Le concept de roman total m'intéresse, le roman qui explique tout un monde.
L'important est de faire un monde différent, de faire un monde qui n'est pas maintenant. Un monde réel, un monde authentique, mais qui permet au mythe de vivre.
Ce qu'il y a de plus impressionnant chez l'homme, probablement la seule chose qui excuse sa folie ou sa brutalité, est le fait qu'il ait inventé le concept de ce qui n'existe pas.
Personne d'autre ne sait mieux que moi aujourd'hui qu'une catastrophe n'arrive pas qu'aux autres, Que la vie distribue ses drames sans regarder qui les mérite le plus.
Tout le monde baissait son froc devant l'église, c'était comme ça à l'époque. Aujourd'hui, tu m'diras les gens baissent leur froc mais pas devant les mêmes institutions, ça évolue quoi...
Je ne pense pas qu'on puisse retrouver dans aucun des textes que j'ai écrits, y compris les chansons d'amour, des choses qui me soient arrivées. Mais c'est quand même le monde où je suis, où je vis, où je pleure.
A quoi bon faire avancer le Monde si l'Humanité recule ?
L'originalité consiste à essayer de faire comme tout le monde sans y parvenir.
Le monde tout entier aspire à la liberté, et pourtant chaque créature est amoureuse de ses chaînes. Tel est le premier paradoxe et le noeud inextricable de notre nature.
Fatigué du monde que nous créent les femmes, voilà ce que je suis... Et je suis fatigué des amis aussi. Ce qu'il faut, c'est des sycophantes.
Instituons une nouvelle règle de vie à partir de ce soir : essaie toujours d'être un peu plus gentil qu'il ne t'est demandé.
L'écriture lui permettait de réinventer un monde meilleur. Réinventer le fracas de l'âme.
En fin de compte, la vie de père ne tient qu'à un fils !
Les femmes ont deux choix dans la vie : être sorcières ou chattes en chaleur.
Ma vie a été une série d'urgences.
Tout le monde parle de progrès, et personne ne sort de la routine.
Cherchons à nous accommoder à cette vie ; ce n'est point à cette vie à s'accommoder à nous.
Je deviens une véritable tombe lorsqu'on vient à me parler de ma vie privée. Je n'en lâche pas la moindre parcelle de poussière.
Au printemps de quoi rêvais-tu ?Vieux monde clos comme une orangeFaites que quelque chose changeEt l'on croisait des inconnusRiant aux anges, au printemps de quoi rêvais-tu ?
Celui qui ressent sa propre vie et celle des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu'il n'a aucune raison de vivre.
Partout est l'argent, partout est le monde ruiné par l'argent.
Dieu a créé un monde imparfait pour se divertir.
Je préfère la vie à la mort, exister à ne pas exister, car je ne suis pas sûr d'être une fois que je n'existerai plus.
Il n'y a de bonheur au monde que dans le sentiment de la force uni à celui de la puissance.
La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde.
La démocratie, qui semble être la règle du monde moderne, et qui n'en est que la punition.
La vie c'est une merde par jour, faut t'habituer à l'odeur.
Les livres présument que la pensée siège dans le cerveau, la vie prouve que l'homme pense avec ses autres viscères.
Qu'un auteur ait quelque chose à dire, et qu'il le dise sincèrement, ne suffit pas à justifier la naissance d'une oeuvre dramatique : ce qui la justifie, c'est que le public ait quelque chose à entendre.
- Dis moi que tu m'aimes. - Tu sais que je t'aime. - Non ! Dis-le comme si tu donnerais ta vie pour moi, comme si rien d'autre ne comptait, comme si tout au monde tournait autour de moi. Comme si t'y croyais espèce de merdeux !
Que de gens, avant le grand sommeil, traversent leur vie en somnambules.