La Littérature est comme le phosphore : elle brille le plus au moment où elle tente de mourir.
Si on ne sait pas vivre, comment peut-on savoir mourir ?
La littérature bouleverse des vies quand on rencontre le livre qui donne envie de lire.
Vient un moment où les relations avec un être sont si entremêlées qu'on ne peut distinguer l'amour du devoir.
- Mon père est mort ! - Mort pour de vrai ? - Pour de vrai... Qu'est ce que je vais faire ? Un enterrement ça va pas bien avec un mariage. - Tu as raison, il n'a qu'à mourir dans trois jours. - Comment ça dans trois jours ? Mais mon père est mort ce matin !
C'est toujours avec angoisse que j'anticipe le retour de la nuit, le moment de la grande rencontre avec moi-même, le moment d'ajouter un autre zéro au total du passé, le moment de me rapproche de tout un pas de la frontière au-delà de laquelle il n'y a plus rien, même plus de futur.
Il y a toujours une raison de vivre pour laquelle on meurt à petit feu. C'est même le seul but logique dans le monde que de mourir pour ce qu'on a vécu. C'est ça, le mérite des hommes.
Oui, l'amour est "extase", mais extase non pas dans le sens d'un moment d'ivresse, mais extase comme chemin, comme exode permanent allant du je enfermé sur lui-même vers sa libération dans le don de soi, et précisément ainsi vers la découverte de soi-même, plus encore vers la découverte de Dieu.
Le théâtre sert à créer une dialectique, pour que les gens réfléchissent à leur vie, à son sens : pourquoi est-on là et à quoi cela sert-il ?
Jean d'Ormesson réussit ce qui est le plus difficile et le plus exigeant en littérature : être à la fois simple et profond.
Je veux bien vieillir en vous aimant, mais non mourir sans vous le dire.
Certaines périodes de mon existence, en particulier au moment de l'enfance et de l'adolescence, n'ont pas été très agréables à vivre et restent comme des cicatrices.
La paix est ce bref moment glorieux de l'histoire où tout le monde se tient debout pour recharger.
L'expérience enseigne qu'aux moment redoutables de sa vie l'homme se la sauve qu'en la risquant.
Mieux vaut vivre accidentellement que de mourir sans savoir pourquoi !
- J'ai une question. Réponds-y, et on revient aux regards meurtriers et aux étincelles. Réponds-y bien, et j'oublierais les derniers 145 ans où tu m'as manqué. J'oublierais combien je t'aimais. J'oublierais tout et on pourra recommencer. Ça peut être notre [...] ► Lire la suite
Qu'est-ce que la danse sinon du théâtre fabriqué à partir d'une musique ?
Depuis que je suis enfant, j'aime aller à l'opéra, au théâtre et au ballet.
La mort est un monstre qui chasse du grand théâtre un spectateur attentif, avant qu'une pièce qui l'intéresse infiniment finisse.
La majeure partie de la vie c'est un enfer. C'est échec et perte. Les gens vous déçoivent. Les rêves ne fonctionnent pas. Les coeurs se brisent. Des journalistes innocents meurent. Et les meilleurs moments de la vie, quand tout est [...] ► Lire la suite
Le théâtre a charge de représenter les mouvements de l'âme, de l'esprit, du monde, de l'histoire.
Il est facile de jouer de n'importe quel instrument de musique: il suffit d'appuyer sur la bonne touche au bon moment pour que l'instrument joue tout seul.
L'effet du théâtre consiste en impressions, et non en enseignements.
Rien ne s'arrange tout seul. Et mourir n'arrange rien.
A la différence du soleil, l'homme se montre surtout ardent au moment de se coucher.
Le moment donné par le hasard vaut mieux que le moment choisi.
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
L'amour est comme une blessure à la tête. Ça donne le vertige, on croit qu'on va mourir mais on finit par guérir... en principe.
Je suis ému de l'honneur que vous m'avez fait en me décernant ce prix Nobel de Littérature.
L'un de nous va mourir ici, donc peu importe ce que nous nous disons. Personne ne peut plus vraiment être gêné.
Le théâtre est pour chacun le reflet de sa propre fragilité.