Ne meurt de faim que celui-là qui le veut bien.
J'étais entré au ministère aussi... Un autre univers. Qui me plaisait. Parce que, dans les ministères, le travail, je ne dis pas qu'il ne sert à rien, non, non, il sert mais au moins on ne voit pas à quoi. Ça rassure.
Jusqu'à présent, le nu avait toujours été représenté dans des poses qui supposent un public. Mais mes femmes sont des gens simples... Je les montre sans coquetterie, à l'état de bêtes qui se nettoient.
La criminalité avait pratiquement disparu. Elle était devenue inutile et impossible. Quand personne ne manque de rien, le vol est sans objet.
Mais le vent, c'est nous. Il recueille et se rappelle toutes nos voix et il les reproduit, il les fait parler, raconter, à travers les feuilles et les champs - j'ai entendu papa aussi clair que le jour.
Mes mots déséquilibrés sont le luxe de mon silence. J'écris par pirouettes acrobatiques et aériennes - j'écris à cause de mon profond vouloir parler. Quoique écrire ne me donne que la grande mesure du silence.
Une fois que vous pouvez vous exprimer, vous pouvez dire au monde ce que vous voulez. Tous les changements dans le monde, pour le bien ou pour le mal, ont d'abord été provoqués par des mots.
La chose la plus importante est de lire autant que vous le pouvez, comme je l'ai fait. Cela vous permettra de comprendre ce qui fait une bonne écriture et cela élargira votre vocabulaire.
J'ai dû travailler avec un de mes héros, Johnny Depp, et voir comment il va dans le monde des affaires, ce qui était vraiment inspirant pour moi à ce stade de ma carrière.
Je fais le pari d'Emmanuel Macron.
Vous chantez comme le mime Marceau, mais avec le son.
J'écris ce livre pour ne pas me figurer que j'en sais plus long, ne le croyant plus, que ceux qui le croient et que moi-même quand je le croyais. J'écris ce livre pour ne pas abonder dans mon sens.
Il y aura des films d'avant-garde le jour où on inventera l'argent d'avant-garde.
Le zéro, collier du néant.
Comment rira celui qui mourra le dernier ?
Le poids d'une charge dépend de celui qui la porte.
À celui qui en un certain sens a beaucoup d'intelligence, tout devient unique - Ses passions, sa position, ses événements, ses aspirations, bref, tout ce qui le touche devient absolu - se transforme en destin.
Oh tu sais, que t'as du boulot ou que t'en as pas, c'est du pareil au même quand t'as fini la journée et que t'es chez toi à regarder la télé, c'est le même programme pour tout le monde...
Le savoir n'est pas comme la monnaie, qui reste physiquement intacte même à travers les plus infâmes échanges : il est plutôt comme un habit superbe qui se râpe à l'usage et par l'ostentation.
On ne peut devenir un saint dans le confort et la mollesse. Je doute même qu'on puisse y rester un brave homme
Eh bien ? Parce qu'ils n'adorent pas l'or et l'argent au point de leur sacrifier corps et âme, est-ce une raison pour les traiter de bêtes ? N'est-ce pas plutôt le contraire ?
La nuit leur appartient.Mais quand ils se retrouvent le jourLeur ciel est toujours le mêmeC'est parce qu'ils n'ont presque rienQu'ils voudraient tout à la foisC'est le temps des n'importe quoiÂge tendre et tête de bois.
Je suis resté cinq ans à l'héroïne. A me regarder mourir. Cinq ans à me faire des trous dans le bras. Cinq ans à voler des petites cuillères. A faire bouillir le cheval avec l'eau des chiottes. A me chercher les veines comme un singe. Cinq ans !
le dragueur est le cousin germain du mendiant; il répond comme lui au principe de l'espérance statistique, il s'attache aux nombres, jamais aux personnes. il ne séduit pas, il harcèle, emporte la place à la fatigue.
Qu'ils le veuillent ou non, les réfractaires à l'entrecôte sont des asociaux qui s 'excluent des fêtes qui réjouissent le coeur des humains depuis des siècles. Ils cassent l'ambiance. Ils tapent la déprime. Ces grévistes du steak sont des pisse-froid qu'il vaut mieux éviter.
Nous admirons le beauté d'une plaine ou la grandeur d'une montagne, et quoique ni l'un ni l'autre ne nous offrent que ce que nous attendions avec certitude à y voir.
La peur est le fondement de la plupart des gouvernements.
Quand tout le monde obtient quelque chose pour rien, bientôt plus personne n'aura rien, parce que personne ne produira rien.
Le devoir que nous nous devons à nous-mêmes est plus grand que celui que nous devons aux autres.
La collision de tous les sentiments contradictoires qui l'agitaient avait produit la neutralité, et aucun d'eux n'était capable de lui communiquer le mouvement.
Il faut des coupables, des coupables à tout prix; alors on trouvre des gens qui ont le profil. Alors peut être qu'on a le profil des gens qui sont responsables de cette action, mais on n'y est pour rien.
Je pense que le style personnel commence de l'intérieur parce que c'est une philosophie et une attitude. Si vous êtes honnête et fidèle à vous-même, vous aurez le meilleur sens du style personnel.
À la mort de ma mère, j'avais totalement perdu confiance en moi. Je culpabilisais sans cesse. J'étais souvent repliée sur moi-même. J'avais tendance à vivre dans le regret, incapable de prendre des décisions de peur de me tromper.
Le parvis du Trocadéro me donne encore la chair de poule. J'y avais chanté en 1995 sous la direction de Seiji Ozawa lorsque, à l'occasion d'une visite à Paris de Nelson Mandela.
Je ne porte la voix de personne et je m'adresse à tout le monde.
- Je dois être capable de converser avec les aristocrates, les grands de ce monde, les dictateurs... - En ce qui concerne les dictateurs, je ne m'inquiète pas pour toi le courant va passer...
Tout homme se regarde comme le centre de toutes les combinaisons du globe.
Quand tu t'appelles Saïd ou Mohamed C'est le ciel en tôle ondulée pour toujours C'est la fenêtre sur la troisième cour C'est le cri des voisines plein les oreilles Et les heures de mauvais sommeil.
Ce qui existe, c'est l'éternité masculine et l'éternité féminine. La première est le jour, la seconde, la nuit.
Le genre humain vit grâce à quelques hommes.
Le mariage, un petit jeu de satiété.
L'imagination peint, l'esprit compare, le goût choisit, le talent exécute.
Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire.
L'on prouve que l'on a du caractère quand on parvient à vaincre le sien.
Les talons hauts ont été inventés par une femme qu'on embrassait toujours sur le front.
Les critiques que l'on nous adresse ne sont rien à côté de celles que nous nous faisons. C'est que nous créons dans le doute et qu'ils écrivent en toute certitude.
Vous mettez Loana et Steevy à la terrasse du Fouquet's, il y a une révolution. À la table d'à côté, vous mettez Michel Tournier et le professeur Charpak, il n'y aura personne.
Tous les hauberts en frémissaient. Les lances aux écus se heurtaient. Sonnait le bois, sonnait le fer et des écus et des hauberts.
Je réussirai peut-être à devenir le premier interprète français à chanter comme les noirs.
Le cerveau peut être considéré comme une glande.