L'écriture ne console pas du tourment, elle le déplace, l'approfondit ; l'écriture est vanité qui ne dit pas l'expérience de la perte et du désaisissement.
La vermine éphémère démange un instant et périt.
Aucun des deux n'avait la moindre connaissance des choses sexuelles, aussi ne firent-ils rien pendant leur nuit de noces sinon prier Dieu qu'il les conseille. Le résultat ne fut pas concluant.
La politique c'est éphémère mais une équation est éternelle.
Trop d'instruction équivaut à une incapacité totale à flatter la vanité des autres.
O vertu, science sublime des âmes simples, faut-il donc tant de peines et d'appareils pour te connaître ?
J'ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes et maintenant je donne ma sagesse et mon expérience aux animaux.
Je suis très carré. Je ne fais pas ça pour m'amuser. J'essaye de minimiser le danger, mais ce n'est pas une science exacte. Il faut quand même un peu de courage car le risque existe.
La fidélité, c'est une idée creuse, une vanité aveugle, comme si on tenait quelque chose, comme si on se croyait immortel, comme on l'était.
Je n'essaie pas de convaincre quelqu'un de quoi que ce soit. Je veux juste (le public) avoir une expérience qui les déplace.
La première connaissance de Dieu dans la vie est une connaissance amère et sucrée, engloutie avec les premiers aliments d'enfance.
Seule la descente dans l'enfer de la connaissance de soi peut ouvrir la voie à la piété.
La période de plus grand gain en connaissances et en expérience est la période la plus difficile de la vie.
Chaque expérience de beauté, si brève dans le temps tout en transcendant le temps, nous restitue chaque fois la fraîcheur du matin du monde.
La conception du paradis est au fond plus infernale que celle de l'enfer. L'hypothèse d'une félicité parfaite est plus désespérante que celle d'un tourment sans relâche, puisque nous sommes destinés à n'y jamais atteindre.
Le plaisir de l'existence ne survivrait pas à la science totale.
Le bien suprême de l'âme est la connaissance de Dieu ; et la vertu suprême de l'âme, c'est connaître Dieu.
Chacun des livres d'Aristote a détruit une partie de la science que la chrétienté avait accumulée tout au long des siècles.
L'abattage rituel tel qu'il est pratiqué en France à l'heure actuelle, qu'il soit juif ou musulman, est un archaïsme qui n'a plus sa place dans notre société. Si la République est laïque, une et indivisible, alors on ne peut tolérer que les droits minimum accordés aux animaux d'élevage soient bafoués au nom de croyances communautaires.
Une expérience mérite d'être vécue du moment qu'on peut la pousser jusqu'à ses dernières conséquences logiques et psychologiques.
L'orgueil se rapporte à l'opinion que nous avons de nous, la vanité à celle que nous voudrions que les autres aient de nous.
Le but de la science est de prévoir et non, comme on l'a dit souvent de comprendre.
La science est grossière, la vie est subtile, et c'est pour corriger cette distance que la littérature nous importe.
Le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion.
L'existence de Dieu implique l'abdication de la raison et de la justice humaine, elle est la négation de l'humaine liberté et aboutit nécessairement à un esclavage non seulement théorique mais pratique.
La foi, c'est la vanité de croire qu'on est la créature d'un dieu.
La connaissance du moment de la mort occasionnerait probablement une meilleure connaissance du moment de la vie...
L'influence de la vanité sur une cervelle fragile engendre toutes sortes de désastres.
L'eau, si on sait l'entendre, si on en apprend la langue, ouvrira toute la connaissance des êtres et des choses.
Lieu du texte, lieu pluriel et contradictoire, le théâtre reste un art fragile, minoritaire par nature, trop éphémère pour modifier en profondeur le tissu social. Néanmoins, l'art du théâtre est un art profondément moral.
Menteur. Personne qui pratique l'expression de la vérité avec une conscience assez lâche.