La bonté est de tous les vices celui qu'on pardonne le moins.
Le public est gouverné comme il raisonne. Son droit est de dire des sottises comme celui des ministres est d'en faire.
Le temps n'est qu'une machine qui broie dans ses rouages l'amour, jusqu'à ce qu'il ne forme plus qu'un tas de poussière, que l'on balaie sous les tapis de la mémoire.
Le succès flatteur est de conquérir et non de conserver.
Le meilleur coup de dés, c'est de les laisser dans le cornet.
Le génie est une habitude que prennent certains.
La nature connaît mieux son affaire que le hasard.
Si nous y réfléchissions, nous élèverions sans cesse nos regards vers le ciel, notre véritable patrie. Mais nous nous laissons emporter çà et là par le monde et nous ne songeons pas à l'unique chose qui devrait nous occuper.
C'est utile, une révolution. Ça met des freins au gouvernement, ça le force à agir, à pencher d'un certain côté. Mais pas plus. L'état demeure.
Le renoncement est admirable, encore faut-il connaître ce à quoi on renonce.
Il faut courber le rameau quand il est jeune.
Le passé ne sera jamais pire que l'avenir.
Les citations sont les pilotis de l'écrivain fantôme : sans elles, il s'enfoncerait doucement dans le néant.
Quand on chasse le crotale, généralement on ne le trouve pas... et il n'est pas rare qu'il ait mordu avant qu'on l'ait vu.
Ce qui compte dans l'homme, c'est le moulin à vent.
Les pauvres ont un penchant à donner à de plus pauvres qu'eux... Quand on vit au jour le jour, ce n'est pas changer son état que de se démunir... Donner quand on possède, voilà qui est difficile.
C'est pas le tout d'avoir des bagages, encore faut-il savoir où les poser.
Quand vous délibérez, prenez dans le passé des exemples pour l'avenir : ce qui est déjà connu vous fera juger de ce que vous ne connaissez pas encore.
Si nous n'avions jamais été séparés dans le temps et dans l'espace de ceux avec qui nous avons éprouvé le plaisir d'être ensemble, nous ne saurions pas ce qu'est aimer. Aimer est ce mouvement du coeur vers l'image de l'absent pour soulager en soi la souffrance de son absence.
Je reviens te chercherJe savais que tu m'attendaisJe savais que l'on ne pourraitSe passer l'un de l'autre longtempsJe reviens te chercherBen tu vois, j'ai pas trop changéEt je vois que de ton côtéTu as bien traversé le temps.
Pour distinguer le bien et le mal, les Parias même n'ont pas besoin de livres.
A une tête blanche, il manque souvent le bon sens.
Mais la couleur de la peau d'un nègre le rend facilement reconnaissable, le rend suspect, le transforme en cible sans défense.
Pourquoi ne pas fouetter le professeur lorsque l'élève se comporte mal ?
Certaines personnes n'aiment pas le changement, mais il faut adopter le changement si la seule alternative est la catastrophe.
Parce que le pouvoir corrompt, les exigences de la société en matière d'autorité morale et de caractère augmentent à mesure que l'importance de la position augmente.
Moi, le climat, ça m'intéresse pas. Ce qui compte, c'est la vie !
Un gentleman est quelqu'un qui sait jouer du banjo et qui ne le sait pas.
Dès le moment où nous sortons du ventre de notre mère, nous devenons toutes et tous des émigrés.
Je ne suis évidemment pas l'homme le plus beau du monde - je suis le deuxième homme le plus beau du monde !
Lorsqu'un acteur vient à moi et veut discuter de son personnage, je dis: "C'est dans le scénario". S'il dit: "Mais quelle est ma motivation?", Je dis: "Votre salaire".
Il y a beaucoup de gens qui sont dans l'addition des colères et l'addition des blocages, ça ne fait pas un projet pour le pays.
Je pense que c'est un grand honneur de gagner un Oscar, mais je pense que si vous visez à être récompensé dans votre vie, vous n'irez nulle part. Je pense que la plus grande récompense est le travail lui-même et ce que vous en retirez et les liens que vous établissez avec d'autres personnes.
Le mariage est cette grande folie, et je pense que si les gens savaient cela, ils le prendraient peut-être plus au sérieux.
Ou vous effacez ou vous êtes le seul à être effacé.
Je n'ai pas de fortune, pas de châteaux, ma subsistance dépend uniquement d'un vieil homme lunatique et absurde. Je ne peux encore vous offrir le mariage, mais je vous supplie d'entendre ce que j'éprouve : Jane, je suis à vous. Oui ! [...] ► Lire la suite
Le passé n'est jamais tout à fait révolu quand il a duré ; c'est le présent qui parfois se dissipe sous nos yeux, faute de prises.
L'amour au masculin est singulier. Au féminin, pluriel. J'aurais volontiers pensé le contraire.
Afin de se maintenir, l'économie est en permanence obligée de créer et de répandre davantage de technologie. C'est comme si l'enfant à naître dévorait sa mère dans le ventre de celle-ci.
Le jour où vos chiffres sortiront au loto, ce sera la seule fois où vous ne les aurez pas joués.
Le pessimiste pense que toutes les femmes sont des garces. L'optimiste l'espère bien.
A peine a-t-on publié un livre, on n'a qu'un souci : l'effacer, le faire oublier par le suivant. Une carrière d'écrivain est une succession d'amendes honorables.
Le fisc est assurément le plus grand des guérisseurs. Il pratique largement "l'imposition" des deux mains.
C'est la pensée toute vivante qui dicte le style immortel. Dès qu'elle a trouvé ce qu'elle cherche, elle n'est plus.
Un ouvrage n'a une véritable unité que quand on ne peut en rien ôter sans couper dans le vif.
Saisir l'à-propos est, en toutes choses, le plus grand mérite.
Humidité et sécheresse sont les deux mamelles du paysan. Une fois sur deux il se plaint soit de l'un soit de l'autre. De par sa naissance même, le paysan est classé zone sinistrée.
C'est horrible de se rendre compte que vous n'apprenez à vivre que lorsque vous êtes sur le point de mourir.
Auprès des politiciens, les finesses de l'étiquette, les subtilités de la diplomatie comptent moins que le succès.
Le plaisir, ce n'est pas la vie. Comme c'est vide, quand l'amour n'est pas là à qui servir de cadre.