Le fondement de tout État est l'éducation de sa jeunesse.
La littérature est un grand mot, souvent utilisé avec emphase ; alors que c'est avant tout un rendez-vous qui nourrit chacun de nous.
S'il n'y avait dans le monde que l'inébranlable, l'impérissable, l'inaltérable bourgeoisie, la littérature ne trouverait pas de matière. Le romancier ne peint jamais un ordre qu'en train de se déranger.
En restaurant les olympiades, je n'ai pas regardé près de moi, mais très loin. j'ai voulu rendre au monde moderne, de façon durable, une institution antique dont le principe lui redevenait salutaire.
Journal : institution incapable de faire une différence entre un accident de bicyclette et l'effondrement de la civilisation.
La vieillesse apporte une lucidité dont la jeunesse est bien incapable et une sérénité bien préférable à la passion.
La jeunesse grandit dans un domaine qui n'est qu'à elle, où ni l'ardeur du ciel, ni la pluie, ni les vents ne viennent l'émouvoir.
A long terme la littérature exerce sur l'homme un effet libérateur et cela par la force même de son expression propre : la forme, le style.
Seul est sociable, vivable, pacifique, celui qui est conscient de ne dire que l'apparence et non l'être. Là est le fondement du respect des autres.
La Littérature ne commence que devant l'innommable, face à la perception d'un ailleurs étranger au langage même qui le cherche.
La jeunesse est une belle chose, une force puissante - aussi longtemps qu'on n'y pense pas.
La jeunesse tisse ses mythes généreusement.
La philosophie donne l'impression de s'occuper seulement de la vérité, mais peut-être ne dit-elle que des fantaisies, et la littérature donne l'impression de s'occuper seulement de fantaisies mais peut-être dit-elle la vérité.
La littérature est, profondément, un art conceptuel ; c'est même, à proprement parler, le seul.
Comme dit un cadre du Parti communiste après une élection : Ça me laisse sans voix !
Le meilleur programme anti-pauvreté est une éducation de classe mondiale.
L'ordre social ne vient pas de la nature ; il est fondé sur des conventions.
Notre religion n'a point eu de plus assuré fondement humain que le mépris de la vie.
Les peines de jeunesse sont comme les orages de printemps : de courte durée et vite dissipées.
Les plus beaux rêves de jeunesse s'envolent aussitôt faits et, surtout, il n'est pas nécessaire d'accomplir tous ses rêves pour être heureux dans la vie.
Avoir une éducation est inestimable.
Un fait social se reconnaît au pouvoir de coercition externe qu'il exerce ou est susceptible d'exercer sur les individus.
L'amour dont la vertu n'est point le fondement se détruit de soi-même, et passe en un moment.
Faites que la beauté reste, que la jeunesse demeure, que le coeur ne se puisse lasser et vous reproduirez le ciel.
Cela fait partie de la beauté de toute littérature : vous découvrez que vos désirs sont des désirs universels, que vous n'êtes pas seul et différent des autres. Vous en êtes.
Le progrès social consiste à ne rien laisser à ceux qui font presque tout, pour donner tout à ceux qui ne font presque rien.
Les société trop confiantes dans la littérature ont un rapport perturbé à la vérité ; les sociétés qui ne sont construites que sur l'alcool ont un rapport extrêmement perturbé à la vérité et à la littérature.
Maîtriser la fécondité, ce fut pour les hommes, instaurer le social en échangeant des femmes. Ainsi la différence des sexes apparaît-elle comme une norme essentielle.
Une disposition intensivée à l'alcool parmi les chercheurs en littérature entraîne également une plus grande sociabilité.
Le nivellement total à la communiste n'est pas très réjouissant. J'ai connu Roland Barthes, j'ai l'impression que c'était autre chose que Badiou...
J'adore votre pays, la Russie, ses hommes, son histoire, ses écrivains. Mon père était un communiste à l'époque, il écoutait Radio Moscou ! C'est aussi cela ma culture