On oublie, dans le classement des grands événements ayant marqué le millénaire, d'inclure la vogue des classements.
Quand un homme accomplit une bonne besogne, tout à fait hors de proportion avec son salaire, c'est sept fois sur neuf, qu'il y a une femme derrière le rideau de sa vertu.
Les femmes sont toutes des sottes. Elles aiment provoquer le désir des hommes et le redoutent.
Si un livre et une tête se heurtent et que cela sonne creux, le son provient-il toujours du livre ?
Le discours politique vole bas, mais il n'atterrit jamais.
N'essayez pas d'avoir le dernier mot. Vous pourriez l'avoir.
Le bonheur s'alimente volontiers de malentendus.
Ne pas avoir d'idées et savoir les exprimer : c'est ce qui fait le journaliste.
Les hommes meurent, tout le temps ; ils sont fatigants. Les livres ne meurent jamais.
Le genre humain, mauvais de sa nature, est devenu plus mauvais que la société. Chaque homme y porte les défauts : 1/ de l'humanité ; 2/ de l'individu ; 3/ de la classe dont il fait partie dans l'ordre social.
La vie, c'est un peu comme une pièce de théâtre, dont nous serions les acteurs... et les autres, le public. Mais à la fin, on ne vient pas saluer. On meurt sur scène comme Molière.
Plus le péril est grand, plus doux en est le fruit.
Il est presque impossible de porter le flambeau de la vérité à travers une foule sans roussir la barbe de quelqu'un.
Changement climatique, catastrophes écologiques, pression démographique: c'était le siècle de tous les dangers, disaient certains, qui allaient jusqu'à le qualifier de "goulet d'étranglement de l'humanité".
C'est le choix et la liberté qui distinguent l'être humain de l'animal. Tous les bons auteurs, Rousseau, Kant, Hegel, l'ont affirmé. La première liberté d'un individu, c'est de dire non !
L'émotion ne s'ajoute, ni ne s'initie : elle est le germe, et l'oeuvre est l'éclosion.
J'ai besoin de reconstituer l'histoire de notre amour pour en saisir tout le sens. C'est elle qui nous a permis de devenir qui nous sommes, l'un par l'autre et l'un pour l'autre. Je t'écris pour comprendre ce que j'ai vécu, ce que nous avons vécu ensemble
Je songeai que les silencieux perdent à quitter leur silence et que le prestige de mon père au sein de la famille tenait peut-être au crédit de son mutisme.
Les grands hommes sont des météores qui se consument pour éclairer le monde.
Pour l'Américain moyen, le message est clair. Le libéralisme n'est plus la réponse. C'est le problème.
Hitler voulait détruire la Russie - tout le monde doit se rappeler comment cela s'est terminé.
Le temps en réalité est multiple, discontinu, convergent, orienté vers l'action.
Chercher est le propre de tous, trouver n'est pas chose commune.
Dans notre société occidentale, le discours des économistes s'exprime désormais seul, comme s'exprime seul en Iran le discours des ayatollahs.
Ce sont les petites choses qui font de nous qui nous sommes dans le plus grand monde.
Une politesse qui n'est pas tempérée par le rituel est fastidieuse.
Lune de Noël gouverne le temps jusqu'à la Saint-Jean.
Vous ne vivrez jamais si vous recherchez le sens de la vie.
Aussi sûr que Dieu ait créé le noir et le blanc, ce qui se fait dans le noir sera mis en lumière.
Le faisceau d'énergie qu'un acteur utilise et qui sort de lui, il le dirige vers lui-même car il est lui-même l'outil de son travail.
Un opéra commence bien avant que le rideau ne se lève et se termine longtemps après sa chute. Ça commence dans mon imagination, ça devient ma vie et ça reste une partie de ma vie bien après mon départ de l'opéra.
Même le plus ignorant des hommes ne peut être assez stupide pour nier que tout homme naît naturellement libre.
Le rôle de la fiction est de créer des mondes imaginés, que les lecteurs aiment habiter et qui les poussent à penser leurs propres vies
Le génie et la nature ont conclu une alliance éternelle : ce que le premier promet, la seconde l'accomplit certainement.
Le nombre des saveurs est infini.
Il ne faut pas jeter le manche après la cognée.
C'est par son humeur qu'on plaît ou qu'on déplaît et par le fond de son caractère qu'on se fait aimer ou haïr.
Au commencement il y avait le Verbe et à la fin le bla-bla-bla.
Vous connaissez le dicton français : noblesse oblige. Eh bien, c'est toute la définition de la noblesse : elle oblige et ne fait pas autre chose.
Le meilleur préservatif, c'est la laideur.
Le macrocosme et le microcosme sont construits exactement sur le même modèle.
Suis le vieux boeuf, il sait où il va.
Le souvenir des peines passées est agréable.
Ce qui donne au romancier le sentiment de l'échec, c'est l'immensité de sa prétention.
C'est écrire qui est le véritable plaisir ; être lu n'est qu'un plaisir superficiel.
Le percepteur est un homme vraiment intraitable dans l'exercice de ses "ponctions".
Si de toutes les affections douces, de toutes les actions honnêtes et généreuses dont nous sommes fiers, l'on pouvait découvrir le premier et véritable germe, nous le trouverions presque toujours dans le coeur de notre mère.
Ecrire : il le faut absolument pour sortir de soi-même.
Le bonheur des méchants est un crime des dieux.
Etonnant de voir le peu de place qu'occupe l'amour chez les hommes. Trop douloureux comme sentiment, trop consumant. La plupart des humains ne l'ont pas connu ou se sont empressés de l'oublier.