Ne crayonnez pas dans les marges d'un livre les bêtises que l'auteur a oubliées dans le texte.
Le livre n'est pas. La lecture le crée, à travers des mots créés, comme le monde est lecture recommencée du monde par l'homme.
Du livre pourrait naître l'aspiration à détruire la mort à travers l'affranchissement de la peur.
Il faut trancher dans le vif comme le chirurgien, être assez froid vis-à-vis de son propre texte pour le corriger, supprimer, alléger.
Pour les innocents, le passé peut être une récompense ; mais pour les traîtres, ce n'est qu'une question de temps avant que le passé ne leur livre ce qu'ils méritent.
La poésie est la mathématique du langage et de l'existence, le roman en est la physique.
La culture est une victoire de l'ennui sur l'amour-propre.
Le fantasme aide à passer n'importe quel temps de veille ou d'insomnie ; c'est un petit roman de poche que l'on peut ouvrir partout sans que personne y voie rien.
La civilisation repose sur l'expression d'une valeur supérieure, la culture se résume à des coutumes et des comportements.
Plus elle se prête au changement, plus l'oeuvre classique est vitale.
L'homme n'a pas tellement d'imagination ; ce qui rend abondant le texte de la plupart des contrats, ce n'est, en général, que l'énumération des difficultés que chaque partie a rencontrées dans l'exécution des contrats précédents. On ne laisse au destin [...] â–º Lire la suite
Dans un monde bâti sur des sacro-saintes certitudes, le roman est mort.
Le Ciel cache à toutes les créatures le livre du destin, excepté la page nécessaire, celle de leur état présent.
Mon livre doit être écrit dans l'ivresse d'une émotion qui rende inutile l'exercice de la volonté. C'est le fruit d'une région de l'être ou l'émotion triomphe.
Le stade le plus élevé possible de la culture morale est celui où nous reconnaissons que nous devons contrôler nos pensées.
Le roman ce n'est jamais qu'une maquette d'après laquelle il nous est proposé d'imaginer la même chose grandeur nature.
Les hommes sont aussi jaloux sur le chapitre de l'esprit que les femmes sur celui de la beauté.
De même, un livre qu'on aime, c'est avant tout un livre dont on aime l'auteur, qu'on a envie de retrouver, avec lequel on a envie de passer ses journées.
La destruction d'un livre est l'intention délibérée de forcer une amnésie qui permettra le contrôle d'un individu ou d'une société.
C'est blesser un peuple au plus profond de lui-même que de l'atteindre dans sa culture et sa langue.
Tout a changé de réalité depuis. Les années qui ont suivi cet amour m'ont fait devenir un grand lecteur et j'ai compris vite, trop vite peut-être, la vérité d'une parole de Tagore : "que le rêve est une réalité aussi importante que la vie."
L'international est une aberration, car "inter" signifie "entre" et entre les nations il n'y a aucune culture commune.
La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
L'odeur d'un livre fraîchement imprimé est la meilleure odeur au monde.
Il est aussi facile de rêver un livre qu'il est difficile de le faire.
L'idée de créer une exception culturelle vient des pays dont la culture est en déclin, ceux qui ne connaissent pas ce problème n'ont rien à craindre.
Rien n'apaise un lecteur toujours tremblant d'effroi,Qui voit peindre en autrui ce qu'il remarque en soi.
Si vous êtes un livre ouvert, il n'y a aucune allure.
Je fais très bien trois choses : mon travail, mes bêtises et mes enfants.
Si vous lisez ceci, alors cet avertissement est pour vous. Chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde perdue dans votre vie. N'avez-vous rien d'autre à faire ? Votre vie est-elle si vide que, honnêtement, vous [...] â–º Lire la suite
Le classique se connaît à sa sincérité, le romantique à son insincérité laborieuse.