La paralysie est le commencement de la sagesse.
Nous vivons dans un monde où des activités de plus en plus nombreuses et pressantes concurrencent toujours plus durement celle qui consiste à se préoccuper de la poésie, que ce soit dans les livres ou dans le rapport à soi.
Il faut avoir de grosses illusions bien grasses : on a moins de peine à les nourrir.
Expliquer les événements à reculons. Nous sommes les singes de l'avenir.
On ne connaît, de chaque littérature étrangère, que ses rapports avec la politique.
Créer n'est pas le but de tout homme, certains s'occupent de recréer, comme moi !
Etre arrivé au cinéma de grande distraction est, pour moi, un plaisir.
On ne voit pas l'utilité de faire tomber les feuilles des arbres pour faire repousser les mêmes quelques mois plus tard.
Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.
Quand on demande de croire sur parole, on est déjà, qu'on le veuille ou non, qu'on le sache ou non, dans l'ordre de ce qui est seulement croyable. Il s'agit toujours de ce qui est offert à la foi, appelant [...] ► Lire la suite
Elle retrousserait la grosse mère, parfaitement, devant tout le monde. Elle la fesserait, lui arracherait la tignasse, la marquerait aux joues de la croix-des-vaches.
La richesse est un épais matelas, elle amortit les chutes, permet de se relever.
Je n'ai pas changé, je suis passé de l'univers de l'enfance à celui des hommes avec les mêmes règles, la même curiosité.
Le poète est passé : le ruisseau qui hésite, devient fleuve royal ; il n'a plus de repos ni de limites : il ressemble au cheval.
Le moteur qui reçoit et accepte tous les coups de pilon finit par se trouer un jour.
Le bien est de plomb ; le mal est de plume.
Si vous voulez, comme moi, construire une société dans laquelle les individus coopèrent généreusement et sans égoïsme pour réaliser le bien commun, vous ne pouvez attendre beaucoup d'aide de la nature.
Il n'y a de vrai, décidément, que la médecine, peut-être aussi la politique, la finance et le sacerdoce que je n'ai pas encore essayés.
Il existe deux façons d'augmenter votre patrimoine. Augmentez vos moyens ou diminuez vos désirs. Le mieux est de faire les deux en même temps.
J'ai bien plus profité de la vie en disant oui qu'en disant non.
Nous réaffirmons que des jours comme celui-ci, il n'y a ni républicains ni démocrates. Nous sommes des Américains, unis dans le souci de nos concitoyens.
J'adore cette époque viking, mais c'est aussi un peuple fataliste et cela a dicté leur intrépidité au combat et leur approche de la vie.
La chance sourira à la personne qui a des aspirations et de l'esprit. Une telle personne est sûre d'avoir de bons amis.
En réalité, je n'ai jamais joué, j'ai vécu. Et j'ai tout de suite compris que j'allais tomber amoureux de ce métier.
Dans une épidémie que par définition on ne connaît pas : il ne peut y avoir qu'une seule stratégie, celle de la protection maximum.
La plus grande douleur de ma vie, c'est que je ne pourrais jamais me voir en live sur scène.
Le problème avec les gens qui n'ont pas de vices, c'est qu'en général on peut être sûr qu'ils vont avoir des vertus plutôt ennuyeuses.
Il n'y a pas de modèle, il n'y a que de la couleur.
Le cadeau de mon enfance était le rire, pouvoir trouver l'humour.
Je n'ai jamais voulu ressembler à des modèles sur la couverture des magazines. Je représente la majorité des femmes et je suis très fiere de cela.
- J'peux te revendre une ou deux boites de Ritalin sur tu veux. - Non merci. J'évite les médocs. - T'as parfaitement raison. J'ai connu une fille qui a eu une sorte de crise de folie, elle avait avalé plein [...] ► Lire la suite
Tous les gens qui s'inquiètent pour les autres ne devraient pas. Ils feraient mieux de s'inquiéter pour eux-mêmes.
Nous percevons toujours ce qui est nouveau chaussé de nos lunettes du passé et notre vue s'y déforme.
La veillesse, c'est l'hiver pour les ignorants et le temps de la moisson pour les sages.
Chaque fois que nous entendrons dire : de deux choses l'une, empressons-nous de penser que, de deux choses, c'est vraisemblablement une troisième.
Quand des schémas sont brisés, de nouveaux mondes peuvent émerger.
Parmi d'autres exercices de l'esprit, le plus utile est l'histoire.
L'eucharistie n'est pas un dessert pour enfants sages, c'est une relation de combat.
Esclave de corps, d'esprit libre.
Nous vivons dans un temps, où, si quelques-uns trouvent les galères à moitié chemin du pouvoir et de la fortune, il en est d'autres qui trouvent la fortune et le pouvoir à moitié chemin des galères.
Le péché n'est pas ce qu'en font les moralistes. L'état de péché c'est d'être distant de Dieu.
Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
Ce qu'un homme a de plus indécent à montrer : ses rêves.
L'humilité, cet a priori de la mésestime de soi.
Rassemble les hommes du monde entier au creux de ton amour.
L'on croit se libérer (et de quoi ?) en écrivant et à écrire, on s'emprisonne. L'on crée des personnages qui nous enchaînent et l'on a peur de revivre leur destinée.
Les imbéciles ne pensent qu'à partager leurs merveilles avec la multitude, ce qui est le plus sûr moyen de perdre son butin, et surtout de le voir se muer en une chose vulgaire.
Les prolétaires sont des candidats bourgeois qui se gorgent de vaudeville.
L'homme est peuplé de nuages qui le connaissent depuis l'enfance.
Il n'y a aucune raison de respecter la littérature, elle existe pour que les hommes en jouissent, elle n'est pas au-dessus d'eux.