La politique c'est éphémère mais une équation est éternelle.
La politique et la théologie sont les deux seules grandes questions.
Allons sagement et doucement : trébuche qui court vite.
La politique demande un lutteur, un batailleur, un homme qui triomphera. Rien de plus.
Il n'est pas difficile d'être un humoriste quand toute la classe politique travaille pour vous.
La politique est le seul métier qui se passe d'apprentissage, sans doute parce que les fautes en sont supportées par d'autres que par ceux qui les ont commises.
La politique ce n'est pas une science exacte, c'est une science humaine.
Le citoyen est le premier responsable de sa protection et de celle des autres.
Le génie et la nature ont conclu une alliance éternelle : ce que le premier promet, la seconde l'accomplit certainement.
Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour ?
Ma politique diplomatique ne consistera pas à aller s'agenouiller devant George Bush. C'est une chose l'alliance avec les Américains, c'est autre chose que l'alignement sur George Bush.
Si on ne se met pas en question, si on ne court pas une vraie aventure, au bout de laquelle on sera vainqueur ou vaincu avec le risque de se casser la gueule, alors ça n'a aucun intérêt.
Le despotisme soumet une nation à un seul tyran, la démocratie à plusieurs.
Rien ne peut se faire simplement chez les gens qui montent d'un étage social à l'autre.
J'ai une politique sur la peur: elle handicape l'âme, il faut donc la combattre.
L'amour de la démocratie est celui de l'égalité.
Les politiques eux-mêmes pensent comme nous de la politique ; ils sont les premiers à l'estimer ce qu'elle vaut ; c'est-à-dire à la mépriser.
Un politicien est une personne dont la politique ne recueille pas votre suffrage. Si vous êtes d'accord avec lui, c'est un homme d'état.
Le jour est court et l'ouvrage est long.
Tout désespoir en politique est une sottise absolue.
Si Jupiter foudroyait tous les pécheurs, il serait bientôt à court de foudre.
Les grandes idées ont besoin de silence, de douceur, elles ont besoin qu'on les mette en confiance : il y a un côté réfugié politique dans une bonne idée de roman.
Tout n'est pas politique, mais la politique s'intéresse à tout.
C'est par un manque de maîtrise de soi, de scepticisme et d'esprit critique que le tyran se distingue de l'homme politique normal.
Le jour tant soit il court vaut mieux que la nuitée.
Aujourd'hui, on se mêle de vouloir apporter la démocratie dans des pays qui n'en veulent pas.
Le pouvoir est une action, et le principe électif est la discussion. Il n'y a pas de politique possible avec la discussion en permanence.
L'histoire géologique nous montre que la vie n'est qu'un court épisode entre deux éternités de mort, et que, dans cet épisode même, la pensée consciente n'a duré et ne durera qu'un moment.
Ça, c'est le coup de théâtre démocratique : l'égalité est au départ, et non à la fin. C'est ce qui fait la différence entre la démocratie et l'égalitarisme : la démocratie suppose l'égalité au départ, l'égalitarisme la suppose à la fin.
Le service des grands ressemble à la mer. Plus on y est engagé, et plus on court de risque.
Et c'est encore la vie ! - Si la damnation est éternelle !