Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.
Le bonheur est comme les palais des îles enchantées dont les dragons gardent les portes. Il faut combattre pour le conquérir...
J'ai, depuis longtemps, appris que le malheur ne parvient pas toujours à rendre malheureux. Je me demande aujourd'hui si le bonheur suffit pour rendre heureux.
La roue ignore qu'elle fait le paon, celui-ci ignorant qu'il fait la roue.
La taille directe est la vraie route de la sculpture mais ça n'est pas le bon chemin pour ceux qui ne savent pas marcher.
Si franc qu'on le suppose, le rire cache une arrière-pensée d'entente, je dirais presque de complicité, avec d'autres rieurs, réels ou imaginaires.
L'essentiel est de lire beaucoup. N'importe quoi. Ce qu'on a envie de lire. Le tri se fait après. Et même la mauvaise littérature est nourricière.
J'ai compris avec toi que le plaisir n'est pas quelque chose qu'on prend ou qu'on donne. Il est manière de se donner et d'appeler le don de soi de l'autre. Nous nous sommes donnés l'un à l'autre entièrement.
Au lieu d'avoir peur du défi et de l'échec, ayez peur d'éviter le défi et de ne rien faire.
La chose la plus importante dans la vie est d'arrêter de dire "je souhaite" et de commencer à dire "je le ferai". Ne considérez rien d'impossible, puis traitez les possibilités comme des probabilités.
Qui veut respirer le rosier devra respirer le fumier.
L'opposition de la poésie et des grands événements de notre temps, c'est peut-être le combat de la graine et du tonnerre.
Plutôt que de vous soucier de savoir si vous êtes connu ou non, efforcez-vous de le mériter.
Si le destin souhaite votre rencontre, vous vous retrouverez. Fussiez-vous séparés par des milliers de lieues. Mais si le destin s'oppose à la rencontre, vous aurez beau être là, face à face, vous resterez étrangers l'un à l'autre.
Tout le monde mérite de croire qu'il est beau.
Je ne vis pas avec le père de ma fille.
Ou vous effacez ou vous êtes le seul à être effacé.
Ecoute Ted le futur c'est effrayant mais on ne peut pas se réfugier dans le passé uniquement parce qu'il est familier, oui c'est vrai c'est tentant, mais ce serait une erreur.
- Ton prix inclut les baffles ? - Pas question d'inclure les baffles, pas question d'inclure l'ampli et il n'est pas non plus inclus dans le prix que tu me gonfles avec tes questions à la con. Tu la veux, tu [...] ► Lire la suite
La réalité, c'est maintenant, là, tout de suite et elle est pas belle à voir alors bouge toi le cul !
La parole est le rempart contre la bestialité.
L'esprit ne connaît pas l'heure du destin ni le sort à venir.
Tu ne peux pas retenir ce jour, mais tu peux ne pas le perdre.
Je ne suis chez moi que partout ; et toujours le désir m'en chasse.
Bien choisir son moment et se taire, serait-ce le seul moyen d'avoir être et habitat.
Un arbitre est chargé de couper la poire en deux au moyen du fil à couper le beurre.
Le profit est bénédiction quand il n'est pas volé.
La liberté est un mot qui fait le tour du monde et n'en est jamais revenu.
Des millions d'êtres humains rêvent d'une vie éternelle et s'il pleut le dimanche après-midi, ils ne savent pas quoi faire.
Ce qu'on donne aux méchants, toujours on le regrette.
La modération trouve encore à glaner dans le champ du bonheur, lorsque les favoris de la fortune semblent avoir tout moissonné.
L'anthropophagie, qui a connu une certaine vague en Afrique noire au cours des siècles, est en très nette régression. Pourtant le procédé, outre son intérêt gastronomique, évitait tous les frais de funérailles et de sépulture.
Le livre d'une vie est d'autant plus noir que les pages en sont blanches.
Ce ne sont pas les plus grandes injures qui entraînent le pire ressentiment.
Branle-bas de nuit pour les rats, dans la ferme où le chat est jeune.
La vie d'un peintre, c'est à rebours qu'elle se déroule : le peintre naît vieux.
A-t-on bien vu que, lorsque le destin s'en mêle, il va comme le vent et jonche la route avec les coeurs - nos pauvres coeurs humains ? Ainsi se font les feuilles mortes.
Le seul mérite des bagnoles américaines, c'est qu'on peut transporter des cadavres dans leur coffre sans avoir à en replier les jambes.
Mais l'amour... ben l'amour ça ressemble à de l'eau, ça n'a aucune consistance et ça vous fuit entre les doigts, au moment où l'on s'y attend le moins.
Il n'y a qu'un secret pour conserver le bonheur, c'est de le renier, c'est de le méconnaître ; il se plaît quelquefois à rester chez les ingrats.
Se pencher sur le sommeil a de quoi émerveiller. Se pencher sur les lits a de quoi vous faire peur.
Le suprême triomphe de la raison est de jeter le doute sur sa propre validité.
Le temps perçu est forcément du passé, ce qui revient à dire que le présent a un arrière-goût de souvenir et que l'avenir projeté n'est qu'un futur souvenir, donc un passé à venir !
Le langage de l'art du théâtre est un langage de proximité. A la mesure de l'homme.
C'était fou, le pouvoir d'une légende, quand on se donnait la peine d'y croire.
Je me vante d'avoir grandi, mûri, vieilli dans la familiarité du vin ; à le tutoyer dès l'enfance, on perd l'esprit d'intempérance et de gloutonnerie ; on acquiert, on forme son goût personnel.
Le comble de la célébrité, c'est de donner naissance à un adjectif. En employant "hugolien", "moliéresque" ou "brechtien", la postérité rend hommage à des écrivains et leur applique une petite couche d'immortalité.
Il ne nous est pas donné de nous substituer à autrui. De le rencontrer parfois, seulement, à la faveur d'une coïncidence fragile...
A quoi arrive-t-on, si l'on arrive : pour le peu de temps qu'on y passera.
L'école est le grand média de la République.