Quoiqu'on en dise, le seul enjeu cannois, c'est le cinéma
Une grande sélection c'est grâce aux films, mais une mauvaise sélection, c'est de la faute du sélectionneur.
Beaucoup plus profond, plus fondamental, est le besoin d'être unique pour être vraiment.
Le poète est cet être très vieux et très neuf, très complexe et très simple qui aux confins vécus du rêve et du réel, du jour et de la nuit, entre absence et présence, cherche et reçoit dans le déclenchement soudain des cataclysmes intérieurs le mot de passe de la connivence et de la puissance.
Une mort manquée a sur le moment un charme unique : celui de nous égaler à l'erreur et aussi de nous précéder dans un passé qui n'a pas été le nôtre.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi.
Il n'y a plus de solitude là où est la poésie.
Le cynisme de l'extrême solitude est un calvaire qu'atténue l'insolence.
Mieux vaut un bon petit froid sec qu'une mauvaise petite pluie fine.
On traverse seul les coups vaches de la vie. Le réconfort de l'entourage n'est qu'une simple caresse sur la superficie, mais le chagrin, la rage sont chevillés en nous, aussi profonds qu'inaccessibles aux autres.