L'écriture ne console pas du tourment, elle le déplace, l'approfondit ; l'écriture est vanité qui ne dit pas l'expérience de la perte et du désaisissement.
La cinématographie est une écriture en mouvement avec des images et des sons. Si l'on tient à trouver une analogie, il faut chercher du côté de la musique et non du côté de la peinture car on aboutirait à la carte postale.
Il existe une loi politique et peut-être naturelle qui exige que deux voisins forts et proches, quelle que soit leur mutuelle amitié au début, finissent toujours par en venir à un désir d'extermination réciproque.
On parle peu quand la vanité ne fait pas parler.
Je ne suis pas pour les cadeaux luxueux dénués de sens, qui dénotent la vanité de celui qui offre mais ne prouvent pas qu'on a pensé à faire plaisir à celui qui les reçoit.
La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible.
La guerre est une affaire d'une importance vitale pour l'État.
La plupart des hommes jugent votre importance dans la vie par combien vous pouvez leur faire mal.
La paresse n'est, dans certains esprits, que le dégoût de la vie ; dans d'autres, c'en est le mépris.
L'existence même est un livre où tu inscris le moindre regard, la moindre fuite. Il faut apprendre à lire cette écriture du temps des choses.
C'est nous inspirer presque un désir de pécher, Que montrer tant de soins de nous en empêcher.
Les femmes sont toutes des sottes. Elles aiment provoquer le désir des hommes et le redoutent.
Quand on regarde Internet du point de vue des gens au pouvoir, ces vingt dernières années ont été terrifiantes. Ils ont vu débarquer Internet comme une maladie qui les prive de leur capacité à définir le réel, à définir le [...] ► Lire la suite
Un des aspects fondamentaux de la conscience du travail fut la conscience et le désir de ce qui est son contraire, à savoir le loisir.
Le désir ne naît pas seulement de la chimie des peaux ou des cellules mais de l'obsession de la répétition.
C'est la hantise et le désir de l'homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l'art.
Les grands hommes sont ceux dont les fautes ne comptent pas. Leur perte même les exhausse.
La maladie est le plus écouté des médecins : à la bonté, au savoir on ne fait que promettre ; on obéit à la souffrance.
Parfois l'amour et le désir dorment ensemble. Et ces nuits-là on voit la lune et le soleil.
La maladie ne se guérit point en prononçant le nom du médicament, mais en prenant le médicament.
Un désir auquel on se cramponne, un rêve auquel on croit très fort, est déjà une réalité.
On finit toujours par s'ennuyer quelque peu en villégiature. En une de ces heures où la paresse ne suffit plus et finit par peser sur l'esprit autant qu'un lourd travail.
La science est comme la maladie, une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant aussi.
L'amour ne meurt jamais de mort naturelle. Il meurt parce que nous ne savons pas comment revenir au fondement de cet amour. Il meurt de la cécité, des erreurs et des trahisons. Il meurt de maladie et de blessures. Il meurt d'ennui et de flétrissement.
Espoir. Désir et expectation roulés en un seul lot.
La présomption ? Une maladie sacrée. La vue ? Une tromperie.
Ce n'est pas par la satisfaction du désir que s'obtient la liberté, mais par la destruction du désir.
Il y a trois choses vraies : Dieu, la sottise humaine et le rire. Puisque les deux premières dépassent notre entendement, nous devons nous arranger au mieux avec la troisième.
Il est si rare qu'il n'y ait pas une partie apparente d'un désir ! Ce que vivent les coeurs des amants, leurs palpitations, leurs émois et leurs dévoiements, la chair en est aussi bavarde que retournée.
C'est le christianisme qui a causé la perte de Rome. Ce ne sont ni les Germains ni les Huns.
La connaissance est à la fois un désir et la découverte de ce qu'on a cherché.