Le stade le plus élevé possible de la culture morale est celui où nous reconnaissons que nous devons contrôler nos pensées.
L'homme de l'organisation a perdu la capacité de désobéir, il n'est même pas conscient du fait qu'il obéit. Au point de l'histoire que nous avons atteint, notre capacité de douter, de critiquer et de désobéir est sans doute le seul moyen d'éviter la fin de la civilisation et d'assurer l'avenir de l'humanité.
Il y a du bonheur dans toute espèce de talent.
Si l'homme calculait son existence par le bonheur et comptait ses heures de joie pour des années de vie, dites ! Compterait-il jusqu'à soixante ?
J'ai longtemps transformé le bonheur en enfer.
Je ne vois pas comment un homme peut travailler aux frontières de la physique et écrire de la poésie en même temps. Elles sont dans l'opposition.
L'homme cultivé a son énergie dirigée en dedans, le civilisé en dehors.
L'amour, c'est une onde de bonheur en cours de matérialisation.
Quand on vit dans une énorme insécurité politique et économique, la question de l'identité est très importante. Et l'identité, la culture et l'art sont liés.
Merci aux absents, qui nous lèguent une quête philosophique et le bonheur de remplir le vide de l'existence à notre fantaisie.
Il est facile de dire qu'on est heureux et gênant d'avouer qu'on ne l'est pas. Peut-être parce qu'au fond, l'homme est fait pour le bonheur et que les malheurs viennent de lui-même.
La religion est pour ceux qui ont peur d'aller en enfer. La spiritualité est pour ceux qui y sont déjà allés.
Il y a les peuples grands par le nombre de leurs habitants comme les Chinois, les peuples grands par les moyens techniques de leur armée comme les Américains, les peuples grands par leur culture et leur histoire comme les Français.
Qu'heureux seraient les hommes des champs s'ils connaissaient leur bonheur !
La connaissance humanise l'humanité et la raison tend à la douceur ; mais les préjugés éradiquent toute disposition tendre.
Le bonheur consiste sans doute à jongler efficacement avec les multiples réalités qui nous atteignent.
Nous avons la malchance de ne pas posséder la bonne religion. Pourquoi n'avons nous pas la religion des Japonais, pour qui se sacrifier à sa patrie est le bien suprême ? La religion musulmane aussi serait bien plus appropriée que ce christianisme, avec sa tolérance amollissante.
La jeunesse est une religion dont il faut toujours finir par se convertir.
Le bonheur ? Le mot le plus répandu et pourtant le plus indéfinissable.
La religion est le seul pouvoir devant lequel on peut se courber sans s'avilir.
Si le bonheur était dans les délectations du corps, nous dirions que les boeufs sont "heureux", lorsqu'ils trouvent du bon fourrage à manger.
Il n'y a pas de vrai bonheur dans l'égoïsme.
La culture c'est ce qui fait l'humain.
La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste.
Le bonheur est tributaire du passé, car il ne se mesure qu'en fonction de ce que l'être humain a vécu.
On dirait qu'au milieu des merveilles de la civilisation moderne la personnalité humaine a une tendance à se dissoudre.
Il paraît qu'on n'a pas toujours, ici-bas, le bonheur qu'on mérite, mais celui qui nous ressemble.
Le progrès d'une civilisation tend essentiellement à limiter la vie privée des gens.
Le bonheur c'est pas grand chose, c'est juste du chagrin qui se repose.
On se contente d'une vie sans bonheur par ce qu'on a peur du changement.
Malgré les apparences, le génie de la civilisation moderne est un génie simplificateur.