour agir, pour imprimer sa marque aux événements, en un mot pour gouverner.
La conscience en réalité se trouve prise entre deux contradictions : ou le bien, sommé d'être bon à tout prix, se niera lui-même, ou le bien, plus soucieux de survivre sera provisoirement infidèle à soi.
On écrit pour en finir avec soi-même mais dans le désir d'être lu, pas moyen d'échapper à cette contradiction.
Faire le bien c'est ensemencer le champ du bonheur.
Il ne m'a manqué pour réussir dans le monde qu'une passion et un vice, l'ambition et l'hypocrisie.
Le bruit est une imposition sur la santé mentale, et nous vivons à une époque très bruyante.
Le maternalisme tant prôné n'a pour l'heure engendré ni matriarcat, ni égalité des sexes, mais plutôt une régression de la condition des femmes.
En définitive, le coût majeur de la société de consommation est le sentiment d'insécurité généralisé qu'elle engendre.
Lorsque les doigts préparent le beignet de haricot, ces doigts ne se frottent pas contre du sable.
Ne mens pas; tu as fait une erreur. Admets-le et passe à autre chose. Assure-toi seulement de ne plus faire la même erreur. Jamais.
Je ne peux pas défendre devant mes concitoyens de toutes opinions l'idée que le président de la République française serait élu dans une élection de laquelle les principaux candidats seraient exclus.
Tous les comités de miss sont aux femmes la liberté et le bonheur de leur plus belle expression : « Au nom de la beauté de toute femme ».
Si l'on est convaincu de l' urgence comme de l'évidence, de changer de voie, alors, et alors seulement, se dessinera une voie. Et une espérance. On ne peut rien faire sans espoir, en se cantonnant dans la mélancolie, le dépit ou la résignation.
Dans la nouvelle scène je suis le seul qui sort du lot. Je suis le seul écrivain potable depuis Victor Hugo.
Quand vous croyez en une chose, croyez-y tout le long du chemin, implicitement et incontestablement.
Il y a quelque chose d'incroyablement sexy sur le sable et la sueur et les dunes photographiées comme le dos des femmes.
Le jeune du coeur, c'est se taire.
Il y a deux baisers que je n'oublierai jamais, le premier et le dernier que tu m'as donné.
- Qu'est-ce que c'est, ta folerie ? - Un Winter-Winter 53 ! - Tu crains pas d'viser un peu haut ? - Un Winter-Winter bourré à craquer ! Et des branques tellement confiants qu'y z'ont supprimé l'système d'alarme ! - Ho-ho, d'la provocation !... Mais achtung, môme !... Le Winter-Winter, c'est du spécial !... Molybdène et titane !... L'alliage infernal !... La diablerie !
- La fondation Schwarzenegger ? - Oui, la fondation du président Schwarzenegger. Ce n'était pas un acteur quand vous... - Me dites pas qu'il a été président ? - Si. N'étant pas natif du pays il n'aurait pas dû l'être mais sa [...] ► Lire la suite
Dans nos mondes où la joie est devenue plus que triste, honteuse, je me donne le droit d'avoir l'air heureux, de refuser toutes les leçons de morale.
Le pétrole fait voyager loin mais rétrécit l'horizon
Le théâtre est l'érection du phallus universel. Au commencement était le théâtre et le théâtre était désir.
Le destin est joueur. Il nous met parfois dans la situation d'autrui, pour nous apprendre l'humilité.
Le malheur des gens qui ont beaucoup menti est que personne les croit lorsqu'ils disent la vérité.
Sauf la naissance, tout le reste peut s'acquérir par le talent, le savoir, l'intelligence, le génie.
Il n'y a pas d'amitié possible entre deux hommes politiques, au moins dans le même parti.
Les technocrates ne vont guère au-delà du présent. Ils manquent de vision pour apprécier le passé et d'imagination pour voir l'avenir.
Toute plaisanterie doit être courte, et même le sérieux devrait bien être court aussi.
Le mot, c'est le verbe, et le verbe, c'est Dieu.
Qui a le droit avec soi peut aller le front haut.